mardi 30 novembre 2010
UBUNTU
Ubuntu
(prononciation [ubuntu], c'est-à-dire « ou-boun-tou » en prononciation française) est un système d’exploitation libre fondé sur Debian (une distribution Linux) et commandité par la société Canonical.
La version par défaut utilisant le bureau GNOME s’est enrichie de nombreuses variantes, notamment Kubuntu qui utilise le bureau KDE.Sommaire
Présentation
Ubuntu est une distribution GNU/Linux basée sur Debian, et qui se veut conviviale et ergonomique. Elle est constituée de logiciels libres4, disponible gratuitement y compris pour les entreprises, et une nouvelle version mise à jour est disponible tous les six mois. Initialement conçu pour les ordinateurs de bureau (fixe et portable), Ubuntu se destine aussi à des utilisations plus variées et spécifiques, avec :
Ubuntu Netbook Edition, une version légère optimisée pour les netbook ;
Ubuntu Server Edition, une version pour serveur.
Ubuntu se décline en de nombreuses variantes, dont les reconnues par Canonical, mais non officielles sont :
Edubuntu, variante spécialement conçue pour le monde de l'éducation ;
Kubuntu qui est la variante utilisant le bureau KDE ;
Xubuntu (prononcer « Zoubountou »), variante destinée à des ordinateurs de configuration modeste, utilisant le bureau Xfce ;
Mythbuntu, qui est une variante destinée à l'enregistrement vidéo et au multimédia ;
Ubuntu Studio, qui est une variante destinée à la création multimédia
dimanche 28 novembre 2010
Le format natif d'Impress est l'OpenDocument (appelé aussi ODF), qui est un format ouvert, il est l'objet d'une norme ISO. Son extension de nom de fichier est odp.
Impress est en outre capable de travailler avec les formats d'autres suites bureautique, parmi lesquelles :
PowerPoint ;
première version d'OpenOffice.org ;
StarDraw ;
StarImpress.
Il peut également exporter un document en pdf ou en flash.
Impress est en outre capable de travailler avec les formats d'autres suites bureautique, parmi lesquelles :
PowerPoint ;
première version d'OpenOffice.org ;
StarDraw ;
StarImpress.
Il peut également exporter un document en pdf ou en flash.
http://download.services.openoffice.org/files/localized/fr/3.2.1/OOo_3.2.1_Win_x86_install-wJRE_fr.exe
vendredi 26 novembre 2010
OUJDA
Oujda
Aller à : Navigation, rechercher Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2010).
Si vous connaissez le thème traité, merci d'indiquer les passages à sourcer avec {{Référence souhaitée}} ou, mieux, incluez les références utiles en les liant aux notes de bas de page. (Modifier l'article)
Oujda
وجدة
Administration
Pays Maroc
Région l'Oriental
Maire Omar Hejira (PI) (2009)
Code postal 60000
Géographie
Coordonnées 34° 41′ 12″ Nord
1° 54′ 41″ Ouest
Altitude 450 m
Superficie 60 000 ha = 600 km2
Démographie
Population 1 000 000 hab. (2009)
Densité 4 000 hab./km²
Divers
Divers ville millénaire, Capitale du Raï marocain
Localisation
Oujda
La mosqué principale et la mairie
Oujda, en arabe : وجدة) est une ville marocaine située au nord-est du royaume du Maroc à 60 km de la côte méditerranéenne, elle est la capitale administrative de la région de l'Oriental. Bordée au nord par les monts des Béni-Snassen, à l'est par l'Algérie. Sa proximité avec Melilla et l'Algérie lui permet de jouer le rôle de carrefour entre l'Afrique du Nord et l'Europe. La ville se situe à 100km de Nador et 115km de Melilla. La métropole de l'est marocain compte plus de 600 000 habitants1.Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Préhistoire et Antiquité
1.2 Conquête arabo-musulmane et fondation
1.3 Dynastie des Almoravides & Almohades
1.4 Dynasties Zianide, Mérinide et Saadiens
1.5 Période ottomane et protectorat français du Maroc
1.6 Dynastie Alaouite
2 Géographie
2.1 Climat
2.2 Population
3 Monuments
3.1 La Médina
3.2 Ville coloniale
3.3 Monuments divers
4 Économie
4.1 Secteur primaire
4.2 Secteur secondaire
4.3 Secteur tertiaire
4.4 Transports et infrastructure
4.5 Divers
5 Traditions et folklore
5.1 Fêtes
5.2 Folklore
5.3 Proverbes oujdis
5.4 Le dialecte oujdi
5.5 Légendes populaires
6 Culture
6.1 Éducation
6.2 Cinéma
6.3 Musique
6.3.1 El gharanati
6.3.2 Alaoui
6.3.3 Rai
6.3.4 Reggada
7 Sport
8 Gastronomie d'Oujda
8.1 Petit déjeuner
8.2 Entrées
8.3 Plats principaux
8.4 Desserts
8.5 Plats populaires
9 L’artisanat d'Oujda
9.1 Habillement
10 Divers
10.1 Surnoms
10.2 Œuvres sur Oujda
10.3 Personnalités
10.4 Villes jumelées
10.5 Galerie d'images
11 Voir aussi
11.1 Articles connexes
12 Notes et références
Histoire [modifier]
Préhistoire et Antiquité [modifier]
Mauretania & Numidia
Jugurtha
On trouve des restes de l'activité humaine des temps primitifs dans les grottes des environs d'Oujda : silex, pointes, etc. Des spécimens de l’industrie de l’âge de la pierre ont été recueillis autour d’Oujda, vers Sidi Yahya, quelques silex taillés, dont un joli grattoir, à Aïn Serrak, des nucléus, lames, pointes et grattoirs, à Sidi Moussa, sur l’Isly, des grattoirs, lames, pointes et disques en quartzite. L’industrie de la pierre polie, qui coïncide avec le début des temps géologiques actuels, a également laissé quelques traces dans la région. Vers les jardins de Sedd et au confluent de l’oued Nachef avec l’oued Isly, on observe des foyers du néolithique ancien. Sur le plateau du Djorf El Akhdar, on a retrouvé une moitié de hache polie de forme dérivée de la hache en boudin. Autour d'Oujda et de Taourirt subsistent des tumulus amazighs de formes variées, caractérisés par la pauvreté du mobilier : restes d'os humains, perles, pendeloques de cuir, fers de lance, etc. Un dolmen a été découvert en 1884 par Charles Vilain dans les Ayt Iznassen2
Selon les historiens, Oujda serait Lanigare, mentionnée par Ptolémée, ou de Stabulum regis située à l'ouest de Nigrensis (Tafna). Avant l'arrivée des Romains, les populations établies à l’Est du fleuve de Moulouya sont unies sous le royaume des Massaesyles. Dans cet état riche en hommes et en produits du sol, la culture des céréales et l’élevage du bétail sont développés. D’après l’historien romain Salluste le fleuve Mulucca actuellement moulouya, séparait le royaume de Jugurtha, roi de Numidie, de celui de Bocchus, roi de Maurétanie.le "castellum de Melwiya" serait le Jbel Mahsseur situé à 20 km au sud d’Oujda. Quelques traditions locales actuelles maintiennent un souvenir de Rome. Il y des fractions de la tribu de Ayt Iznassen qui se nomme al Bakia se prétendent descendants des conquérants romains.
Les persécutions antisémites des Wisigoths et de Justinien réorientent beaucoup de juifs dans la région. À partir du IIe siècle, le judaïsme, se répand dans la région. Des clans judaïsants et semi-nomades, s'établissent dans la région. Le souvenir d'une grande époque juive dans la région se lit dans la légende de Sidi Yahya Ben Younès et l'histoire de Debdou.
Dans l'antiquité tardive, la cuvette d'Oujda est peuplée de nombreux villages. Selon l'historien Abou Hamid El Ghazali, ils auraient été habités par des chrétiens, sous le règne d'un roi appelé El Ablak El Fortas (l'albinos teigneux).
Conquête arabo-musulmane et fondation [modifier]
En 682, la conquête arabe entreprise par Oqba Ibn Nafi Al Fihri sous le règne des Omeyades de Damas, est parachevée vers 705 par Musa ben Nusayr.
La Medina d'Oujda est fondée par Ziri Ibn Attia, Chef berbère de la tribu des Maghrouas originaires des Aurès3, région montagneuse de l'Est Algérien. Oujda a en effet été fondée vers 994 au centre de la plaine des Angads. Investi par les Khalifes Omeyyades de Cordoue du commandement des deux Maghreb, Ziri Ben Attia (chef des Maghraoua,décide de s’installer au centre du pays qu’il va administrer, Il résout donc de créer une capitale à proximité de la source de Sidi Yahia, et de montagnes pouvant éventuellement lui servir de refuge. La cité demeure pendant 80 ans le siège de la dynastie des Maghraoua. Petit à petit Oujda a pris de l'importance grâce à son statut de ville relais sur deux grandes voies commerciales : la voie nord-sud de la mer à Sidjilmassa et ouest-est et la voie Ouest-est de Fès à l'orient. La situation stratégique d'Oujda l'a exposée à plusieurs invasions destructrices durant son histoire.
Dynastie des Almoravides & Almohades [modifier]
Youssef Ibn Tachfin s’empare de Oujda en 1081.
Vers 1208, Oujda passe au pouvoir des Almohades qui y élèvent une nouvelle fortification.
Dynasties Zianide, Mérinide et Saadiens [modifier]
Jamaa Lkbir, la plus ancienne mosquée de la ville
Au fil de l'histoire des dynasties qui se succèdent en Occident musulman, Oujda finit par assumer une fonction stratégique importante. Durant quelques décennies Oujda a fait partie du royaume Zianide. Moulouya marquait la frontière entre les royaumes Zianide et Mérinide4. A cause de la rivalité entre ces deux puissances, Oujda a été détruite en 1272 par le sultan Abou Yaacoub Elmarini. Son fils Abou Yaacoub Youssef entreprend la reconstruction de la ville.
Période ottomane et protectorat français du Maroc [modifier]
1790-1797 : Oujda fut occupée par les Ottomans. Elle est rattachée alors à la Régence d'Alger et fait partie du Beylicat d'Oran. Oued Moulouya constituait la frontière entre le Royaume du Maroc et l'État d'Alger.
A partir du XIXe siècle, Oujda fut harcelée par la présence française en Algérie, ce qui aboutit à la bataille d’Isly (1844) et à l’occupation de la ville en 1907, cinq ans avant la mise en place du protectorat.
Dynastie Alaouite [modifier]
En 1692, le sultanMoulay Ismaïl, en chassa les Turcs qui ont établi leur hégémonie sur l'Algérie. Il procède ensuite à la restauration et l'organisation de la ville et sa région.
Oujda tombe de nouveau sous la domination turque et leur sera reprise par le sultan alaouite Mohammmed III sans que les Ottomans ne s'y opposent.
Géographie [modifier]
La situation géographique privilégiée fait de Oujda un carrefour entre le Maroc et l'Europe et également l'Algérie. Oujda, chef-lieu de la préfecture d'Oujda-Angad est la capitale de la région de l'Oriental. La Wilaya d'Oujda compte cinq provinces : Oujda-Angad, Berkane, Taourirt, Jérada et Nador. Elle s'étend sur une superficie de 20 700 km² (3/4 de la surface de la Belgique) à l'extrême nord-est du Maroc.
Climat [modifier]
La ville d’Oujda jouit d’un climat méditerranéen avec un hiver doux à froid et pluvieux et un été chaud. Les précipitations sont irrégulières et la neige peut tomber en hiver.Les précipitations sont comprises entre 350 et 500 mm par an. Les températures moyennes annuelles varient entre 15°C et 20°C. Celles maximales peuvent dépasser 40°C tandis que les températures minimales absolues s'abaissent parfois en dessous de 0°C. Toutefois, les températures sont toujours douces sur la côte méditerranéenne. 5
Population [modifier]
La ville de Oujda compte plus de 1.000.000 habitants (2009). L'accroissement annuel de la population est de 2,4 % par an environ. Il existe une importante diaspora Oujdi, notamment en France et en Belgique. La majorité des Oujdis sont issus de la tribune Ahl-Angad et M'haya originaire de la péninsule arabe venus pendant la conquète islamique du nord de l'afrique, tout comme les tribunes de Banou Hilal et Banou Al hassan installées en Algerie et un peu au centre du Maroc.
Article détaillé : Quartiers de la ville d'Oujda.
Monuments [modifier]
La médina d'Oujda atteigne une superficie de vingt-cinq hectares, abritant plusieurs monuments de valeur historique indéniable, était entourée d’une ceinture de jardins plantés d’oliviers, ceinture épaisse de mille mètres en certains endroits. Chaque jardin était clos d’un mur en pisé de 1,80 m à 2 mètres de haut percé de nombreux trous. Ces jardins constituaient donc un système de défense appréciable, qu’on avait renforcé dans les années 1880 par la construction de murailles en pisé de six à sept mètres de hauteur, formant une enceinte continue percée de deux portes diamétralement opposées, et doublée d’un fossé large et profond creusé pour construire le mur. La Médina comprenait neuf quartiers correspondant aux différentes fractions de la population Oujdie : Achegfane – Ahl Oujda – Oulad Amrane – Ahl El Jamel – Oulad El Gadi – Oulad Aïssa – le Mellah – le quartier des marchés (commerçants et artisans) et le quartier de la kasbah (bureaux du makhzen).
La Médina [modifier]
Ancienne tour de contrôle
Bab Al Gharbi (la porte de l'Ouest)
Murailles de la Medina
Les portes de la Médina
Près de la porte Bab Sidi Abdelouahab, on trouve un souk hebdomadaire "marché" se tenant chaque jeudi sur une place à l'extérieur des murailles de la médina, cinq fondouk ou hôtels, trois mosquées (Djamaâ El Kebir, Djamaâ Heddada, Djamaa Sidi Okba), une medersa ou collège, trois synagogues. Dans les jardins, irrigués par des seguias, alimentés par les sources de Sidi Yahia Benyounes, les gens d’Oujda font des cultures maraîchères.
Bab Sidi Abdelouahab
Située à l'ouest, c'est une porte ogivale encadrée de deux bastions au-dessus de laquelle le Makhzen faisait accrocher les têtes coupées des rebelles d’où son nom de « porte des têtes ».
Bab El Khemis fut démolie en juin 1920.
Située au nord de la Médina.
Bab Oulad Amran
C'est la porte qui donne sur la rue de Marrakech.
Bab Gharbi
Les murailles de la Médina
La Kasbah
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Dar Al Makhzen
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Dar Al Bacha
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École Sidi Ziane
C'est une école qui fut le premier établissement scolaire moderne au Maroc. L'école vient de fêter en 2007 son premier centenaire.
Ville coloniale [modifier]
Monuments divers [modifier]
Mosquée au niveau de l'avenue principale
Dar Sebti
Entrée du Parc
Église d'Oujda
Dar Sebti : l'un des palais les plus fabuleux de la ville. Construit en 1938 par un grand commerçant de la ville, il fut restauré et rénové. Il a une double fonction : c'est le siège du Centre d'Études et de Recherches sur la Musique Gharnati, et le lieu d'activités culturelles et de festivités diverses (fêtes de noces, expositions, réceptions…). En face de ce palais, s'étend le parc Lalla Meriem aménagé pour la détente et abritant un musée. Ce parc est également le siège du Syndicat d'Initiative et du Tourisme de l'Oriental.
Bibliothèque Charif Al Idrissi, Oujda
La bibliothèque Charif Al Idrissi, créée en 1956 faisait partie du petit réseau de bibliothèques publiques modernes du siècle dernier. L’emplacement de l’actuelle bibliothèque se trouve dans une belle demeure mauresque qui appartenait au pacha de la ville d’Oujda. Actuellement elle fait l’objet de salles de lecture et une bibliothèque spécialisée multilingue.
Économie [modifier]
La position géographique privilégiée d'Oujda constitue un atout pour sa prospérité et son progrès, la ville a une vocation commerciale et tertiaire excellente.
Secteur primaire [modifier]
Colaimo est une coopérative laitière présente dans la région orientale.
Secteur secondaire [modifier]
La ville est dotée d’un tissu industriel embryonnaire :
Zone industrielle (boulevard Mohamed V) avec une superficie de quarante-huit hectares plus sept hectares d'extension et avec cent-quarante-quatre lots industriels.
Zone industrielle Al Boustane II avec une superficie de cent hectares, quatre-vingt-un lots industriels et cent-quarante-sept lots dans la zone d'activité économique.
Les locaux professionnels : soixante-cinq lots avec différentes superficies (vingt de moins de 40 m² ; vingt de moins de 80 m² ; quinze de moins de 160 m² et dix de moins de 240 m²), où se sont implantées de nombreuses usines (matériaux de construction avec la cimenterie du groupe suisse Holcim, conserveries, minoterie, laiterie, unités de conditionnement, produits chimiques…).
Secteur tertiaire [modifier]
Pôle tertiaire, il renferme un équipement commercial grossiste, un appareil administratif étoffé (chef lieu de wilaya de région, délégations régionales de ministères) et des services rares, en particulier des professions libérales : architectes, médecins spécialistes, notaires, experts-comptables, avocats, bureaux d'études etc. Dans la nouvelle médina, les commerces d’articles (souk El Fellah) et de Melilla (souk Melilla ou Mlilia) attirent la clientèle locale ainsi que les visiteurs.
Le nombre élevé d’agences bancaires, plus d’une trentaine est lié à la fonction de refuge des capitaux des Marocains résidents à l'étranger (MRE) originaires de la ville et de sa région.
Agences postales : 16
Bureaux de distribution : 13
Guichets Annexes : 5
Commerce
Logistique
Finance
Assurance
Tourisme
La capitale de l'Oriental, chef lieu d'une région, disposant d'un certain nombre d'atouts naturels, et favorable pour le développement du tourisme, se caractérise par la plage de Saïdia longue de quatorze kilomètres de sable fin et doré. La montagne de Béni-Snassen présente un beau paysage naturel qui forme la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau, grottes, etc...
À six kilomètres d'Oujda, l'oasis de Sidi Yahya offre un site particulièrement agréable. Ce site qui englobe un souk les vendredis matin. Oasis de verdure, la capitale du Maroc Oriental située à 450 m d'altitude offre la variété de sa végétation, palmiers, eucalyptus, mimosas, lilas, un enchantement pour les sens. La ville moderne, coquette et riante possède de belles et larges avenues qu'agrémentent les parterres de fleurs et des bassins. Quant à la médina, impressionnante par son aspect, elle demeure strictement traditionnelle. Le visiteur attentif est appelé donc à suivre, à l'aller, l'itinéraire suivant : Bab El Gherbi, Kasbah, 3 fontaines, Grande mosquée Bab Sidi Abdelouahab, Rempart Dar Essebti, Parc Lalla Aïcha, Oasis Sidi Yahya Ben Younes, et au retour : Dar Lamhalla, Avenue des Riads, Place El Attarines, Souk El Maa, Derb El Mazouzi. Son attention sera retenue aussi par son Kissariat où le tapis et les étoffes chatoyantes, objets de cuir brodé et de cuivre ciselé artistement, l'émerveilleront.
Aujourd'hui la région est appelée à jouer un rôle important grâce au tourisme notamment avec la création du grand pôle touristique à Saidia plage (57 km au nord d'Oujda), le dédoublement de la voie Oujda Saidia, le lancement des travaux de l'autoroute Oujda Fès ( qui sera prête en 2010), l'extension prévue de l'aéroport d'Oujda-Angad (ajout d'une piste et création d'un pôle arrivée et d'un pôle départ), la construction d'hôtels, la mise à niveau des voies et boulevards de la ville, l'aménagement de la médina, etc.
Saïdia, la perle bleue, est un grand espace touristique aux portes de l'Europe, située à 60 km au nord de la ville d’Oujda, Saïdia est l’une des plus belles stations balnéaires du nord marocain.
Disposant d’une belle plage de sable fin de 14 km, elle bénéficie d’une image appréciable au niveau national et international.
Cette image est rehaussée par les équipements qu’offre la ville en matière touristique et par l’essor qu’ont connu les festivités aussi bien artistiques, culturelles que sportives.
Un festival de la musique gharnatie et des arts populaires y est organisé en juillet et août de chaque année.
Dans le cadre du plan Azur que le gouvernement marocain a mis en place pour développer l'activité touristique du pays sous l'appellation « vision 2010 », un appel d'offre international a été lancé par le gouvernement du Maroc auquel ont pris part treize sociétés et qui a été remporté par le groupe FADESA, un des principaux groupes immobiliers d'Espagne, qui s'est fixé comme objectif de faire de Saïdia une référence pour le tourisme international sur la Méditerranée.
Pas très loin de la médina, s'étend le parc Lalla Aïcha sur une superficie de deux hectares environ. Créé en 1935, il constitue un lieu de détente pour les habitants d'Oujda. Il offre une belle aire de loisirs avec ses piscines, ses terrains de sports, ses clubs de tennis et d'équitation.
L'oasis de Sidi Yahya se situe à six kilomètres seulement du centre ville d'Oujda. C’est un lieu de rencontre de plusieurs ethnies et diverses religions. Il abrite le mausolée du saint homme patron de la ville "Sidi Yahya Benyounes" ainsi que les tombes de plusieurs saints.
Tafoughalt, station d’altitude des Béni-Snassen. Ce petit centre se situe au cœur de la chaîne des Beni Snassen, à 18 km au sud-ouest de Berkane (à 60 km nord d'Oujda). Initialement connu sous l’appellation d’Ain Tafoughalt, sur un site de roches calcaires riche en résurgences, Tafoughalt occupe une position stratégique, à une altitude d’environ 850 mètres, sur un col méridien long de dix kilomètres.
Sidi Mâafa, une petite forêt, véritable poumon de la ville, située à quatre kilomètres de la ville, où l'on peut profiter d'une belle promenade et escalader le jbel Alhamra. Le lieu offre une belle vue panoramique sur la ville et ses alentours. Des travaux concernant l'amélioration des voies et chemins de cette forêt ont commencé fin 2006. Le 7 avril 2007, ce parc a été inauguré au grand plaisir des sportifs qui l'utilisent, des étudiants des diverses écoles avoisinantes et de la population Oujdie qui y trouve tranquillité et espaces verts.
Tgafaït, située à 25 km au sud-ouest de la ville minière de Jérada, ce petit village mérite déjà le nom d'oasis grâce à la verdure de ses beaux jardins contrastant avec la steppe des alentours. Les cascades, les gorges et les sources de l'oued Za, principal affluent de la Melwiya, offrent un charme particulier au visiteur.
Transports et infrastructure [modifier]
Transport ferroviaire Oujda est reliée par chemin de fer vers l'est à l'Algérie (la ligne est actuellement fermée depuis 1994), à l'ouest à Fès, Rabat, Casablanca, etc., et au sud à Bouarfa.
Transport routier
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Il existe des taxis rouges pour circuler à Oujda et des bus sont à la disposition des oujdi. Des bus de couleur blanche sont disponibles pour des plus longs trajets (ex: la ligne Oujda Saidia).
Il existe aussi de grands taxis blancs (Mercedes) appelés Lagrima qui permettent de quitter la ville pour toute autre destination du pays, mais certains taxis blancs effectuent des va-et-vient sur un seul et même trajet : pour deux dirhams cinquante le voyage, il vous prend d'un quartier et vous dépose en centre-ville, chaque quartier possède sa station de taxis "directs" qui mènent tous à un point précis, le centre, et ramènent à un autre point précis, le quartier d'où ils sont partis au départ. Ces taxis ne démarrent pas tant qu'ils ne sont pas complets : quatre passagers à l'arrière et deux passagers à l'avant qui se partagent le siège passager. À noter que la ville sera bientôt desservie par une autoroute de 321 km qui reliera Fès à Oujda ; elle sera livrée en juin 2011.
Transport aérien La ville possède un aéroport international certifié ISO 9001/2000 (2007) Aéroport International Oujda - Angads situé au nord, à 10 km de la ville qui relie Oujda à plusieurs villes du Maroc et d'Europe occidentale. Cet aéroport sera agrandi par un nouveau terminal qui va accueillir jusqu'à deux millions de passagers annuellement et il sera opérationnel en 2010.
Transport urbain La ville possède plusieurs lignes de bus (Chark Bus & Nour Bus) reliant tous les points de la ville ainsi que quelques villages aux alentours, ainsi que des taxis de couleur rouge.
Divers [modifier]
La Technopole d'Oujda dont la construction commence en décembre 2010 et dont la première tranche sera livrée début 2013 (voir article "Technopole d'Oujda"), est un grand projet qui s'inscrit dans le cadre de la déclinaison régionale du plan 'Émergence' Med-Est prévoyant un parc industriel pour les PME/PMI, un CleanTech réservé aux énergies renouvelables, un Offshore Park et finalement un Retail Park pour le activités commerciales.
Le Oujda Urba Pôle est le futur centre résidentiel, de shopping et d'affaires qui va métamorphoser le centre ville d'Oujda. Ce projet d'envergure est prévu sur quatre phases qui abriteront une nouvelle gare adossée à un grand mall, des quartiers résidentiels haut standing, deux ponts sur la rive du Oued Nachef, deux hôtels 5 et 4 étoiles ainsi que d'autres équipements prévus pour un coût total de 2,5 Milliards de dirhams (soit à peu près 221 millions d'euros).
Traditions et folklore [modifier]
La ville de Oujda est l'une des villes du Maroc où les traditions sont les plus ancrées du fait de son histoire et de sa population conservatrice mais ouverte à d'autres cultures.
Fêtes [modifier]
Ennaîr :
Charmante tradition que celle d'Ennaîr. C'est une célébration qui relève du calendrier julien puisque Ennaîr serait l'équivalent du Ianuarius romain (janvier). En milieu rural, les agriculteurs ne manquent jamais de célébrer Ennaîr dans la nuit du 13 au 14 janvier. À cette occasion, les femmes préparent pour le dîner une r'fissa à la dinde ou au poulet beldi. Plusieurs coutumes se rattachent à cette célébration. Ainsi, à Oujda, le chef de famille se rend au souk, il achète un couffin neuf (gouffa) et s'approvisionne en fruits secs (amandes, dattes, figues sèches) généralement à Bab Sidi Abdelwahab où toute une rangée adossée à la muraille est spécialisée dans la vente des fruits secs. Le soir d'Ennaîr la maîtresse de maison confectionne un pain pour chaque membre de la famille ; elle introduit en son centre, un œuf avant de le mettre au four. Le dîner se compose de barkoukech, variété de couscous aux gros grains dans lequel la grand-mère (ou une grande personne) introduit un noyau de datte. Celui qui le trouve aura de la chance tout au long de l'année. Ensuite elle distribue à tous les membres de la famille des petits sacs en tissus, sorte de bourses (ceux-ci ont déjà servi les années passées avec quelquefois les noms de chaque membre de la famille écrits dessus) ; tous les fruits secs, et parfois des friandises, sont versés dans une grande bassine en terre ou en aluminium, on mélange le tout et à l'aide d'un bol, la maîtresse de maison commence le partage et chacun tend son sac. La dégustation de ces fruits secs dure plusieurs jours.
Lors de cette fête, il est de coutume d'acheter de nouveaux accessoires, de nouvelles assiettes de nouveaux couverts, de nouveaux habits pour tous les membres de la famille ; c'est le commencement d'une année, donc "tout" est neuf.
Thara :
C'est la fête de la circoncision ou khatan des jeunes enfants, généralement entre la naissance et trois ans et demi. L'enfant porte une qachaba ou 3baya, genre de soutane blanche ; le "Hajjam", à l'époque "chirurgien" de circonstance (de nos jours la circoncision se fait par un chirurgien à l'hôpital), exécute la circoncision de l'enfant à qui on donne un œuf dur à la main, symbole de fertilité. La douleur est vite atténuée par les youyous des femmes, l'enfant est alors mis dans une chambre où il reçoit la visite de tous les proches. Des cadeaux sont alors donnés à l'enfant pour… oublier.
Arsse :
Mariage qui dure quatre jours selon la tradition. Il y a le "dfou3", la famille du mari envoie des cadeaux à la mariée ainsi que des moutons et toutes les fournitures qui serviront à la préparation du repas de fête. Ensuite il y a "lhenna" (jour de henné) où la mariée est prise en main par les jeunes filles de sa famille pour un entretien complet : après-midi au hammam ; passage chez la coiffeuse, l'esthéticienne... Le soir pendant l'arrivée des invités, elle se fait tatouer les mains de fins tatouages au hénné ; lors de cette soirée, elle porte une robe blanche brodée au fil vert ou bien une robe en velours noir, bleu ou rouge brodée de fil doré. Lors de la troisième soirée, le jour du 3arss, le marié vient accompagné de sa famille, ils partagent du lait et des dattes. La mariée doit défiler avec sept robes traditionnelles conçues spécialement pour cet évènement. À la fin de cette soirée, le marié emporte sa femme avec lui à la maison, ils forment désormais un couple. Le dernier jour correspond au "hzam", déjeuner organisé et apporté par la mère de la mariée pour célébrer les noces qui se terminent par un après-midi convivial où la famille de la jeune mariée la rejoint dans son nouvel appartement, et pendant lequel, on demande à un enfant de lui mettre une ceinture autour de la taille pour marquer le passage du statut de jeune fille à celui de jeune femme. En récompense, la mariée offre de l'argent (un billet) à l'enfant.
Folklore [modifier]
Articles détaillés : Musique marocaine, Fantasia (Maghreb) et Reggada.
Fantasia :
La Fantasia est un show militaire où les cavaliers montrent leur habilité à manier les chevaux et les armes. Les cavaliers doivent à la fin de la course tirer de manière synchronisée un coup de feu appelé baroud.
El Aarfa
El Aarfa est une musique et danse militaire spécifique à la région du Rif oriental qui représente la force, la bravoure des guerriers. Autrefois, ces guerriers dansaient en signe de victoire sur l'ennemi, d'où l'usage du fusil, les frappes incessantes de pieds au sol qui se font au rythme de la musique et plusieurs fois au cours de la danse, les guerriers se baissent pour attraper de la terre et la sentir, symbolisant l'appartenance à la terre.
Cette musique est fortement implanté dans l'Ouest Algérien.
Ce style n'est pas le seul dans cette région, il y a le zamer (flûte).
Musical et Rythmique"
Autrefois fortement rythmé par le bendir (espèce de tambourin) et le zamer, sorte de flûte à deux cornes, ce style musical intègre le patrimoine folklorique marocain qui a été modernisé par le mélange d'instruments modernes comme la batterie, guitares, basse, violon, synthétiseurs incorporant les instruments traditionnels. C’est à partir de la rythmique 4/4 et 6/8 que cette musique est travaillée afin de perpétuer la musique ancestrale. La musique de fond est à 4 temps, mais les arrangements sont puisés de différentes mélodies se rapportant à ce qui se fait partout dans le monde. Les sons propulsent les airs locaux vers l’universalité.
Le Reggada & Alaoui font partie intégrante d’un patrimoine local à préserver, l’art Aarfa, après une longue léthargie et son confinement local, se réveille pour se répandre au niveau national et international. Plusieurs structures musicales au-delà et au sein même du Maroc s’y inspirent.
Personnages et héros des contes et histoires :
Nounja
Majjiitte
Aicha Kandicha
Kerria Mimmiss
Zekraoui : époux de Kerria
Kabrane l'Mouta
Baâ (Sidi Yahya)
Idrissi Zerguit (Mly-Driss)
Sidi Yahya Benyounes, le saint patron de la ville
Point de rencontre de diverses civilisations, cette oasis abrite également les mausolées de plusieurs saints dont le plus vénéré est celui de Sidi Yahya Benyounès. Pour certains chrétiens, il s'agit de Saint Jean, fils de Jonas contemporain de Jésus. Pour les Juifs c'est un Rabbi Castillan installé à Oujda en 1391. Les croyances populaires en attribuent une " Baraka " provenant d'une longue vie de quatre vingts ans passées dans l'adoration de Dieu.
Proverbes oujdis [modifier]
On n'achète pas les légumes avec des paroles : les paroles c'est du vent.
Chaque brebis est suspendue par sa patte : chacun est seul responsable de ses actes.
Celui qui creuse un trou y tombe : celui qui complote ou veut porter préjudice à autrui, subit toujours des revers ou est victime de ses propres méfaits.
Les gouttes de pluie font la rivière : il faut être patient dans la vie.
Ce qu'on a gagné pendant la journée a été perdu la nuit : il faut savoir dépenser son argent utilement.
Ô mariée ! Qui t'as trouvé belle ? - Ma mère et ma tante en face : (Chkoune chokrak a laarouss ? - Mma w khalti lli gbalti) = Les proches sont des faux témoins.
Ma princesse est belle et elle l'est encore plus après son Hammam !! ("Lala zina ou zadha nour el hamam ") : C'est mauvais et c'est devenu encore pire !!
Le dialecte oujdi [modifier]
Article détaillé : Dictionnaire Oujdi.
Les principales caractéristiques du parler oujdi qui le différencient des autres parlers marocains sont :
l'absence du préfixe verbal "ka" à l'inaccompli : on dira donc "nakoul" (je mange) au lieu de "kanakoul" ;
la distinction faite entre la 2e personne du masculin et celle du féminin, à l'accompli "dert" (tu as fait - masculin) et "derti" (tu as fait - féminin) ;*
un lexique propre à la région, mais qui grâce à l'ouverture vers le reste du royaume connait une uniformisation très significative.
Wachta, wasmou : quoi, Drouk : maintenant (utilisé aussi au centre et au sud du Maroc), bella3 : fermer, zroudiya : carotte, arwah : viens (mot berbère), Wah : oui, Zallamete : allumettes, edda3wa : le climat , elwaghech:les potes , dengue=rengue=rerrde : bagarre ,tingraphe : poteau électrique , reyede : arreter ,fawate l'examen : passer l'examen,l3èzz : Bravo , bèrèma ( brème) : rouler , chi tafa : une taf de cigarette ou .. , al houma : cartier , chira : cannabis , matfzèrch : ne pas griller .
Les Oujdis d'origine citadine et ceux qui viennent du nord de la ville (beni znassen) ont le même suffixe que les autres marocains a la 3ème personne du singulier.Exemple. 3andou : il a , darou : sa maison , guelbou : son coeur ; Mais les Oujdis d'origine campagnarde ( 3roubiya) , notamment venant des villages au sud de la ville, on le même suffixe que les algériens de la région d'Oran. Exemple. 3andah : il a , darah : sa maison , galbah : son coeur .
les personnes agées et les Oujdis d'origine de la région des beni znassen ont tendance a prononcer les interdentales. Exemple: thlatha : trois , nedharbek : je te frappe , hadhi : celle-ci. Les autres Oujdis ( la majorité) disent tlata, nedarbek et hadi, comme dans le reste du Maroc.
Légendes populaires [modifier]
Culture [modifier]
Éducation [modifier]
La ville d'Oujda dispose de l’université Mohammed premier (l’UMP) qui a été créée en 1978. Elle comporte six établissements d’enseignement supérieur (quatre facultés et trois écoles plus le centre pédagogique régional pour la formation des professeurs du premier cycle (CPR):
Académie régionale pour l'Éducation et la formation d'Oujda, (AREF-Oujda)
Centre de formation des professeurs du primaire, (CFI-Oujda)
Centre pédagogique régional pour la formation des professeurs du premier cycle, (CPR-Oujda)
Faculté des Sciences, F.S
Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales, F.S.J.E.S
Faculté des Lettres et des Sciences humaines d'Oujda (F.L.S.H)
Faculté de Médecine et de Pharmacie d'Oujda (F.M.P.O)
École supérieure de technologie E.S.T.O
École nationale des sciences appliquées (école d'inégieurs), E.N.S.A
École nationale de commerce et de gestion (E.N.C.G)
Institut du commerce et de gestion (I.C.G)
Institut de formation des techniciens en architecture et urbanisme (I.F.T.A.U)
École française des affaires (E.F.A)
Classes préparatoires aux Grandes Écoles (Lycée Omar Ibn Abdeaziz)
Institut spécialisé de technologie appliquée - Lazaret
Institut spécialisé de technologie appliquée - Sidi Mâafa
Institut spécialisé de technologie appliquée - El Aounia
Institut spécialisé de technologie appliquée - Hay Assalam
La ville d'Oujda compte plusieurs écoles privées d'enseignement primaire et secondaire. Ainsi qu'une école qui dispense un enseignement Français (Groupe Al-Badil)
Cinéma [modifier]
Article détaillé : Cinéma marocain.
Oujda a organisé en 2005 le 1er Festival du film Marocain.
Musique [modifier]
Articles détaillés : Musique marocaine et Musique arabo-andalouse.
El gharanati [modifier]
À travers l'Islam, le Maroc a reçu de l'Orient un important patrimoine artistique. Il a été par la suite réceptacle de la culture andalouse. L'origine de la musique Gharnati remonte aux derniers siècles de l'Andalousie musulmane (1232-1492). L'époque de la dynastie Beni al Ahmar à Grenade.[réf. nécessaire]
De nos jours, une partie de la tradition musicale de cet héritage précieux apparaît dans les pays du Maghreb sous le nom de ala, çan3à, gharnati, maluf et récemment musique andalouse. Cordoue, Séville, Grenade ont collaboré au rayonnement de la langue, de la poésie et la musique andalouse.
À Oujda la musique andalouse règne en maitre dans toutes les cérémonies, mariage, veillées intimes, etc. Malgré les pièces instrumentales utilisées c'est le chant qui prédomine, il se scinde en deux catégories :
le chant mélismatique au rythme libre improvisé par une voix solo soutenue par un instrument ;
le chant syllabique, dont la mélodie fixée d'avance est scandée sur rythme déterminé, exécuté en général par un groupe de voix à l'unisson enrichi parfois par quelques ornements vocaux effectués par l'un des membres du groupe.
À Oujda le groupe le plus célèbre en musique gharnatie est "L'Association Al Moussilia",sous la direction de M. Thanthaoui Ahmed ; il est constitué d'environ seize membres parmi lesquels des instrumentistes et chanteurs (garçons et filles) ; il se dédie essentiellement à la recherche, à la conversation et à la diffusion du riche patrimoine musical qui subsiste au Maroc. La musique Al Gharnati, domination sous laquelle on connaît au Maroc la musique provenant d'Al Andalous, forme la base principale de son répertoire qui inclut en plus d'autres formes musicales marocaines et arabes. Ce groupe a participé dans divers manifestations et festivals nationaux et internationaux en Europe et dans le monde arabe.
Alaoui [modifier]
le Allaoui est une danse traditionnelle guerrière originaire des steppes oranaises, en Algérie. Elle s'est ensuite diffusée vers Oujda et dans l'Oriental marocain.
Article principal : Allaoui.
Rai [modifier]
Né à l'autre côté de la frontière (Algérie), le rai s'est modernisé en faisant appel aux instruments modernes électriques et électroniques. Il chante l'amour et les difficultés sociales. Il tient son nom de la répétition très fréquente dans ses chansons du mot "ya rayi" (mon avis, mon envie...). Ce genre musical s'est propagé dans l'ensemble du maghreb et du monde arabe et a connu beaucoup de succès sur la scène internationale. On trouve parmi les artistes Raî oujdi: les frères Bouchnak, Mimoune el oujdi, Kamel el Oujdi, Douzi..
Oujda organise chaque année un festival dédié à cette musique vers les dix derniers jours du mois de juillet il s'appel "festival international du rai"
Reggada [modifier]
La reggada, style musical né dans la région du Rif oriental (voire Rifains).
Sport [modifier]
Oujda possède les clubs sportifs suivants :
Mouloudia Club d'Oujda (MCO) : football, rugby à XV, handball, athlétisme et basket-ball;
Union sportive d'Oujda (USO) : athlétisme, rugby à XV et judo;
Étoile sportive d'Oujda (ESO) : athlétisme, football et boxe;
Union islamique sportif d'Oujda (UISO): football.
Messaoud HAMMOU : karatéka International karaté
L'infrastructure sportive à Oujda est constituée d'un stade municipal, une enceinte olympique, le Stade d'honneur d'Oujda (20 000 places) construit en 1976, le complexe sportif 'Rock' comportant notamment un stade de rugby, un complexe de tennis au sein du parc Lala Aicha, un terrain de golf et une salle omnisports.
Gastronomie d'Oujda [modifier]
Article détaillé : Cuisine d'Oujda.
Oujda possède une tradition culinaire riche. En plus des plats qu'on trouvent dans d'autres régions au Maroc, comme la Harira (soupe), la Pastilla (bastela), le couscous (nommé Taam à Oujda),la cuisine d'Oujda se distingue par les spécialités qui suivent :
Petit déjeuner [modifier]
Sellou : Mélange très nutritif à base de farine grillée mélangée au beurre fondu, au miel, au sésame, amande etc.
Khringo : sorte de crêpe avec des petites alvéoles sur une face, d'où son surnom de mille trous.
Mbessess ou Harcha : sorte d'épaisse tortilla à la semoule de blé dur, parfois garnie de pâte de datte, très nutritif.
Taquenta : pâte à tartiner faite à base de farine, de sucre et d'huile. Elle se mange aussi garnie dans des dattes dénoyautées (ancienne coutume)
Zeméta : orge frais concassé auquel on ajoute une pincée de sel, et qu'on lie avec de l'eau ou un œuf, le tout à feu doux.
Sfenj : une version locale beignets.
Msemen : crèpe feuilletée
Kaak : Biscuit sec en forme de soleil à base de farine, d'anis et de fenouil.
Entrées [modifier]
Kabda : du fois gras à l'Oujdi
Klila : fromage dur (asséché) qui ressemble à la feta
Khli3 : de la viande séchée, il est mangé avec des œufs
Saykouk : entrée rafraîchissante à base de lait fermenté (Lben) mélangé à la graine de couscous.
Khoubbiza : plat à base d'herbes (blettes), qui ressemblent aux épinards ; très nutritif, on le mange à l'heure du goûter.
Plats principaux [modifier]
Bakbouka : C'est la tripe d'estomac de mouton cousue en poche remplie de morceaux d'abats, de riz, de poix chiches etc. servi le jour de l'Aïd El Kbir. Composition : tripes et abats d'un mouton (crépine, foie, cœur et poumons), pois chiches trempés depuis la veille, riz, oignons hachés, gousses d'ail hachées, bouquet de persil et de coriandre hachés, cumin, paprika, curcuma, poivre, sel, tomates râpées, huile d'olive, eau ; le tout cuit dans une cocotte remplie de bouillon.
Foul Mfwar : Fèves à la vapeur
Karaâine : Jambes de veau ou de mouton avec des pois chiches et de la Merqua (sauce locale très spéciale)
Karcha : Plat à base de tripes
Frites : Pommes de terre sautées à l'huile
Tchicha : Soupe à base de semoule
Garâa Bsi-Bsi : Courges de la région de Oujda
Loubya grini : Plat de haricots (fayots)
Batata b'zitoun : Plat de pommes de terre accompagnées d'olives
Babbouche : Escargots au bouillon
Desserts [modifier]
Zlabia : pâtisserie au miel
Griwach : équivalent de la chebakiya de Rabat ou Casablanca
Ghribiya : gâteau à base de farine et saupoudré de cannelle : montécaos.
Karmouss : figue
El hendiya : figue de barbarie, très appréciées à Oujda.
Maqrout : gâteau à base de semoule, dattes, miel, etc...
Plats populaires [modifier]
Karane
Karane : est un plat à base de la poudre pois chiches, très apprécié dans la Région on l'accompagne d'une boisson locale nommée Barida.
Barida : est une boisson rafrechissante à base d'orange ou citron, elle accompagne le plat populaire karane
Babbouche : de l'escargot, préparé et épicé, appelé "Ghllal" dans les autres régions du Maroc, ce qui le rend spécial est sa sauce.
L’artisanat d'Oujda [modifier]
Habillement [modifier]
À Oujda, bien que la mode de la takchita évolue avec les nouveaux modèles diffusés lors des défilés TV, le caftan traditionnel est toujours indispensable au trousseau d'une jeune fille oujdiya pour son mariage. Mais la robe principale reste El Blousa Oujdia, ensuite la robe andalouse dite Cheda venue de Grenade après la Reconquista. Quant aux vêtements courants que l'on porte généralement à la maison, il y a la gandoura, robe simple décorée de motifs eux aussi simples, et pour sortir, à moins de se changer pour porter l'habit occidental, la djellaba est de rigueur pour couvrir les habits de la maison avant de sortir.
À une époque lointaine, les hommes portaient le kaftan ; ensuite apparut la djellaba ou 3baya, robe blanche ou colorée de motifs, portée sur un sarwel. De nos jours les hommes boudent ces costumes pour adopter le jean's avec son sweat, mais on retrouve ces vêtements lors de la célébration de fêtes de famille (mariages, circoncisions, baptêmes...) ou de fêtes religieuses (au cours du ramadan pour aller à la mosquée, le 27e jour du ramadan (lilatt al kadri pendant l'Aïd el fitr et l'Aïd el Adha). la coiffe traditionnelle de toute la région de l'Oriental est le turban, il est blanc ou jaune . On peut encore le voir dans la ville d'Oujda lors des fantasia ou dans les danses traditionnelles guerrières etc...
Divers [modifier]
Surnoms [modifier]
Phoenix city : durant son histoire, Oujda a été détruite une dizaine de fois, malgré cela, cette ville a su renaître de ses cendres, à chaque fois comme un phénix.
Oujda l'acclimatante : (Wajda Walaffa), les visiteurs se sentent bien à Oujda, grâce à son climat, l'accueil de ses habitants et la richesse de ses traditions, et beaucoup d'entre eux décident de s'y installer.
La ville des champions : une dizaine de champions du monde et une cinquantaine de champions du Maroc et d'Afrique sont originaires de cette ville, notamment, Chouaref, neuf fois champion du monde de kick boxing, Mekkaoui Benyounes champion du Maroc à plusieurs reprises et d'Afrique en Boxe; Rifai Houssaine, une fois champion du Maroc en kick boxing et rugby; Benazzi Abdelatif, vice-champion du monde de rugby avec l'équipe de France; Belgaid, double champion du monde de Judo ; .Zoubayr Balil 4 fois champion junior du Maroc de fullcontact, Amir Boutayeb champion junior du Maroc de Saut en Hauteur et 4x60 m Relais.
( Source, Au Maroc le Sport )
Œuvres sur Oujda [modifier]
Livres
Oujda, une ville frontière du Maroc, de Yvette Katan
Oujda, de François Martinez
Adieu Oujda ma bien aimée, de Abderrahmane Zenati
Oujda porte du Maroc Mille ans d’Histoire. Mohamed El jerroudi, La croisée des chemins , 2007.
Films
Retour à Oujda, documentaire français, réalisé par Charlotte Szlovak, produit par Atria Films
Personnalités [modifier]
Article détaillé : Liste des personnalités de Oujda.
Villes jumelées [modifier]
Djeddah (Arabie saoudite)
Trowbridge (Royaume-Uni) (2006)
Syrte (Libye)
Lille (France)
Oran (Algérie)
Sevran (France)
Aix-en-Provence (France) (2007)
Molenbeek-Saint-Jean (Belgique)
Jouy-le-Moutier (France)
Galerie d'images [modifier]
Les trois fontaines.
Place de Bab al-Gharbi.
Galerie d'art de la médina.
Mosquée, mairie et place.
Une ruelle dans la médina.
Mausolée Sidi Yhaya (le saint patron de la ville).
Une place à proximité de la médina.
Tour de contrôle dans la médina.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Mouloudia Club d'Oujda
Oujda Ville
Cuisine d'Oujda
Festival international du raï
Berkane
Saidia
Notes et références [modifier]
↑ Maroc : géographie, population villes, climat, pib pnb, devise, drapeau, économie, tourisme [archive]
↑ http://webserver1.univ-oujda.ac.ma/CURA/photos%20dolmens.htm [archive]
↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduit par William Mac- Guckin De Slane, Édition Berti, Alger 2003
↑ Ibn Khaldoun, histoire des Berbères, éd Berti,Alger, 2003.
↑ http://www.meteo-maroc.org/climat-oujda.html [archive]
Portail du Maroc
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Oujda
وجدة
Administration
Pays Maroc
Région l'Oriental
Maire Omar Hejira (PI) (2009)
Code postal 60000
Géographie
Coordonnées 34° 41′ 12″ Nord
1° 54′ 41″ Ouest
Altitude 450 m
Superficie 60 000 ha = 600 km2
Démographie
Population 1 000 000 hab. (2009)
Densité 4 000 hab./km²
Divers
Divers ville millénaire, Capitale du Raï marocain
Localisation
Oujda
La mosqué principale et la mairie
Oujda, en arabe : وجدة) est une ville marocaine située au nord-est du royaume du Maroc à 60 km de la côte méditerranéenne, elle est la capitale administrative de la région de l'Oriental. Bordée au nord par les monts des Béni-Snassen, à l'est par l'Algérie. Sa proximité avec Melilla et l'Algérie lui permet de jouer le rôle de carrefour entre l'Afrique du Nord et l'Europe. La ville se situe à 100km de Nador et 115km de Melilla. La métropole de l'est marocain compte plus de 600 000 habitants1.Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Préhistoire et Antiquité
1.2 Conquête arabo-musulmane et fondation
1.3 Dynastie des Almoravides & Almohades
1.4 Dynasties Zianide, Mérinide et Saadiens
1.5 Période ottomane et protectorat français du Maroc
1.6 Dynastie Alaouite
2 Géographie
2.1 Climat
2.2 Population
3 Monuments
3.1 La Médina
3.2 Ville coloniale
3.3 Monuments divers
4 Économie
4.1 Secteur primaire
4.2 Secteur secondaire
4.3 Secteur tertiaire
4.4 Transports et infrastructure
4.5 Divers
5 Traditions et folklore
5.1 Fêtes
5.2 Folklore
5.3 Proverbes oujdis
5.4 Le dialecte oujdi
5.5 Légendes populaires
6 Culture
6.1 Éducation
6.2 Cinéma
6.3 Musique
6.3.1 El gharanati
6.3.2 Alaoui
6.3.3 Rai
6.3.4 Reggada
7 Sport
8 Gastronomie d'Oujda
8.1 Petit déjeuner
8.2 Entrées
8.3 Plats principaux
8.4 Desserts
8.5 Plats populaires
9 L’artisanat d'Oujda
9.1 Habillement
10 Divers
10.1 Surnoms
10.2 Œuvres sur Oujda
10.3 Personnalités
10.4 Villes jumelées
10.5 Galerie d'images
11 Voir aussi
11.1 Articles connexes
12 Notes et références
Histoire [modifier]
Préhistoire et Antiquité [modifier]
Mauretania & Numidia
Jugurtha
On trouve des restes de l'activité humaine des temps primitifs dans les grottes des environs d'Oujda : silex, pointes, etc. Des spécimens de l’industrie de l’âge de la pierre ont été recueillis autour d’Oujda, vers Sidi Yahya, quelques silex taillés, dont un joli grattoir, à Aïn Serrak, des nucléus, lames, pointes et grattoirs, à Sidi Moussa, sur l’Isly, des grattoirs, lames, pointes et disques en quartzite. L’industrie de la pierre polie, qui coïncide avec le début des temps géologiques actuels, a également laissé quelques traces dans la région. Vers les jardins de Sedd et au confluent de l’oued Nachef avec l’oued Isly, on observe des foyers du néolithique ancien. Sur le plateau du Djorf El Akhdar, on a retrouvé une moitié de hache polie de forme dérivée de la hache en boudin. Autour d'Oujda et de Taourirt subsistent des tumulus amazighs de formes variées, caractérisés par la pauvreté du mobilier : restes d'os humains, perles, pendeloques de cuir, fers de lance, etc. Un dolmen a été découvert en 1884 par Charles Vilain dans les Ayt Iznassen2
Selon les historiens, Oujda serait Lanigare, mentionnée par Ptolémée, ou de Stabulum regis située à l'ouest de Nigrensis (Tafna). Avant l'arrivée des Romains, les populations établies à l’Est du fleuve de Moulouya sont unies sous le royaume des Massaesyles. Dans cet état riche en hommes et en produits du sol, la culture des céréales et l’élevage du bétail sont développés. D’après l’historien romain Salluste le fleuve Mulucca actuellement moulouya, séparait le royaume de Jugurtha, roi de Numidie, de celui de Bocchus, roi de Maurétanie.le "castellum de Melwiya" serait le Jbel Mahsseur situé à 20 km au sud d’Oujda. Quelques traditions locales actuelles maintiennent un souvenir de Rome. Il y des fractions de la tribu de Ayt Iznassen qui se nomme al Bakia se prétendent descendants des conquérants romains.
Les persécutions antisémites des Wisigoths et de Justinien réorientent beaucoup de juifs dans la région. À partir du IIe siècle, le judaïsme, se répand dans la région. Des clans judaïsants et semi-nomades, s'établissent dans la région. Le souvenir d'une grande époque juive dans la région se lit dans la légende de Sidi Yahya Ben Younès et l'histoire de Debdou.
Dans l'antiquité tardive, la cuvette d'Oujda est peuplée de nombreux villages. Selon l'historien Abou Hamid El Ghazali, ils auraient été habités par des chrétiens, sous le règne d'un roi appelé El Ablak El Fortas (l'albinos teigneux).
Conquête arabo-musulmane et fondation [modifier]
En 682, la conquête arabe entreprise par Oqba Ibn Nafi Al Fihri sous le règne des Omeyades de Damas, est parachevée vers 705 par Musa ben Nusayr.
La Medina d'Oujda est fondée par Ziri Ibn Attia, Chef berbère de la tribu des Maghrouas originaires des Aurès3, région montagneuse de l'Est Algérien. Oujda a en effet été fondée vers 994 au centre de la plaine des Angads. Investi par les Khalifes Omeyyades de Cordoue du commandement des deux Maghreb, Ziri Ben Attia (chef des Maghraoua,décide de s’installer au centre du pays qu’il va administrer, Il résout donc de créer une capitale à proximité de la source de Sidi Yahia, et de montagnes pouvant éventuellement lui servir de refuge. La cité demeure pendant 80 ans le siège de la dynastie des Maghraoua. Petit à petit Oujda a pris de l'importance grâce à son statut de ville relais sur deux grandes voies commerciales : la voie nord-sud de la mer à Sidjilmassa et ouest-est et la voie Ouest-est de Fès à l'orient. La situation stratégique d'Oujda l'a exposée à plusieurs invasions destructrices durant son histoire.
Dynastie des Almoravides & Almohades [modifier]
Youssef Ibn Tachfin s’empare de Oujda en 1081.
Vers 1208, Oujda passe au pouvoir des Almohades qui y élèvent une nouvelle fortification.
Dynasties Zianide, Mérinide et Saadiens [modifier]
Jamaa Lkbir, la plus ancienne mosquée de la ville
Au fil de l'histoire des dynasties qui se succèdent en Occident musulman, Oujda finit par assumer une fonction stratégique importante. Durant quelques décennies Oujda a fait partie du royaume Zianide. Moulouya marquait la frontière entre les royaumes Zianide et Mérinide4. A cause de la rivalité entre ces deux puissances, Oujda a été détruite en 1272 par le sultan Abou Yaacoub Elmarini. Son fils Abou Yaacoub Youssef entreprend la reconstruction de la ville.
Période ottomane et protectorat français du Maroc [modifier]
1790-1797 : Oujda fut occupée par les Ottomans. Elle est rattachée alors à la Régence d'Alger et fait partie du Beylicat d'Oran. Oued Moulouya constituait la frontière entre le Royaume du Maroc et l'État d'Alger.
A partir du XIXe siècle, Oujda fut harcelée par la présence française en Algérie, ce qui aboutit à la bataille d’Isly (1844) et à l’occupation de la ville en 1907, cinq ans avant la mise en place du protectorat.
Dynastie Alaouite [modifier]
En 1692, le sultanMoulay Ismaïl, en chassa les Turcs qui ont établi leur hégémonie sur l'Algérie. Il procède ensuite à la restauration et l'organisation de la ville et sa région.
Oujda tombe de nouveau sous la domination turque et leur sera reprise par le sultan alaouite Mohammmed III sans que les Ottomans ne s'y opposent.
Géographie [modifier]
La situation géographique privilégiée fait de Oujda un carrefour entre le Maroc et l'Europe et également l'Algérie. Oujda, chef-lieu de la préfecture d'Oujda-Angad est la capitale de la région de l'Oriental. La Wilaya d'Oujda compte cinq provinces : Oujda-Angad, Berkane, Taourirt, Jérada et Nador. Elle s'étend sur une superficie de 20 700 km² (3/4 de la surface de la Belgique) à l'extrême nord-est du Maroc.
Climat [modifier]
La ville d’Oujda jouit d’un climat méditerranéen avec un hiver doux à froid et pluvieux et un été chaud. Les précipitations sont irrégulières et la neige peut tomber en hiver.Les précipitations sont comprises entre 350 et 500 mm par an. Les températures moyennes annuelles varient entre 15°C et 20°C. Celles maximales peuvent dépasser 40°C tandis que les températures minimales absolues s'abaissent parfois en dessous de 0°C. Toutefois, les températures sont toujours douces sur la côte méditerranéenne. 5
Population [modifier]
La ville de Oujda compte plus de 1.000.000 habitants (2009). L'accroissement annuel de la population est de 2,4 % par an environ. Il existe une importante diaspora Oujdi, notamment en France et en Belgique. La majorité des Oujdis sont issus de la tribune Ahl-Angad et M'haya originaire de la péninsule arabe venus pendant la conquète islamique du nord de l'afrique, tout comme les tribunes de Banou Hilal et Banou Al hassan installées en Algerie et un peu au centre du Maroc.
Article détaillé : Quartiers de la ville d'Oujda.
Monuments [modifier]
La médina d'Oujda atteigne une superficie de vingt-cinq hectares, abritant plusieurs monuments de valeur historique indéniable, était entourée d’une ceinture de jardins plantés d’oliviers, ceinture épaisse de mille mètres en certains endroits. Chaque jardin était clos d’un mur en pisé de 1,80 m à 2 mètres de haut percé de nombreux trous. Ces jardins constituaient donc un système de défense appréciable, qu’on avait renforcé dans les années 1880 par la construction de murailles en pisé de six à sept mètres de hauteur, formant une enceinte continue percée de deux portes diamétralement opposées, et doublée d’un fossé large et profond creusé pour construire le mur. La Médina comprenait neuf quartiers correspondant aux différentes fractions de la population Oujdie : Achegfane – Ahl Oujda – Oulad Amrane – Ahl El Jamel – Oulad El Gadi – Oulad Aïssa – le Mellah – le quartier des marchés (commerçants et artisans) et le quartier de la kasbah (bureaux du makhzen).
La Médina [modifier]
Ancienne tour de contrôle
Bab Al Gharbi (la porte de l'Ouest)
Murailles de la Medina
Les portes de la Médina
Près de la porte Bab Sidi Abdelouahab, on trouve un souk hebdomadaire "marché" se tenant chaque jeudi sur une place à l'extérieur des murailles de la médina, cinq fondouk ou hôtels, trois mosquées (Djamaâ El Kebir, Djamaâ Heddada, Djamaa Sidi Okba), une medersa ou collège, trois synagogues. Dans les jardins, irrigués par des seguias, alimentés par les sources de Sidi Yahia Benyounes, les gens d’Oujda font des cultures maraîchères.
Bab Sidi Abdelouahab
Située à l'ouest, c'est une porte ogivale encadrée de deux bastions au-dessus de laquelle le Makhzen faisait accrocher les têtes coupées des rebelles d’où son nom de « porte des têtes ».
Bab El Khemis fut démolie en juin 1920.
Située au nord de la Médina.
Bab Oulad Amran
C'est la porte qui donne sur la rue de Marrakech.
Bab Gharbi
Les murailles de la Médina
La Kasbah
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Dar Al Makhzen
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Dar Al Bacha
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École Sidi Ziane
C'est une école qui fut le premier établissement scolaire moderne au Maroc. L'école vient de fêter en 2007 son premier centenaire.
Ville coloniale [modifier]
Monuments divers [modifier]
Mosquée au niveau de l'avenue principale
Dar Sebti
Entrée du Parc
Église d'Oujda
Dar Sebti : l'un des palais les plus fabuleux de la ville. Construit en 1938 par un grand commerçant de la ville, il fut restauré et rénové. Il a une double fonction : c'est le siège du Centre d'Études et de Recherches sur la Musique Gharnati, et le lieu d'activités culturelles et de festivités diverses (fêtes de noces, expositions, réceptions…). En face de ce palais, s'étend le parc Lalla Meriem aménagé pour la détente et abritant un musée. Ce parc est également le siège du Syndicat d'Initiative et du Tourisme de l'Oriental.
Bibliothèque Charif Al Idrissi, Oujda
La bibliothèque Charif Al Idrissi, créée en 1956 faisait partie du petit réseau de bibliothèques publiques modernes du siècle dernier. L’emplacement de l’actuelle bibliothèque se trouve dans une belle demeure mauresque qui appartenait au pacha de la ville d’Oujda. Actuellement elle fait l’objet de salles de lecture et une bibliothèque spécialisée multilingue.
Économie [modifier]
La position géographique privilégiée d'Oujda constitue un atout pour sa prospérité et son progrès, la ville a une vocation commerciale et tertiaire excellente.
Secteur primaire [modifier]
Colaimo est une coopérative laitière présente dans la région orientale.
Secteur secondaire [modifier]
La ville est dotée d’un tissu industriel embryonnaire :
Zone industrielle (boulevard Mohamed V) avec une superficie de quarante-huit hectares plus sept hectares d'extension et avec cent-quarante-quatre lots industriels.
Zone industrielle Al Boustane II avec une superficie de cent hectares, quatre-vingt-un lots industriels et cent-quarante-sept lots dans la zone d'activité économique.
Les locaux professionnels : soixante-cinq lots avec différentes superficies (vingt de moins de 40 m² ; vingt de moins de 80 m² ; quinze de moins de 160 m² et dix de moins de 240 m²), où se sont implantées de nombreuses usines (matériaux de construction avec la cimenterie du groupe suisse Holcim, conserveries, minoterie, laiterie, unités de conditionnement, produits chimiques…).
Secteur tertiaire [modifier]
Pôle tertiaire, il renferme un équipement commercial grossiste, un appareil administratif étoffé (chef lieu de wilaya de région, délégations régionales de ministères) et des services rares, en particulier des professions libérales : architectes, médecins spécialistes, notaires, experts-comptables, avocats, bureaux d'études etc. Dans la nouvelle médina, les commerces d’articles (souk El Fellah) et de Melilla (souk Melilla ou Mlilia) attirent la clientèle locale ainsi que les visiteurs.
Le nombre élevé d’agences bancaires, plus d’une trentaine est lié à la fonction de refuge des capitaux des Marocains résidents à l'étranger (MRE) originaires de la ville et de sa région.
Agences postales : 16
Bureaux de distribution : 13
Guichets Annexes : 5
Commerce
Logistique
Finance
Assurance
Tourisme
La capitale de l'Oriental, chef lieu d'une région, disposant d'un certain nombre d'atouts naturels, et favorable pour le développement du tourisme, se caractérise par la plage de Saïdia longue de quatorze kilomètres de sable fin et doré. La montagne de Béni-Snassen présente un beau paysage naturel qui forme la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau, grottes, etc...
À six kilomètres d'Oujda, l'oasis de Sidi Yahya offre un site particulièrement agréable. Ce site qui englobe un souk les vendredis matin. Oasis de verdure, la capitale du Maroc Oriental située à 450 m d'altitude offre la variété de sa végétation, palmiers, eucalyptus, mimosas, lilas, un enchantement pour les sens. La ville moderne, coquette et riante possède de belles et larges avenues qu'agrémentent les parterres de fleurs et des bassins. Quant à la médina, impressionnante par son aspect, elle demeure strictement traditionnelle. Le visiteur attentif est appelé donc à suivre, à l'aller, l'itinéraire suivant : Bab El Gherbi, Kasbah, 3 fontaines, Grande mosquée Bab Sidi Abdelouahab, Rempart Dar Essebti, Parc Lalla Aïcha, Oasis Sidi Yahya Ben Younes, et au retour : Dar Lamhalla, Avenue des Riads, Place El Attarines, Souk El Maa, Derb El Mazouzi. Son attention sera retenue aussi par son Kissariat où le tapis et les étoffes chatoyantes, objets de cuir brodé et de cuivre ciselé artistement, l'émerveilleront.
Aujourd'hui la région est appelée à jouer un rôle important grâce au tourisme notamment avec la création du grand pôle touristique à Saidia plage (57 km au nord d'Oujda), le dédoublement de la voie Oujda Saidia, le lancement des travaux de l'autoroute Oujda Fès ( qui sera prête en 2010), l'extension prévue de l'aéroport d'Oujda-Angad (ajout d'une piste et création d'un pôle arrivée et d'un pôle départ), la construction d'hôtels, la mise à niveau des voies et boulevards de la ville, l'aménagement de la médina, etc.
Saïdia, la perle bleue, est un grand espace touristique aux portes de l'Europe, située à 60 km au nord de la ville d’Oujda, Saïdia est l’une des plus belles stations balnéaires du nord marocain.
Disposant d’une belle plage de sable fin de 14 km, elle bénéficie d’une image appréciable au niveau national et international.
Cette image est rehaussée par les équipements qu’offre la ville en matière touristique et par l’essor qu’ont connu les festivités aussi bien artistiques, culturelles que sportives.
Un festival de la musique gharnatie et des arts populaires y est organisé en juillet et août de chaque année.
Dans le cadre du plan Azur que le gouvernement marocain a mis en place pour développer l'activité touristique du pays sous l'appellation « vision 2010 », un appel d'offre international a été lancé par le gouvernement du Maroc auquel ont pris part treize sociétés et qui a été remporté par le groupe FADESA, un des principaux groupes immobiliers d'Espagne, qui s'est fixé comme objectif de faire de Saïdia une référence pour le tourisme international sur la Méditerranée.
Pas très loin de la médina, s'étend le parc Lalla Aïcha sur une superficie de deux hectares environ. Créé en 1935, il constitue un lieu de détente pour les habitants d'Oujda. Il offre une belle aire de loisirs avec ses piscines, ses terrains de sports, ses clubs de tennis et d'équitation.
L'oasis de Sidi Yahya se situe à six kilomètres seulement du centre ville d'Oujda. C’est un lieu de rencontre de plusieurs ethnies et diverses religions. Il abrite le mausolée du saint homme patron de la ville "Sidi Yahya Benyounes" ainsi que les tombes de plusieurs saints.
Tafoughalt, station d’altitude des Béni-Snassen. Ce petit centre se situe au cœur de la chaîne des Beni Snassen, à 18 km au sud-ouest de Berkane (à 60 km nord d'Oujda). Initialement connu sous l’appellation d’Ain Tafoughalt, sur un site de roches calcaires riche en résurgences, Tafoughalt occupe une position stratégique, à une altitude d’environ 850 mètres, sur un col méridien long de dix kilomètres.
Sidi Mâafa, une petite forêt, véritable poumon de la ville, située à quatre kilomètres de la ville, où l'on peut profiter d'une belle promenade et escalader le jbel Alhamra. Le lieu offre une belle vue panoramique sur la ville et ses alentours. Des travaux concernant l'amélioration des voies et chemins de cette forêt ont commencé fin 2006. Le 7 avril 2007, ce parc a été inauguré au grand plaisir des sportifs qui l'utilisent, des étudiants des diverses écoles avoisinantes et de la population Oujdie qui y trouve tranquillité et espaces verts.
Tgafaït, située à 25 km au sud-ouest de la ville minière de Jérada, ce petit village mérite déjà le nom d'oasis grâce à la verdure de ses beaux jardins contrastant avec la steppe des alentours. Les cascades, les gorges et les sources de l'oued Za, principal affluent de la Melwiya, offrent un charme particulier au visiteur.
Transports et infrastructure [modifier]
Transport ferroviaire Oujda est reliée par chemin de fer vers l'est à l'Algérie (la ligne est actuellement fermée depuis 1994), à l'ouest à Fès, Rabat, Casablanca, etc., et au sud à Bouarfa.
Transport routier
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Il existe des taxis rouges pour circuler à Oujda et des bus sont à la disposition des oujdi. Des bus de couleur blanche sont disponibles pour des plus longs trajets (ex: la ligne Oujda Saidia).
Il existe aussi de grands taxis blancs (Mercedes) appelés Lagrima qui permettent de quitter la ville pour toute autre destination du pays, mais certains taxis blancs effectuent des va-et-vient sur un seul et même trajet : pour deux dirhams cinquante le voyage, il vous prend d'un quartier et vous dépose en centre-ville, chaque quartier possède sa station de taxis "directs" qui mènent tous à un point précis, le centre, et ramènent à un autre point précis, le quartier d'où ils sont partis au départ. Ces taxis ne démarrent pas tant qu'ils ne sont pas complets : quatre passagers à l'arrière et deux passagers à l'avant qui se partagent le siège passager. À noter que la ville sera bientôt desservie par une autoroute de 321 km qui reliera Fès à Oujda ; elle sera livrée en juin 2011.
Transport aérien La ville possède un aéroport international certifié ISO 9001/2000 (2007) Aéroport International Oujda - Angads situé au nord, à 10 km de la ville qui relie Oujda à plusieurs villes du Maroc et d'Europe occidentale. Cet aéroport sera agrandi par un nouveau terminal qui va accueillir jusqu'à deux millions de passagers annuellement et il sera opérationnel en 2010.
Transport urbain La ville possède plusieurs lignes de bus (Chark Bus & Nour Bus) reliant tous les points de la ville ainsi que quelques villages aux alentours, ainsi que des taxis de couleur rouge.
Divers [modifier]
La Technopole d'Oujda dont la construction commence en décembre 2010 et dont la première tranche sera livrée début 2013 (voir article "Technopole d'Oujda"), est un grand projet qui s'inscrit dans le cadre de la déclinaison régionale du plan 'Émergence' Med-Est prévoyant un parc industriel pour les PME/PMI, un CleanTech réservé aux énergies renouvelables, un Offshore Park et finalement un Retail Park pour le activités commerciales.
Le Oujda Urba Pôle est le futur centre résidentiel, de shopping et d'affaires qui va métamorphoser le centre ville d'Oujda. Ce projet d'envergure est prévu sur quatre phases qui abriteront une nouvelle gare adossée à un grand mall, des quartiers résidentiels haut standing, deux ponts sur la rive du Oued Nachef, deux hôtels 5 et 4 étoiles ainsi que d'autres équipements prévus pour un coût total de 2,5 Milliards de dirhams (soit à peu près 221 millions d'euros).
Traditions et folklore [modifier]
La ville de Oujda est l'une des villes du Maroc où les traditions sont les plus ancrées du fait de son histoire et de sa population conservatrice mais ouverte à d'autres cultures.
Fêtes [modifier]
Ennaîr :
Charmante tradition que celle d'Ennaîr. C'est une célébration qui relève du calendrier julien puisque Ennaîr serait l'équivalent du Ianuarius romain (janvier). En milieu rural, les agriculteurs ne manquent jamais de célébrer Ennaîr dans la nuit du 13 au 14 janvier. À cette occasion, les femmes préparent pour le dîner une r'fissa à la dinde ou au poulet beldi. Plusieurs coutumes se rattachent à cette célébration. Ainsi, à Oujda, le chef de famille se rend au souk, il achète un couffin neuf (gouffa) et s'approvisionne en fruits secs (amandes, dattes, figues sèches) généralement à Bab Sidi Abdelwahab où toute une rangée adossée à la muraille est spécialisée dans la vente des fruits secs. Le soir d'Ennaîr la maîtresse de maison confectionne un pain pour chaque membre de la famille ; elle introduit en son centre, un œuf avant de le mettre au four. Le dîner se compose de barkoukech, variété de couscous aux gros grains dans lequel la grand-mère (ou une grande personne) introduit un noyau de datte. Celui qui le trouve aura de la chance tout au long de l'année. Ensuite elle distribue à tous les membres de la famille des petits sacs en tissus, sorte de bourses (ceux-ci ont déjà servi les années passées avec quelquefois les noms de chaque membre de la famille écrits dessus) ; tous les fruits secs, et parfois des friandises, sont versés dans une grande bassine en terre ou en aluminium, on mélange le tout et à l'aide d'un bol, la maîtresse de maison commence le partage et chacun tend son sac. La dégustation de ces fruits secs dure plusieurs jours.
Lors de cette fête, il est de coutume d'acheter de nouveaux accessoires, de nouvelles assiettes de nouveaux couverts, de nouveaux habits pour tous les membres de la famille ; c'est le commencement d'une année, donc "tout" est neuf.
Thara :
C'est la fête de la circoncision ou khatan des jeunes enfants, généralement entre la naissance et trois ans et demi. L'enfant porte une qachaba ou 3baya, genre de soutane blanche ; le "Hajjam", à l'époque "chirurgien" de circonstance (de nos jours la circoncision se fait par un chirurgien à l'hôpital), exécute la circoncision de l'enfant à qui on donne un œuf dur à la main, symbole de fertilité. La douleur est vite atténuée par les youyous des femmes, l'enfant est alors mis dans une chambre où il reçoit la visite de tous les proches. Des cadeaux sont alors donnés à l'enfant pour… oublier.
Arsse :
Mariage qui dure quatre jours selon la tradition. Il y a le "dfou3", la famille du mari envoie des cadeaux à la mariée ainsi que des moutons et toutes les fournitures qui serviront à la préparation du repas de fête. Ensuite il y a "lhenna" (jour de henné) où la mariée est prise en main par les jeunes filles de sa famille pour un entretien complet : après-midi au hammam ; passage chez la coiffeuse, l'esthéticienne... Le soir pendant l'arrivée des invités, elle se fait tatouer les mains de fins tatouages au hénné ; lors de cette soirée, elle porte une robe blanche brodée au fil vert ou bien une robe en velours noir, bleu ou rouge brodée de fil doré. Lors de la troisième soirée, le jour du 3arss, le marié vient accompagné de sa famille, ils partagent du lait et des dattes. La mariée doit défiler avec sept robes traditionnelles conçues spécialement pour cet évènement. À la fin de cette soirée, le marié emporte sa femme avec lui à la maison, ils forment désormais un couple. Le dernier jour correspond au "hzam", déjeuner organisé et apporté par la mère de la mariée pour célébrer les noces qui se terminent par un après-midi convivial où la famille de la jeune mariée la rejoint dans son nouvel appartement, et pendant lequel, on demande à un enfant de lui mettre une ceinture autour de la taille pour marquer le passage du statut de jeune fille à celui de jeune femme. En récompense, la mariée offre de l'argent (un billet) à l'enfant.
Folklore [modifier]
Articles détaillés : Musique marocaine, Fantasia (Maghreb) et Reggada.
Fantasia :
La Fantasia est un show militaire où les cavaliers montrent leur habilité à manier les chevaux et les armes. Les cavaliers doivent à la fin de la course tirer de manière synchronisée un coup de feu appelé baroud.
El Aarfa
El Aarfa est une musique et danse militaire spécifique à la région du Rif oriental qui représente la force, la bravoure des guerriers. Autrefois, ces guerriers dansaient en signe de victoire sur l'ennemi, d'où l'usage du fusil, les frappes incessantes de pieds au sol qui se font au rythme de la musique et plusieurs fois au cours de la danse, les guerriers se baissent pour attraper de la terre et la sentir, symbolisant l'appartenance à la terre.
Cette musique est fortement implanté dans l'Ouest Algérien.
Ce style n'est pas le seul dans cette région, il y a le zamer (flûte).
Musical et Rythmique"
Autrefois fortement rythmé par le bendir (espèce de tambourin) et le zamer, sorte de flûte à deux cornes, ce style musical intègre le patrimoine folklorique marocain qui a été modernisé par le mélange d'instruments modernes comme la batterie, guitares, basse, violon, synthétiseurs incorporant les instruments traditionnels. C’est à partir de la rythmique 4/4 et 6/8 que cette musique est travaillée afin de perpétuer la musique ancestrale. La musique de fond est à 4 temps, mais les arrangements sont puisés de différentes mélodies se rapportant à ce qui se fait partout dans le monde. Les sons propulsent les airs locaux vers l’universalité.
Le Reggada & Alaoui font partie intégrante d’un patrimoine local à préserver, l’art Aarfa, après une longue léthargie et son confinement local, se réveille pour se répandre au niveau national et international. Plusieurs structures musicales au-delà et au sein même du Maroc s’y inspirent.
Personnages et héros des contes et histoires :
Nounja
Majjiitte
Aicha Kandicha
Kerria Mimmiss
Zekraoui : époux de Kerria
Kabrane l'Mouta
Baâ (Sidi Yahya)
Idrissi Zerguit (Mly-Driss)
Sidi Yahya Benyounes, le saint patron de la ville
Point de rencontre de diverses civilisations, cette oasis abrite également les mausolées de plusieurs saints dont le plus vénéré est celui de Sidi Yahya Benyounès. Pour certains chrétiens, il s'agit de Saint Jean, fils de Jonas contemporain de Jésus. Pour les Juifs c'est un Rabbi Castillan installé à Oujda en 1391. Les croyances populaires en attribuent une " Baraka " provenant d'une longue vie de quatre vingts ans passées dans l'adoration de Dieu.
Proverbes oujdis [modifier]
On n'achète pas les légumes avec des paroles : les paroles c'est du vent.
Chaque brebis est suspendue par sa patte : chacun est seul responsable de ses actes.
Celui qui creuse un trou y tombe : celui qui complote ou veut porter préjudice à autrui, subit toujours des revers ou est victime de ses propres méfaits.
Les gouttes de pluie font la rivière : il faut être patient dans la vie.
Ce qu'on a gagné pendant la journée a été perdu la nuit : il faut savoir dépenser son argent utilement.
Ô mariée ! Qui t'as trouvé belle ? - Ma mère et ma tante en face : (Chkoune chokrak a laarouss ? - Mma w khalti lli gbalti) = Les proches sont des faux témoins.
Ma princesse est belle et elle l'est encore plus après son Hammam !! ("Lala zina ou zadha nour el hamam ") : C'est mauvais et c'est devenu encore pire !!
Le dialecte oujdi [modifier]
Article détaillé : Dictionnaire Oujdi.
Les principales caractéristiques du parler oujdi qui le différencient des autres parlers marocains sont :
l'absence du préfixe verbal "ka" à l'inaccompli : on dira donc "nakoul" (je mange) au lieu de "kanakoul" ;
la distinction faite entre la 2e personne du masculin et celle du féminin, à l'accompli "dert" (tu as fait - masculin) et "derti" (tu as fait - féminin) ;*
un lexique propre à la région, mais qui grâce à l'ouverture vers le reste du royaume connait une uniformisation très significative.
Wachta, wasmou : quoi, Drouk : maintenant (utilisé aussi au centre et au sud du Maroc), bella3 : fermer, zroudiya : carotte, arwah : viens (mot berbère), Wah : oui, Zallamete : allumettes, edda3wa : le climat , elwaghech:les potes , dengue=rengue=rerrde : bagarre ,tingraphe : poteau électrique , reyede : arreter ,fawate l'examen : passer l'examen,l3èzz : Bravo , bèrèma ( brème) : rouler , chi tafa : une taf de cigarette ou .. , al houma : cartier , chira : cannabis , matfzèrch : ne pas griller .
Les Oujdis d'origine citadine et ceux qui viennent du nord de la ville (beni znassen) ont le même suffixe que les autres marocains a la 3ème personne du singulier.Exemple. 3andou : il a , darou : sa maison , guelbou : son coeur ; Mais les Oujdis d'origine campagnarde ( 3roubiya) , notamment venant des villages au sud de la ville, on le même suffixe que les algériens de la région d'Oran. Exemple. 3andah : il a , darah : sa maison , galbah : son coeur .
les personnes agées et les Oujdis d'origine de la région des beni znassen ont tendance a prononcer les interdentales. Exemple: thlatha : trois , nedharbek : je te frappe , hadhi : celle-ci. Les autres Oujdis ( la majorité) disent tlata, nedarbek et hadi, comme dans le reste du Maroc.
Légendes populaires [modifier]
Culture [modifier]
Éducation [modifier]
La ville d'Oujda dispose de l’université Mohammed premier (l’UMP) qui a été créée en 1978. Elle comporte six établissements d’enseignement supérieur (quatre facultés et trois écoles plus le centre pédagogique régional pour la formation des professeurs du premier cycle (CPR):
Académie régionale pour l'Éducation et la formation d'Oujda, (AREF-Oujda)
Centre de formation des professeurs du primaire, (CFI-Oujda)
Centre pédagogique régional pour la formation des professeurs du premier cycle, (CPR-Oujda)
Faculté des Sciences, F.S
Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales, F.S.J.E.S
Faculté des Lettres et des Sciences humaines d'Oujda (F.L.S.H)
Faculté de Médecine et de Pharmacie d'Oujda (F.M.P.O)
École supérieure de technologie E.S.T.O
École nationale des sciences appliquées (école d'inégieurs), E.N.S.A
École nationale de commerce et de gestion (E.N.C.G)
Institut du commerce et de gestion (I.C.G)
Institut de formation des techniciens en architecture et urbanisme (I.F.T.A.U)
École française des affaires (E.F.A)
Classes préparatoires aux Grandes Écoles (Lycée Omar Ibn Abdeaziz)
Institut spécialisé de technologie appliquée - Lazaret
Institut spécialisé de technologie appliquée - Sidi Mâafa
Institut spécialisé de technologie appliquée - El Aounia
Institut spécialisé de technologie appliquée - Hay Assalam
La ville d'Oujda compte plusieurs écoles privées d'enseignement primaire et secondaire. Ainsi qu'une école qui dispense un enseignement Français (Groupe Al-Badil)
Cinéma [modifier]
Article détaillé : Cinéma marocain.
Oujda a organisé en 2005 le 1er Festival du film Marocain.
Musique [modifier]
Articles détaillés : Musique marocaine et Musique arabo-andalouse.
El gharanati [modifier]
À travers l'Islam, le Maroc a reçu de l'Orient un important patrimoine artistique. Il a été par la suite réceptacle de la culture andalouse. L'origine de la musique Gharnati remonte aux derniers siècles de l'Andalousie musulmane (1232-1492). L'époque de la dynastie Beni al Ahmar à Grenade.[réf. nécessaire]
De nos jours, une partie de la tradition musicale de cet héritage précieux apparaît dans les pays du Maghreb sous le nom de ala, çan3à, gharnati, maluf et récemment musique andalouse. Cordoue, Séville, Grenade ont collaboré au rayonnement de la langue, de la poésie et la musique andalouse.
À Oujda la musique andalouse règne en maitre dans toutes les cérémonies, mariage, veillées intimes, etc. Malgré les pièces instrumentales utilisées c'est le chant qui prédomine, il se scinde en deux catégories :
le chant mélismatique au rythme libre improvisé par une voix solo soutenue par un instrument ;
le chant syllabique, dont la mélodie fixée d'avance est scandée sur rythme déterminé, exécuté en général par un groupe de voix à l'unisson enrichi parfois par quelques ornements vocaux effectués par l'un des membres du groupe.
À Oujda le groupe le plus célèbre en musique gharnatie est "L'Association Al Moussilia",sous la direction de M. Thanthaoui Ahmed ; il est constitué d'environ seize membres parmi lesquels des instrumentistes et chanteurs (garçons et filles) ; il se dédie essentiellement à la recherche, à la conversation et à la diffusion du riche patrimoine musical qui subsiste au Maroc. La musique Al Gharnati, domination sous laquelle on connaît au Maroc la musique provenant d'Al Andalous, forme la base principale de son répertoire qui inclut en plus d'autres formes musicales marocaines et arabes. Ce groupe a participé dans divers manifestations et festivals nationaux et internationaux en Europe et dans le monde arabe.
Alaoui [modifier]
le Allaoui est une danse traditionnelle guerrière originaire des steppes oranaises, en Algérie. Elle s'est ensuite diffusée vers Oujda et dans l'Oriental marocain.
Article principal : Allaoui.
Rai [modifier]
Né à l'autre côté de la frontière (Algérie), le rai s'est modernisé en faisant appel aux instruments modernes électriques et électroniques. Il chante l'amour et les difficultés sociales. Il tient son nom de la répétition très fréquente dans ses chansons du mot "ya rayi" (mon avis, mon envie...). Ce genre musical s'est propagé dans l'ensemble du maghreb et du monde arabe et a connu beaucoup de succès sur la scène internationale. On trouve parmi les artistes Raî oujdi: les frères Bouchnak, Mimoune el oujdi, Kamel el Oujdi, Douzi..
Oujda organise chaque année un festival dédié à cette musique vers les dix derniers jours du mois de juillet il s'appel "festival international du rai"
Reggada [modifier]
La reggada, style musical né dans la région du Rif oriental (voire Rifains).
Sport [modifier]
Oujda possède les clubs sportifs suivants :
Mouloudia Club d'Oujda (MCO) : football, rugby à XV, handball, athlétisme et basket-ball;
Union sportive d'Oujda (USO) : athlétisme, rugby à XV et judo;
Étoile sportive d'Oujda (ESO) : athlétisme, football et boxe;
Union islamique sportif d'Oujda (UISO): football.
Messaoud HAMMOU : karatéka International karaté
L'infrastructure sportive à Oujda est constituée d'un stade municipal, une enceinte olympique, le Stade d'honneur d'Oujda (20 000 places) construit en 1976, le complexe sportif 'Rock' comportant notamment un stade de rugby, un complexe de tennis au sein du parc Lala Aicha, un terrain de golf et une salle omnisports.
Gastronomie d'Oujda [modifier]
Article détaillé : Cuisine d'Oujda.
Oujda possède une tradition culinaire riche. En plus des plats qu'on trouvent dans d'autres régions au Maroc, comme la Harira (soupe), la Pastilla (bastela), le couscous (nommé Taam à Oujda),la cuisine d'Oujda se distingue par les spécialités qui suivent :
Petit déjeuner [modifier]
Sellou : Mélange très nutritif à base de farine grillée mélangée au beurre fondu, au miel, au sésame, amande etc.
Khringo : sorte de crêpe avec des petites alvéoles sur une face, d'où son surnom de mille trous.
Mbessess ou Harcha : sorte d'épaisse tortilla à la semoule de blé dur, parfois garnie de pâte de datte, très nutritif.
Taquenta : pâte à tartiner faite à base de farine, de sucre et d'huile. Elle se mange aussi garnie dans des dattes dénoyautées (ancienne coutume)
Zeméta : orge frais concassé auquel on ajoute une pincée de sel, et qu'on lie avec de l'eau ou un œuf, le tout à feu doux.
Sfenj : une version locale beignets.
Msemen : crèpe feuilletée
Kaak : Biscuit sec en forme de soleil à base de farine, d'anis et de fenouil.
Entrées [modifier]
Kabda : du fois gras à l'Oujdi
Klila : fromage dur (asséché) qui ressemble à la feta
Khli3 : de la viande séchée, il est mangé avec des œufs
Saykouk : entrée rafraîchissante à base de lait fermenté (Lben) mélangé à la graine de couscous.
Khoubbiza : plat à base d'herbes (blettes), qui ressemblent aux épinards ; très nutritif, on le mange à l'heure du goûter.
Plats principaux [modifier]
Bakbouka : C'est la tripe d'estomac de mouton cousue en poche remplie de morceaux d'abats, de riz, de poix chiches etc. servi le jour de l'Aïd El Kbir. Composition : tripes et abats d'un mouton (crépine, foie, cœur et poumons), pois chiches trempés depuis la veille, riz, oignons hachés, gousses d'ail hachées, bouquet de persil et de coriandre hachés, cumin, paprika, curcuma, poivre, sel, tomates râpées, huile d'olive, eau ; le tout cuit dans une cocotte remplie de bouillon.
Foul Mfwar : Fèves à la vapeur
Karaâine : Jambes de veau ou de mouton avec des pois chiches et de la Merqua (sauce locale très spéciale)
Karcha : Plat à base de tripes
Frites : Pommes de terre sautées à l'huile
Tchicha : Soupe à base de semoule
Garâa Bsi-Bsi : Courges de la région de Oujda
Loubya grini : Plat de haricots (fayots)
Batata b'zitoun : Plat de pommes de terre accompagnées d'olives
Babbouche : Escargots au bouillon
Desserts [modifier]
Zlabia : pâtisserie au miel
Griwach : équivalent de la chebakiya de Rabat ou Casablanca
Ghribiya : gâteau à base de farine et saupoudré de cannelle : montécaos.
Karmouss : figue
El hendiya : figue de barbarie, très appréciées à Oujda.
Maqrout : gâteau à base de semoule, dattes, miel, etc...
Plats populaires [modifier]
Karane
Karane : est un plat à base de la poudre pois chiches, très apprécié dans la Région on l'accompagne d'une boisson locale nommée Barida.
Barida : est une boisson rafrechissante à base d'orange ou citron, elle accompagne le plat populaire karane
Babbouche : de l'escargot, préparé et épicé, appelé "Ghllal" dans les autres régions du Maroc, ce qui le rend spécial est sa sauce.
L’artisanat d'Oujda [modifier]
Habillement [modifier]
À Oujda, bien que la mode de la takchita évolue avec les nouveaux modèles diffusés lors des défilés TV, le caftan traditionnel est toujours indispensable au trousseau d'une jeune fille oujdiya pour son mariage. Mais la robe principale reste El Blousa Oujdia, ensuite la robe andalouse dite Cheda venue de Grenade après la Reconquista. Quant aux vêtements courants que l'on porte généralement à la maison, il y a la gandoura, robe simple décorée de motifs eux aussi simples, et pour sortir, à moins de se changer pour porter l'habit occidental, la djellaba est de rigueur pour couvrir les habits de la maison avant de sortir.
À une époque lointaine, les hommes portaient le kaftan ; ensuite apparut la djellaba ou 3baya, robe blanche ou colorée de motifs, portée sur un sarwel. De nos jours les hommes boudent ces costumes pour adopter le jean's avec son sweat, mais on retrouve ces vêtements lors de la célébration de fêtes de famille (mariages, circoncisions, baptêmes...) ou de fêtes religieuses (au cours du ramadan pour aller à la mosquée, le 27e jour du ramadan (lilatt al kadri pendant l'Aïd el fitr et l'Aïd el Adha). la coiffe traditionnelle de toute la région de l'Oriental est le turban, il est blanc ou jaune . On peut encore le voir dans la ville d'Oujda lors des fantasia ou dans les danses traditionnelles guerrières etc...
Divers [modifier]
Surnoms [modifier]
Phoenix city : durant son histoire, Oujda a été détruite une dizaine de fois, malgré cela, cette ville a su renaître de ses cendres, à chaque fois comme un phénix.
Oujda l'acclimatante : (Wajda Walaffa), les visiteurs se sentent bien à Oujda, grâce à son climat, l'accueil de ses habitants et la richesse de ses traditions, et beaucoup d'entre eux décident de s'y installer.
La ville des champions : une dizaine de champions du monde et une cinquantaine de champions du Maroc et d'Afrique sont originaires de cette ville, notamment, Chouaref, neuf fois champion du monde de kick boxing, Mekkaoui Benyounes champion du Maroc à plusieurs reprises et d'Afrique en Boxe; Rifai Houssaine, une fois champion du Maroc en kick boxing et rugby; Benazzi Abdelatif, vice-champion du monde de rugby avec l'équipe de France; Belgaid, double champion du monde de Judo ; .Zoubayr Balil 4 fois champion junior du Maroc de fullcontact, Amir Boutayeb champion junior du Maroc de Saut en Hauteur et 4x60 m Relais.
( Source, Au Maroc le Sport )
Œuvres sur Oujda [modifier]
Livres
Oujda, une ville frontière du Maroc, de Yvette Katan
Oujda, de François Martinez
Adieu Oujda ma bien aimée, de Abderrahmane Zenati
Oujda porte du Maroc Mille ans d’Histoire. Mohamed El jerroudi, La croisée des chemins , 2007.
Films
Retour à Oujda, documentaire français, réalisé par Charlotte Szlovak, produit par Atria Films
Personnalités [modifier]
Article détaillé : Liste des personnalités de Oujda.
Villes jumelées [modifier]
Djeddah (Arabie saoudite)
Trowbridge (Royaume-Uni) (2006)
Syrte (Libye)
Lille (France)
Oran (Algérie)
Sevran (France)
Aix-en-Provence (France) (2007)
Molenbeek-Saint-Jean (Belgique)
Jouy-le-Moutier (France)
Galerie d'images [modifier]
Les trois fontaines.
Place de Bab al-Gharbi.
Galerie d'art de la médina.
Mosquée, mairie et place.
Une ruelle dans la médina.
Mausolée Sidi Yhaya (le saint patron de la ville).
Une place à proximité de la médina.
Tour de contrôle dans la médina.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Mouloudia Club d'Oujda
Oujda Ville
Cuisine d'Oujda
Festival international du raï
Berkane
Saidia
Notes et références [modifier]
↑ Maroc : géographie, population villes, climat, pib pnb, devise, drapeau, économie, tourisme [archive]
↑ http://webserver1.univ-oujda.ac.ma/CURA/photos%20dolmens.htm [archive]
↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduit par William Mac- Guckin De Slane, Édition Berti, Alger 2003
↑ Ibn Khaldoun, histoire des Berbères, éd Berti,Alger, 2003.
↑ http://www.meteo-maroc.org/climat-oujda.html [archive]
Portail du Maroc
Catégories : Oujda | Ville de l'Oriental | [+]
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MAROC
Maroc
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Al Mamlakatu'l-Maghribiya (ar)
ⵜⴰⴳⵍⴷⵉⵜ ⵏ ⵓⵎⵕⵕⵓⴽ
Tageldit n Umṛṛuk1,2 (ber)
Royaume du Maroc (fr)
(Drapeau du Maroc) (Armoiries du Maroc)
Devise nationale :
Arabe : الله، الوطن، الملك
Français : Dieu, la Patrie, le Roi
La zone hachurée sur la carte désigne le Sahara occidental,
revendiqué et majoritairement contrôlé par le Maroc,
mais dont la souveraineté n'est pas reconnue à l'ONU.
Langue officielle Arabe3
Capitale Rabat
34°02′ Nord 6°51′ Ouest
Capitale économique Casablanca
Forme de l’État Monarchie constitutionnelle
- Roi
- Premier ministre Mohammed VI
Abbas El Fassi
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 57 (40(¹))e
446 550 (710 850 (¹)) km2
1,059 %
Population
- Totale (Décembre 2009)
- Densité Classé 35e
31 671 474 4 (²) hab.
83,14 (48,44 (¹)) hab./km2
Indépendance
- Date De la France (pour le Maroc « central »), de l'Espagne (pour le Rif, l'enclave de Sidi Ifni, le protectorat de Cap-Juby et les provinces du Sud (contestées))
- 2 mars 1956 (pour la zone française)
- 7 avril 1959 (pour le protectorat espagnol du Maroc)
- 30 juin 1969 pour l'enclave d'Ifni
- 14 novembre 1975 pour les deux tiers nord du Sahara Occidental (contesté)
- 14 août 1979 pour la récupération de Oued Eddahab (contesté)
Gentilé Marocains, Marocaines
IDH (2008) 0,646 (moyen) (127e5)
Monnaie Dirham marocain (MAD)
Fuseau horaire UTC +0 ou +1 en été
(2010 : du 2 mai au 7 août)
Hymne national Hymne chérifien
Domaine internet .ma
Indicatif
téléphonique +212
(¹) Avec le Sahara occidental
(²) 29 891 708 selon le dernier recensement des autorités marocaines (2004)6
Le Maroc, en forme longue le Royaume du Maroc, en arabe al-Maghrib, المغرب et Al Mamlakatu'l-Maghribiya, المملكة المغربية, en berbère lmruk, ⵍⵎⵔⵓⴽ et Tageldit n Umṛṛuk, ⵜⴰⴳⵍⴷⵉⵜ ⵏ ⵓⵎⵕⵕⵓⴽ, ou encore le Royaume chérifien, est un pays situé dans le nord-ouest de l’Afrique et faisant partie du Maghreb. Sa capitale politique est Rabat alors que la capitale économique et la plus grande ville du pays est Casablanca. Le pays est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par l’Espagne, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et de facto au sud par la Mauritanie au-delà du Sahara occidental contesté.
Le Maroc a pour régime politique une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est le roi alaouite Mohammed VI : c'est l'une des plus anciennes monarchies au monde. En 1912, à la suite du traité de Fez, et jusqu'à l'indépendance de 1956, le territoire du Maroc a été partagé selon un double régime de protectorat, assumé par la France et par l'Espagne. Le Maroc est membre de plusieurs organisations dont l'Organisation des Nations unies, la Ligue arabe, l’Union du Maghreb arabe, la Francophonie, et l’Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays africain à ne pas faire partie de l'Union africaine, mais il cherche à consolider ses relations avec l'Union européenne. En 1987, le Maroc a tenté, sans succès, d'adhérer à la CEE, et s'est vu octroyer en 2008 un « statut avancé » auprès de l'UE7. Le 15 mai 2009, il a rejoint le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe8. En juin 2004, en reconnaissance des liens étroits qui unissent les deux pays et en appréciation du soutien résolu du Maroc à la guerre contre le terrorisme, le président des États-Unis désigna le Maroc comme l'un des alliés majeurs hors-OTAN9.
Selon l'historien Bernard Lugan, c'est entre autres l'attrait des richesses provenant du commerce du Sud (Sahara) vers le Nord (l'Occident) qui va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties, en particulier celles venant du Sud (Almoravides, Almohades, Saadiens) ; toute l'histoire du Maroc (des Idrissides aux Alaouites) est ainsi marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L'histoire et l'origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara10.Sommaire [masquer]
1 Toponymie
2 Histoire
2.1 Fondation du Maroc
2.2 Préhistoire et protohistoire
2.3 Le Maroc antique
2.4 Rôle des tribus au cours de l'histoire du pays
2.5 De la conquête arabe aux troubles anarchiques
2.6 Royaume des Berghouata (entre les VIIIe et Xe siècles)
2.7 Incursions d'autres tribus Zénètes
2.8 Dynastie almoravide
2.9 Dynastie almohade
2.10 Le Maroc au cours des croisades
2.11 Dynastie des Mérinides
2.12 Liens avec Al-Andalus.
2.13 Dynastie des Saadiens
2.14 Dynastie des Alaouites
3 Géographie
3.1 Géographie physique
3.2 Frontières terrestres
3.3 Climat
3.4 L'Environnement
3.5 Géographie humaine
3.5.1 Subdivisions
3.5.2 Villes principales
4 Économie
4.1 PIB par région
4.2 Atouts et points forts
4.3 Chômage
4.4 Le chanvre
4.5 Tourisme
4.6 Transport
4.7 Opérateurs de télécommunications
4.8 Télécommunications
4.9 Approvisionnement en eau potable et assainissement
5 Politique
5.1 Droit des femmes
5.2 Organisations internationales et régionales
5.3 Rangs internationaux
5.4 Défis du Maroc du XXIe siècle
5.4.1 Intégrité territoriale
5.4.2 Terrorisme
6 Démographie
6.1 Religion
6.2 Langues
6.2.1 Arabe
6.2.2 Darija
6.2.3 Tamazight (berbère)
6.2.4 Français et autres langues
6.3 Éducation
6.4 Émigration
6.5 Immigration
7 Armée et police
7.1 Forces armées royales
7.1.1 Composition
7.1.2 Garde royale
7.1.3 Gendarmerie royale
7.2 Forces auxiliaires marocaines
7.3 La Sûreté Nationale
7.4 Services secrets marocains
7.4.1 Sous la tutelle du ministère de l'intérieur
7.4.2 Sous la tutelle du ministère de la défense
8 Culture
8.1 Artisanat
8.2 Caftan marocain
8.3 Fantasia
8.4 Autres lectures
8.5 Médias
8.5.1 De nos jours
8.5.2 Chaînes et radios
8.5.3 Presse
8.6 Gastronomie
8.7 Musique
8.8 Cinéma
8.9 Littérature
8.10 Sport
9 Monuments et lieux remarquables
10 Codes
11 Notes et références
12 Voir aussi
12.1 Liens externes
12.1.1 Cartes repères
12.1.2 Antiquité et Préhistoire
12.1.3 Les différents groupes berbères du Maroc et du Maghreb
12.1.4 Fondation du Maroc
12.1.5 Islamisation du Maghreb et du Maroc
12.1.6 Dynasties musulmanes
12.1.7 Histoire du Maroc
12.1.8 Espagne mauresque et Maroc
12.1.9 Autres références
Toponymie
Caravane saharienne au sud du Maroc
Village typique du Haut Atlas
Lagune de Dakhla au Sahara occidental
Le Maroc se dit en berbère lmruk (ⵍⵎⵔⵓⴽ en tifinagh), nom qui dérive de la prononciation Amur n'wakuc ("Amour" qui signifie "pays" et " Akouch" qui veut dire " dieu" ce qui donne la terre de dieu ou la terre sainte)11. C'est aussi ce mot qui a donné le nom de Marrakech.12
Le Maroc se dit en arabe al-Maghrib (المغرب), ce qui signifie « le couchant » ou « l’Occident13 » (littéralement : « le Maghreb »).
Ce même mot, en arabe, désigne aussi le Maghreb au sens large14 ; aussi, lorsqu'il est nécessaire de préciser, on nomme le Maroc al-Maghrib al-’aqṣaą (المغرب الاقصى), signifiant « le Couchant lointain » ou « l’Extrême-Occident », et on désigne le Maghreb par al-Maghrib al-°arabiy (المغرب العربي), soit « l'Occident arabe ».
Le nom français Maroc dérive quant à lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (celle des Almoravides, des Almohades et des Saadiens). De cette prononciation dérivent également Marrocos (en portugais), Marocko (en suédois), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l’appelant eux Marakech. Les Turcs l’appellent Fas qui vient de l’ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite (avant 1912), Fès. Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région composée du Maroc et de l'Algérie occidentale sera connue sous le nom de Maurétanie (à ne pas confondre avec la Mauritanie). La région sera par la suite divisée en deux Maurétanies provinces par les Romains: la Maurétanie Tingitane avec Volubilis pour capitale (ancienne cité berbère de Oulil) et la Maurétanie Césarienne avec Cesarea (Tipaza) pour capitale (centre et ouest de l'Algérie). Le Maroc est le pays où les Grecs anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.
Le Maroc fut connu sous le nom de Royaume de Marrakech sous les trois dynasties qui eurent cette ville comme capitale, puis sous le nom de Royaume de Fès sous les dynasties qui résidèrent à Fès. Sous la dynastie des Alaouites, le Maroc est aussi connu sous le nom d'Empire chérifien. Cette appellation, très utilisée avant 1956, l'est aussi jusqu'à nos jours car le souverain alaouite, descendant du prophète de l'islam Mahomet, est "cherif" c'est-à-dire noble. Au XIXe siècle, les cartographes européens mentionnaient toujours un "Royaume de Maroc" en en indiquant l'ancienne capitale "Maroc" (pour Marrakech). À l'indépendance, le pays prit le nom officiel de Royaume du Maroc et le sultan Mohamed ben Youssef en devint le roi sous le nom de Mohamed V.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Maroc.
Fondation du Maroc
La fondation du Maroc, pays se considérant arabo-berbére, africain et musulman, se fait avec les Idrissides qui allièrent à leur cause diverses tribus contrôlant des petits royaumes ou territoires indépendants de tout pouvoir central. Au fur et à mesure des alliances, les Idrissides vont étendre leur influence territoriale avec des populations autochtones et lancer les bases de l'organisation d'un État constitué (Makhzen) reprises par les dynasties suivantes. Si les Idrissides vont commencer à dessiner les bases de l'État et des frontières de l'actuel Maroc ce sont les Almoravides qui en créant leur capitale Marrakech donneront au pays son nom (le nom Maroc est due à déformation linguistique française de Marrakech); ils consolideront et élargiront l'œuvre débutante et fragile des Idrissides ; les dynasties suivantes hériteront de l'expérience étatique précédente.
Même si d'autres civilisations du bassin méditerranéen (Rome, Carthage etc..) ont enrichi l'histoire du pays et même, si des populations de l'actuel Maroc vont participer à l'essor de ces civilisations, les historiens du Maroc les considèrent comme appartenant à des puissances étrangères, de surcroît non musulmanes, point important dans la définition du pays.
À partir des Idrissides, les dynasties qui suivirent et qui durent, elles aussi, établir des alliances avec des tribus de l'actuel Maroc, seront considérées comme marocaines par les historiens.
Monnaie Idrisside année 840, marque de la création d'un État
À l'époque des Idrissides, le Maroc s'appelle le Royaume de Fez.
À propos du Maroc, le terme Empire est parfois utilisé car par définition, un empire est un ensemble d'États ou de royaumes (voir les différentes cartes du Maroc). Ceci explique l'appellation « villes impériales » utilisée encore de nos jours pour qualifier les villes de Fès, Marrakech, Meknès et Rabat15.
Lorsque le Maroc se fonde, le reste du Maghreb est éclaté sous forme de royaumes ou territoires indépendants, parfois concurrents ou en guerre, sans pouvoir central c'est-à-dire non organisés en État dirigé par des populations autochtones.
L'organisation en État organisé permit aux Saadiens et aux Alaouites de s'opposer à l'avancée ottomane[réf. nécessaire] qui s'arrêta à la Moulouya et qui s'étendait sur une grande partie des autres pays arabes actuels.
Des désaccords apparus au début du XXe siècle dans la famille Alaouite et dans le Makhzen plus gobalement suite à des problèmes de gestion du pays, créèrent une période d'instabilité (comme le Maroc en connut dans le passé) dont vont profiter plusieurs puissances coloniales (Allemagne, Angleterre, Espagne, France) pour essayer de s'emparer du pays qui possède entre autres une position géostratégique intéressante, à la veille de la Première Guerre mondiale. Après bien des tractations houleuses et secrètes qui faillirent déclencher dès 1912 la Première Guerre mondiale, le Maroc fut partagé entre la France et l'Espagne.
Préhistoire et protohistoire
Les premières traces d'une présence d'hominidés sur le territoire marocain datent d'environ 700 000 ans. De cette période dite acheuléenne, on a retrouvé un certain nombre d'outils, notamment dans la plaine de la Chaouïa et plus précisément à proximité immédiate de l'agglomération casablancaise. Outre l'outillage, on a découvert un certain nombre de fragments humains notamment dans les carrières Thomas, près de Casablanca (mandibules, maxillaires et fragments crâniens d'Homo erectus)16.
De l'époque moustérienne (120 000 à 40 000 ans BP), le site le plus explicite est celui de Jbel Irhoud situé à mi-chemin entre les villes de Marrakech et de Safi et où ont été découverts deux crânes d'hominidés, des outils associés à l'industrie levalloiso-moustérienne ainsi que d'importants restes d'animaux aujourd'hui disparus.
Extension de la culture ibéromaurisienne
L'époque atérienne (60 à 40 000 ans BP17) a apporté son lot d'outils pédonculés retrouvés dans de nombreuses grottes situées sur le littoral atlantique (Dar Soltane 2)18. Néanmoins cette période a surtout été marquée par de profonds bouleversements climatiques ayant entrainé une désertification sans précédent du territoire marocain ainsi que la raréfaction voire la disparition d'un grand nombre d'espèces animales et végétales. Cette dynamique a cependant été contrecarrée par le rempart naturel que constituent les chaînes de l'Atlas et du Rif, que ce soit au Maroc ou dans le reste du Maghreb.
L'arrivée d'Homo sapiens au Maghreb avant l'Épipaléolithique a été démontrée puisque les industries atériennes ne sont pas l'œuvre de l'homme de Néandertal, dont l'aire de répartition est exclusivement eurasiatique, mais bel et bien d'Homo sapiens présentant des caractéristiques archaïques.
Il y a environ 21 000 ans, la civilisation ibéromaurusienne voit le jour. Elle se caractérise par des rites funéraires plutôt évolués et par un raffinement de l'outillage utilisé. Néanmoins, il n'est pas encore question d'agriculture. La grotte de Taforalt dans la région d'Oujda correspond au plus grand gisement de l'époque.
Cette civilisation se maintient et se répand sur l'ensemble du Maghreb avant de se métisser progressivement vers le neuvième millénaire avant notre ère avec les populations capsiennes, ancêtres des Berbères modernes. Les premiers éléments découverts correspondant à cette période (Néolithique) datent d'environ 6 000 ans. Ceux-ci témoignent d'une sédentarisation déjà avancée ainsi que d'une maîtrise relative des techniques agricoles.
Le Maroc antique
Article détaillé : Liste des villes au Maroc fondées par les Phéniciens.
Ruines Romaines de Volubilis
À partir des années - 3 000 se développe au Maroc la culture campaniforme. Dès lors le Maroc entre dans l'âge du bronze et on assiste à la diffusion d'une céramique noire spécifique dont la présence est attestée dans un certain nombre de sépultures de la région rifaine.
À partir du XIe siècle av. J.-C., les hardis commerçants phéniciens venus du Liban actuel atteignent les côtes marocaines et notamment la côte atlantique. Ils fondent de nombreux comptoirs qui serviront de bases à de nombreuses cités romaines puis arabes (dont les principaux furent Tingis et Lixus, actuelles Tanger et Larache). Au passage, c'est à cette période déjà que l'on date les toutes premières installations de populations juives au Maroc
L'autonomie progressive de Carthage profite aux comptoirs phéniciens fondés sur les côtes marocaines dans la mesure où ils seront davantage mis en valeur du fait de la proximité relative avec la nouvelle capitale de l'empire punique. L'influence carthaginoise se fait grandement sentir auprès des populations indigènes dont l'organisation s'améliore parallèlement. Ainsi les tribus berbères se fédèrent progressivement, fondant des royaumes cohérents dont le premier sera le royaume de Maurétanie d'abord confiné dans le nord-ouest de l'actuel Maroc. Le sud du pays est occupé par les Gétules et l'est par les Numides.
Du fait du soutien apporté par la Maurétanie à l'Empire romain lors de la destruction de Carthage, il se nouera une étroite amitié entre les deux entités (d'où l'éviction du chef numide Jugurtha). Le roi Bocchus se voit même décerné le titre d'Ami du Peuple par le Sénat romain et gagne l'amitié du consul Caius Marius. Sous le règne de Juba II la Maurétanie devient un royaume vassal, réputé pour ses exportations de pourpre et de produits maritimes, assez riche pour tailler sa propre monnaie d'or. Une brillante civilisation urbaine se développe, influencée à la fois par l'héritage carthaginois et par les courants artistiques de la Grèce et de l'Égypte. De telles influences sont sans doutes dues au mécénat de la propre épouse de Juba II, la reine Cléopâtre Séléné, qui n'est autre que la fille de Marc Antoine et de Cléopâtre VII. Mais une telle richesse attise la convoitise de Rome, ce dont Ptolémée de Maurétanie, sucesseur de Juba II, va faire les frais.
Lors d'une invitation de Ptolémée à Rome, le dernier roi maurétanien est assassiné par l'empereur Caligula, ce qui entrainera après deux années de troubles une annexion de la Maurétanie (42 ap J.-C.) que l'on désignera dès lors sous le nom de Maurétanie Tingitane, décrétée officiellement province impériale par l'empereur Claude Ier. Là encore, seul le nord de l'actuel territoire marocain est effectivement sous contrôle romain, le reste du territoire demeurant berbère. Les Romains fondent une cité propspère à Volubilis (non loin de l'actuelle Meknès). Néanmoins la capitale administrative demeurera Tingis, future Tanger, siège du procurateur, le gouverneur de la province, de rang militaire et appartenant à l'ordre équestre (chevalier romain). Durant toute cette période une grande autonomie est accordée aux différentes tribus (comme en témoignent les fameuses tables de Banasa), mais la constante pression des peuplades méridionales puis les crises internes à l'Empire auront progressivement raison de la Maurétanie Tingitane. Au IIIe siècle la province est réduite à la côte nord et à Sala (actuelle Salé). Durant la domination romaine les cités, colonies de droit romain ou latin, se dotent de monuments civiques et de résidences ornées d'oeuvres d'art (sculptures, mosaïques). Les plaines cultivées sont partagées par l'aristocratie locale, qui s'enrichit notamment de l'exploitation de l'olivier dont les produits sont exportés dans les provinces voisines. Les terrains de parcours plus lointains sont laissés aux tribus nomades ou semi-nomades. Les ports de Tingis et de Sala connaissent une intense activité commerciale.
En 429, des tribus Vandales originaires de Germanie traversent le Détroit de Gibraltar mais dans leur imperturbable course vers ce qui demeurait de la mythique Carthage, ils ne contrôleront guère que le littoral méditerranéen, se désintéressant de l'intérieur des terres. Un siècle plus tard, les Byzantins, désireux d'anéantir le royaume vandale pacifieront le nord du territoire, désenclavant par la même occasion les tribus maures du reste du pays. Le gouvernement de Constantinople crée la province de Maurétanie Seconde, qui regroupe Tanger, Ceuta, Lixus et l'extrême sud de l'Espagne, administrée par un exarque.
Références en liens externes
Rôle des tribus au cours de l'histoire du pays
Comme dans l'histoire de très nombreuses nations à travers le monde, aucune dynastie marocaine (des Idissides aux Alaouites) ne pourra s'imposer par elle-même. Toutes devront, pour étendre et asseoir leur influence géographique sur des périodes plus moins longues, passer des alliances (intéressées, religieuses, maritales, forcées, pacifiques ou négociées) avec les différentes autres tribus musulmanes et parfois juives du pays. L'islam sera le principal ciment entre les différentes tribus qui composent le royaume mais ses interprétations feront naitre des conflits. Le fait que certaines dynasties se soient réclamées chérifiennes ne sera pas un atout suffisant à leur persistance.
Le Maroc restera longtemps un pays fortement tribal cela même après l'indépendance du pays en 1956. C'est la raison pour laquelle, de nos jours encore, les représentants des différentes tribus du pays continue à réitérer leur allégeance au Roi au cours de la fête annuelle du Trône. Compte tenu des dissensions familiales et des luttes de pouvoir au sein des différentes dynasties marocaines successives tous les membres (sans exception) de la famille royale sont également tenues de prêter allégeance au Roi. Cette fête du Trône a pour but de souder et de rappeler le lien entre le monarque et le peuple en particulier à des moments difficiles de l'histoire du pays.
De la conquête arabe aux troubles anarchiques
Article détaillé : Dynastie Idrisside.
Ancienne Medersa idrisside de Fés
En 649, débute la conquête du Maghreb par les troupes arabes. C'est 35 ans plus tard que ces troupes pénètrent véritablement dans le territoire marocain. Les tribus berbères installées aussi bien dans les contreforts montagneux de l'Atlas et du Rif que dans les fertiles plaines atlantiques soutiendront dans un premier temps les Byzantins installés sur les côtes méditerranéennes qu'ils préféreront aux Arabes notamment à cause d'erreurs diplomatiques. La destruction des installations byzantines aux alentours de l'an 700 aura finalement raison de la résistance berbère qui se convertira dès lors à l'islam apporté par les conquérants arabes. Les berbères du Maroc étaient alors très faiblement christianisés tandis que les populations juives ne se convertirent que très faiblement à l'islam. Par ailleurs, l'islam ne sera dès lors plus jamais contesté au Maroc, contrairement à ce qui a pu se passer en Algérie ou en Tunisie. D'autre part, l'année 708 correspond à l'intégration du Maroc au sein de l'empire des Omeyyades. Dans le sillage des succès marocains, les armées arabes traverseront le détroit de Gibraltar sous le commandement de Tariq ibn Ziyad et atteindront la Navarre dès 715.
En 740, les tribus berbères adoptent le kharijisme jugé plus proche des principes de "démocratie tribale" que la doctrine omeyyade. Le califat qui refuse cette hérésie se replie, fragilisé depuis Damas par l'irrésistible ascension des Abbassides. Le Maroc connait l'anarchie.
L'histoire des Idrissides est indissociable de la personne d'Idriss Ier, descendant d'Ali et de Fatima, gendre et fille du prophète de l'islam Mahomet, qui fuyant les massacres dont était victime son entourage et sa famille vint se réfugier dans le Moyen Atlas, à Volubilis, ancienne cité romaine déchue. Obtenant l'aval des tribus locales, il fonda en 789 la ville de Fès dans la plaine du Saïss dont il fit la capitale de son nouveau royaume, le Maroc, proclamé en 791. Assassiné par un envoyé du calife Haroun ar-Rachid, son fils Idris II lui succède après une régence. Il étend sa capitale ainsi que son royaume et avance au-delà de Tlemcen, pris par son père dès 789 et assujettit de nombreuses tribus Zenata. Son successeur Mohammed fera construire la prestigieuse mosquée Quaraouiyine, une des toutes premières universités de l'Histoire. À cette période, Fès devient un des principaux centres intellectuels du monde arabe et attire d'éminents scientifiques et théologiens. Le royaume du Maroc étend régulièrement ses frontières mais se retrouve menacé par la puissante dynastie des Fatimides à l'est. Indiqués califes de Cordoue au début du Xe siècle, les Idrissides subiront également au nord la pression des Omeyyades. En 985, les Fatimides et leurs vassaux d'Algérie poussent les Idrissides à se réfugier en Andalousie.
Dès le milieu du Xe siècle, l'affaiblissement des Idrissides du fait non seulement des pressions externes mais surtout des dissensions internes entraine un regain d'activité des grandes tribus berbères qui fondent et conquièrent de nombreuses cités. Les états de Sijilmassa dans le sud et de Nekor dans le nord se maintiennent et gagnent de l'ampleur durant cette période.
Références aussi en liens externes
Royaume des Berghouata (entre les VIIIe et Xe siècles)
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Article détaillé : Berghouata.
Référence : Berghrouata Encyclopédie Britannica en Anglais
voir aussi liens externes
Incursions d'autres tribus Zénètes
Articles détaillés : Maghraouas, Banou Ifren et Meknassa.
Oujda est fondée par les zènétes Maghraouas
Vers 954 et selon Ibn Khaldoun, trois grandes confédérations tribales zénètes 19 s'emparent de plusieurs villes et régions du Maghreb el Aksa (appellation arabe du Maroc), à savoir Fès, Oujda (fondée en 994 par le maghraoua Ziri Ibn Attia), Salé (fondée au cours du Xe siècle par les Banou Ifrens, Sijilmassa), ou encore les régions du Souss et du Haouz, et ce consécutivement à l'affaiblissement de la dynastie arabe chérifienne des Idrissides.
Pendant la conquête, les points de vue des Maghraouas, Banou Ifrens et Meknassas divergèrent provoquant une instabilité sur l'ensemble du territoire. Les diverses tribus maghraouas étaient tantôt alliées aux Omeyyades tantôt aux Fatimides. Les Banou Ifrens demeurèrent réfractaires à toute alliance avec les puissances arabes
Les Fatimides profitent de ces divisions entre les 3 tribus zénètes et envoient les Zirides de l'Ifriqiya pour conquérir le Maghreb el Aksa (le Maroc actuel). Le ziride nommé Ziri ibn Menad réussit à conquérir une partie du Maroc actuel. En 971, son fils Bologhine ibn Ziri affirme sa souveraineté sur la majorité des villes importantes. Durant cette période, les Berghouatas (confédération tribale masmouda et sanhadja) seront donc attaqués par les Zirides. Les Maghraouas demandent l'aide des Omeyades. Ces derniers acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires, en particulier ceux des Maghraouas de l'ouest du Maghreb. Bologhine ibn Ziri est contraint de reculer devant l'armée omeyade venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta20. Par la suite, Ziri Ibn Attia des Maghraouas entre en conflit avec les chefs des Banou Ifrens et des Meknassas. Une lutte au pouvoir sera acharnée entre les fractions zénètes. Les Banou Ifrens attaquent les Berghouata et prennent plusieurs fois Fès, place forte maghraoua. Ces derniers rétabliront finalement l'équilibre du Maghreb el Aksa20. Le règne des 3 tribus zénètes s'achèvera par l'arrivée des Hilaliens et des Almoravides vers le XIe siècle en 1059. Les Zénètes seront évincés par les Almoravides du Maghreb el Aksa 21. De tout temps, les Zénètes étaient seuls maitres des routes et du commerce dans la région. Cette période est caractérisée par une certaine prépondérance des pratiques démocratiques tribales, comme ce fut déjà le cas deux siècles auparavant lors des révoltes kharijites22. Les Zénètes ont démontré par leur histoire qu'ils pouvaient négocier avec toutes les tribus au Maghreb. Plusieurs alliances et traités ont été élaborés pendant cette période. La construction s'est développée et plusieurs villes ont connu un véritable essor (construction de mosquée23, de kalaâ, ksours, etc). En 1068, les trois "dynasties" chutent tant à cause du zèle manifeste de certains chefs que du fait de leur détermination à se lancer dans des guerres saintes24.
Références aussi en liens externes
Dynastie almoravide
Conquêtes almoravides (XIe siècle), au début de leur pénétration
Article détaillé : Almoravides.
Alors que le "Maroc utile" est en proie aux convoitises des entités politiques voisines ainsi qu'aux déchirements internes, trois grandes tribus berbères se partagent les régions sahariennes. Les Lemtouna, Massoufa et Goddala (ou Gadala, lointains descendants des antiques Gétules), tous trois membres de la confédération Sanhaja et islamisés deux siècles et demi plus tôt, guerroient et vagabondent régulièrement en direction du sud où ils menacent l'empire du Ghana et d'autres états soudanais. De la tribu Lemtouna, l'émir Yahya Ibn Ibrahim se rend vers 1035 accomplir le pèlerinage à La Mecque. Là bas, il prend conscience de la nécessité de parfaire l'islam de ses congénères des régions de l'Adrar. En halte à Kairouan, il tente pour cela d'obtenir un appui logistique de la part d'éminences religieuses locales, mais sans résultat. Ce sera dans la région de Taroudant qu'un dénommé Ou Agg ben Zellou lui indiqua l'existence d'un prédicateur dans le désert, un certain Abdallah Ibn Yasin originaire du sud marocain. Yahya Ibn Ibrahim et Abdallah Ibn Yasin s'en retournèrent donc tous deux dans l'Adrar convertir les Djoudala (tribu des Lemtouna) au malékisme puritain. Si au départ leurs enseignements sont plutôt bien accueillis, leur austérité et leurs méthodes radicales (instruments de musique et habits de couleurs vives bannis) finirent par lasser. Yahya Ibn Ibrahim et Abdallah Ibn Yasin errèrent donc dans le désert et s'en allèrent donc fonder un ribat sur l'île de Tidra entre la baie du Lévrier et le cap Timiris. Là ils conceptualisèrent une véritable doctrine qui leur valut le nom d'Almoravides (de Al-murabitun, المرابطون), les gens du ribat.
Le climat d'exaltation mystique qui régnait au couvent militaire attira de nombreux fidèles de toutes les contrées du Sahara occidental et même au-delà. De 1042 à 1052, les Almoravides conquièrent tout le Sahara occidental et tournent leurs regard vers le nord. Yahya Ibn Ibrahim fut tué et remplacé par Abu Bakr Ibn Omar. Dès lors l'expansion des Almoravides est irrésistible. Aoudaghost, place forte de l'empire du Ghana et importante étape du commerce transaharien est prise et détruite. L'année suivante, c'est au tour de Sijilmassa de céder à la pression almoravide et de voir ses maîtres Zénètes impitoyablement exterminés. La même année (1056), Taroudant et le Souss entier se rendent aux envahisseurs. Les Almoravides n'ont alors qu'une idée : soumettre les plaines fertiles du Maroc utile et les intrépides tribus de l'Atlas. Néanmoins, les combats contre les hérétiques Berghouata s'éternisent et s'avèrent plus ardus que prévu. Yahya Ibn Ibrahim est même mortellement blessé et inhumé sur un des affluents du Bou Regreg. Abou Bakr doit alors se rendre à nouveau dans le désert pour mettre fin à des luttes intestines et il confie alors le commandement des terres septentrionales nouvellement conquises à son cousin, un certain Youssef Ibn Tachfin. En 1072, ce dernier empêche le retour d'Abou Bakr et fait dès lors de Marrakech, fondée deux ans plus tôt, sa capitale. La rigueur morale de ces "Voilés" et leur attachement aux valeurs de l'islam attira les nombreux déçus des années du climat d'anarchie ambiant et Youssef Ibn Tachfin constitua sans mal une armée de 20 000 hommes qu'il arma d'arbalètes. Toutefois, la soumission des intrépides tribus Zénètes ne fut pas des plus aisées. Ces derniers se rallièrent même ponctuellement aux élites bourgeoises de Fès et de Tétouan, bien décidées à repousser ces tribus dont le puritanisme était aux antipodes des aspirations de raffinement et de luxe qu'ils avaient importé d'Andalousie. Des villes du nord, Meknès tomba la première, puis ce fut au tour de Fès (1060 ou 1061), des villes du Rif, de Tlemcen (1069) et enfin d'Oujda (1081). Tanger et Ceuta, fiefs de la dynastie hammudite de Malaga ne cédèrent que vers 1084 après un éprouvant siège et subirent de terribles supplices. À l'est, les Almoravides avancèrent jusqu'à Alger (Ténès et Oran furent gagnées en 1082).
Tombeau du célèbre prince et poète Al Mutamid Ibn Abbad, condamné à finir sa vie dans une prison d'Aghmat au sud de Marrakech
Alors que dans la brillante Andalousie, les princes musulmans subissaient les premiers revers face aux chrétiens ligués autour de la personne d'Alphonse VI, les extraordinaires prouesses militaires de ces "Voilés" aux mœurs rigides résonnent comme une bénédiction. Al-Muttawakil de la Taifa de Badajoz fait appel aux Almoravides dès 1079. En 1082, c'est au tour d'Al Mutamid Ibn Abbad de solliciter les maîtres du Maroc. En 1086, pour répondre à ces appels et pour enrayer la "décadence" civilisationelle d'Al-andalus (arts florissants, consommation de vin ...), Youssef Ibn Tachfin fait embarquer de Ceuta la bagatelle de 7000 cavaliers et 12 000 fantassins. Rapidement, les rois des différentes taifas rallient les armées Almoravides. Les victoires s'enchainent et les armées d'Alphonse VI sont mises en déroutes non loin de Badajoz le 23 octobre 1086. Youssef Ibn Tachfin rentre au Maroc régler des affaires internes mais le désordre en Andalousie le pousse à revenir. Il est néanmoins poussé par les fakihs à revenir, du fait des difficultés lors du siège à Aledo et surtout des divisions entre taifas qu'il considérait personnellement comme une honte pour l'islam. En 1090, un concile almoravide à Algésiras déclara la guerre aux reyes de taifas accusés d'impiété. L'alliance de certains de ces derniers avec des princes chrétiens n'empêcha pourtant pas l'irrésistible avancée des Almoravides à Al-andalus, qui s'acheva en 1094 avec la prise de Badajoz et l'impitoyable mise à mort d'Al-Mutawakil et de sa famille. Les victoires s'enchainent encore face au Cid retranché à Valence.
En 1106, après la prise de Valence et alors que les Baléares sont occupées, Youssef Ibn Tachfin décède et son fils, Ali Ben Youssef hérite du trône. Fils d'une esclave chrétienne affranchie, il devient par la même occasion maître d'un empire s'étendant du Tage au fleuve Sénégal, des côtes algériennes à Tombouctou. Il nomme son frère Temyn gouverneur d'Al-andalus. Les armées almoravides défont Sancho, fils d'Alphonse VI lors du siège du château d'Uclès. Alphonse VI décèdera l'année suivante, en 1109. Ali revient alors en Andalousie et remporte les sièges de Madrid, Guadalajara et Talavera. À l'ouest, les armées almoravides poussent jusqu'à Porto, menaçant même les côtes galiciennes. À l'est, les Baléares servent de base logistique aux razzias menées contre Barcelone. Cependant, les innombrables exploits militaires ne parviennent pas à pallier le mécontentement ambiant en Andalousie où le fragile équilibre entre Mozarabes, juifs et Arabes est quelque peu rompu par la rigueur religieuse imposée par les conquérants. L'autodafé des écrits du très populaire Al-Ghazali ne fait qu'amplifier le malaise des élites culturelles, nostalgiques de l'âge d'or du califat omeyyade. La sollicitation par l'armée divine des milices chrétiennes de Reverter pour maintenir l'ordre au Maroc même est mal comprise par les tribus montagnardes du Haut-Atlas, de jour en jour plus mécontentes de l'autoritarisme almoravide.
Dynastie almohade
Article détaillé : Almohades.
Empire Almohade entre 1147 et 1269 (Apr JC)
Drapeau Almohade
Mohammad Ibn Toumert, futur Mahdi et fils d'un amghar, chef de village de la tribu des Harga, dans le Haut Atlas. Très précocement animé par un zèle religieux, il entreprit dès sa jeunesse de multiples voyages l’amenant à visiter Baghdad, Le Caire et peut-être même Damas où il découvre tout l'ampleur de la tradition musulmane, et notamment le soufisme. Rapidement, il entretient une profonde aversion pour l'étroitesse du malékisme régnant en maître en sa patrie. C'est en 1117 qu'il regagne le Maghreb, via Tripoli, puis Tunis et enfin Béjaïa où ses prêches pieuses galvanisent les foules. À Melalla, il se lie d’amitié avec le Zénète Abd El Moumen. C'est en compagnie de ce dernier qu'Ibn Toumert d'Almohades (de ‘’Al-Muwahidûn’’, الموحدون), les Unitaires. C'est à Tinmel, au cœur de la très isolée vallée du N'fis qu’il établit sa "capitale". Ses prêches rencontrent un écho considérable et il clame ouvertement son intention de liguer toutes les tribus insoumises des montagnes contre les Almoravides. Son aura grandissante suscite de jour en jour davantage d'inquiétudes de la part des Almoravides qui lancent contre lui en 1121 une expédition militaire commandée par le gouverneur du Souss, Abou Bakr Ben Mohammed El-Lamtouni. L'expédition est littéralement écrasée. Suite à cette déconvenue, les velléités s'estompèrent un temps mais en 1127 (ou 1129), une nouvelle expédition parvint dans les contreforts du Haut-Atlas aux environs d’Aghmat dans l'espoir de frapper un grand coup en pays Hintata, fief de la doctrine "Unitaire". Mais Abd El Moumen et El Béchir contrarièrent ce plan et profitant de l'effet de surprise, ils parvinrent même à assiéger ponctuellement Marrakech, capitale almoravide. Cependant, leurs faiblesses en combat de plaine les poussèrent à se retrancher en toute hâte (El Béchir mourut). Quelques mois plus tard, en septembre 1130, Ibn Toumert mourut.
Intérieur de la mosquée de Tinmel, fief originel de la doctrine almohade
Abd El Moumen succéda d'abord secrètement au fondateur de la secte et privilégia une politique d'alliance avec les tribus de l'Atlas. Pour ce faire, il joua non seulement de ses origines Zénètes mais aussi de ce qui restait de cercles d'initiés qu'avait fondé son prédécesseur. Dès 1140, une intense campagne permet aux Almohades de s'attirer les faveurs des oasis du sud. Taza puis Tétouan sont les premières grandes cités à tomber. À la faveur du décès d’Ali Ben Youssef en 1143, il s'empare de Melilla et d'Al-Hoceima, faisant ainsi du nord du Maroc sa véritable base logistique. La mort du redoutable Reverter en 1145 suivie la même année de celle de Tachfin Ben Ali permet aux Almohades les prises respectives d’Oran, de Tlemcen, d'Oujda et de Guercif. S'ensuit ensuite le long et éprouvant siège de Fès qui durera la bagatelle de neuf mois durant lesquels Abd El Moumen se charge personnellement de prendre Meknès, Salé et Sebta. La conquête du Maroc s'achèvera finalement en mars 1147 par la prise de Marrakech, capitale du désormais déchu empire almoravide et dont le dernier roi Ishaq Ben Ali sera ce jour-là impitoyablement tué. Pour fêter cette victoire, Abd El Moumen fit bâtir la très célèbre Koutoubia sur les ruines de l'ancien Dar El Hajar.
Kasbah des Oudayas de Rabat construite par les Almohades
De manière assez inédite, les premiers efforts militaires d'Abd El Moumen désormais "intronisé" se tournent vers l'est du Maghreb, sous la menace des Normands de Sicile menés par Roger II (qui ont pris le contrôle de Djerba et Mahdia et menacent la prospère Bejaïa) et des cohortes bédouines envoyées depuis Le Caire par les souverains Fatimides, furieux de voir Zirides et Hammadides échapper à leur contrôle. Les opérations lancées s'avèrent largement fructueuses puisque les bédouins sont complètement écrasés à Béjaïa puis Sétif en 1152. En 1159, une puissante armée terrestre est levée depuis Salé, secondée par une flotte de soixante-dix navires, obligeant les Normands à se retrancher sur Sfax et Tripoli. Ainsi l'empire Almohade s'étendait-il à la fin des années 1150 de l'Océan Atlantique jusqu'aux portes de la Libye. En Andalousie la fin de la période almoravide a permis la résurgence des reinos de taifas et un regain de vigueur des Chrétiens. En 1144 ils prennent même le contrôle de Cordoue. À l'ouest, Lisbonne et Santarem sont prises également. Almeria est également prise par les Aragonais pour une décennie entière. Dos au mur, les taifas se voient obligés de faire de nouvel appel aux maîtres du Maghreb. Ainsi, avant même la prise de Marrakech par les Almohades, Jerez et Cadix s'offrent à ces derniers. Dans le sillage de la prise de Marrakech, des corps expéditionnaires permettent la conquête de tout le sud de la péninsule (Grenade, Séville, Cordoue ...) puis de Badajoz. En 1157, Almeria est reprise. Abd El Moumen décèdera finalement en 1163 à Salé. Son fils Abu Yaqub Yusuf lui succède, d'abord reconnu à Séville puis à Marrakech. Il s'efforcera jusqu'à son décès en 1184 de régner en véritable "despote éclairé", soucieux de desserrer l'étau d'orthodoxie religieuse pesant sur le Maghreb. Sous son impulsion fleurissent des arts autrement plus épanouis que sous la dynastie précédente. L’architecture en particulier atteint un véritable âge d’or, se traduisant par la construction de la Giralda à Séville, fraichement honorée du statut de capitale andalouse, ainsi que de la Tour Hassan à Rabat (dont le minaret ne fut jamais achevé) et de la Koutoubia à Marrakech, toutes trois bâties sur un modèle sensiblement équivalent. Dans d’autres registres, le palais de l’Alhambra est érigé sur les hauteurs de Grenade et les Jardins de l'Agdal sont plantés à Marrakech (cf. l'article Art almoravide et almohade). C’est également sous les Almohades que vécut le brillant philosophe Averroès (de son vrai nom Ibn Rûshd ابن رشد) ainsi que Maïmonide qui ira néanmoins s’exiler au Caire afin de pouvoir pratiquer librement sa religion (il était de confession hébraïque). À la mort d’Abu Yaqub Yusuf, les Almoravides demeurés maîtres des Baléares s’en vont porter le glaive là où jadis sévissaient les Normands. Ils arrachent Alger, Miliana, Gafsa et Tripoli aux Almohades et subventionnent des tribus bédouines d’Ifriqiya qui s’en iront mener des razzias dans tout le Maghreb médian et descendront même jusque dans les oasis du Drâa. Matées par les vigilantes milices d’un certain gouverneur Abu Yusf, ces tribus bédouines seront par la suite sédentarisées dans l’ouest marocain, dans l’ancien pays bergouata où elles contribueront à l’effort d’arabisation des plaines du Gharb et de la Chaouia. Après la victoire d’Alarcos durant laquelle Alphonse VIII est battu par le souverain Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, les derniers fauteurs de troubles Almoravides sont écrasés dans le sud tunisien. C’est l’âge d’or almohade.
Tour Hassan construite par le sultan almohade Yacoub El Mansour à Rabat
Muhammad an-Nasir succède à son père en 1199. Le 16 juillet 1212, son armée de 200 000 hommes est mise en déroute par une coalition de près de 220 000 chrétiens venus de France, d’Aragon et de Catalogne, de León et de Castille. C’est la Bataille de Las Navas de Tolosa que l’histoire retiendra comme l’évènement charnière de la Reconquista. L’autorité des Almohades sur leur empire sera durablement affaiblie par cette débâcle, au point que le Muhammad an-Nasir renoncera à son trône l’année suivante, le cédant à son fils. À 16 ans, Yusuf al-Mustansir accède donc au trône. Dépourvu d’autorité, il voit rapidement le Maghreb médian lui échapper. Il en va de même en Andalousie où le gouverneur almohade de Murcie réclame une régence et franchit le détroit pour le faire savoir. À Séville, Al-Mamoun fait sensiblement de même. Les taifas renaissent de leurs cendres et imposent le malékisme. À Marrakech même les cheikhs souhaitent procéder à l’élection d’un nouveau calife, ne laissant d’autre alternative au jeune souverain que la fuite pour un temps. Son fils, Abd al-Wahid al-Makhlu lui succède en 1223. Il mourra étranglé l’année même. Les cheikhs de Marrakech procèderont alors à l’élection d’ Abu Muhammad al-Adil. Les Hafsides, du nom d’Abû Muhammad ben ach-Chaykh Abî Hafs, autrefois vizir de Muhammad an-Nasir déclarent leur indépendance en 1226, sous l’impulsion de Abû Zakariyâ Yahyâ. La mort d’Abu Muhammad al-Adil marquera le début de l’ingérence du Royaume de Castille dans les affaires marocaines. Ferdinand III de Castille soutiendra Abu al-Ala Idris al-Mamun tandis que les cheikhs soutiendront le fils de Muhammad an-Nasir, Yahya al-Mutasim. C’est le premier qui prit pour un temps l’ascendant, parvenant à prendre Marrakech et à massacrer les cheikhs. Il renia la doctrine religieuse almohade au profit du malékisme et consentit en paiement de sa dette à construire l’église Notre-Dame de Marrakech en 1230. L’édifice fut détruit deux ans plus tard. En 1233, son fils Abd al-Wahid ar-Rachid reprit Marrakech et chassa de Fès les Bani Mari futurs Mérinides (ces derniers faisaient payer à la ville et à sa voisine Taza un tribut depuis 1216), permettant de réunifier le Maroc. En Andalousie, Cordoue tombe aux mains de Ferdinand III de Castille dès 1236. Valence lui emboitera le pas deux ans plus tard, puis ce sera au tour de Séville en 1248. Entre temps, Abu al-Hasan as-Said al-Mutadid parviendra à rétablir un semblant d’unité sur le Maroc mais accumulera les échecs face aux Mérinides dont l’avancée est irrésistible sur le Maroc septentrional. Pour une trentaine d’année, les Almohades survivront, recroquevillés sur la plaine du Haouz et payant un tribut à leurs voisins septentrionaux. En 1269, Marrakech tombe. En 1276, c’est au tour de Tinmel. Un siècle et demi plus tard, la boucle almohade est bouclée.
Le Maroc au cours des croisades
Le califat almohade, sous le règne d'Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, établit un partenariat stratégique avec l'Égypte du sultan Saladin. Le point d'orgue de cette relation est l'ambassade d'Abou al Harith Abderrahman Ibn Moukid envoyé par Saladin auprès de la cour de Marrakech. Cette mission se concrétise par la participation de la flotte marocaine aux opérations maritimes contre les Croisés (sur les côtes du Proche-Orient et en mer Rouge). Suite à la prise de Jérusalem par Saladin en 1187, de nombreuses familles originaires du Maroc viennent participer au repeuplement de la ville. Ils établirent ainsi un quartier qui porte jusqu'à nos jours le nom de "Quartiers des Marocains"; de nombreux Palestiniens descendent de ces Marocains installés en Terre sainte. 25
Dynastie des Mérinides
Articles détaillés : Mérinides et Wattasides.
Empire mérinide à son apogée (1347-134826), à la veille de la défaite de Kairouan (1348)
Emblème de la dynastie mérinide
Contrairement aux deux dynasties précédentes, la montée en puissance des Mérinides n’est pas à mettre sur le compte d’une démarche personnelle associable à un individu mais plutôt à l’affirmation collective d’une tribu. L’autre rupture que marque l’accession au pouvoir des Mérinides est l’abandon du leitmotiv de la purification religieuse au profit d’une conception de la conquête du pouvoir plus classique, plus conforme à l’identité tribale des protagonistes.
La tribu en question est une tribu zénète dont les origines sont issues des Wassin 27. Toujours est-il que les Beni Merin (ou Bani Mari) constituent tout au long du XIIe siècle l’archétype d’une tribu berbère lambda, nomadisant entre le bassin de la Haute-Moulouya à l’ouest (entre Guercif et Missour) et le Tell algérien, au sud de Sidi bel Abbès à l’est. La première occurrence de la tribu des Beni Merin dans l'historiographie marocaine coïncide avec leur participation en tant que groupe à la bataille d'Alarcos (1196), bataille finalement remportée par le camp almohade. C’est à cette occasion que s’illustre Abd al-Haqq considéré comme le véritable fondateur de la dynastie mérinide. De retour au pays, la tribu retombe dans un anonymat relatif jusqu’à la cinglante défaite almohade de Las Navas de Tolosa à l’issue de laquelle les troupes Mérinides iront défaire 10 000 soldats Almohades. Suite à ce succès, les Mérinides s’installent temporairement dans le Rif, soutenus par des Miknassas sédentarisés au nord de Taza. Dès 1216, ils se faisaient payer tribut par les cités de Fès et Taza. Les Almohades soucieux de restaurer leur autorité sur tout leur territoire lancent de nombreuses contre-offensives, le plus souvent vaines. C’est au cours d’une de ces manœuvres que décède Abd al-Haqq. Son fils Uthman ben Abd al-Haqq lui succède. Dès 1227, toutes les tribus entre le Bou Regreg et la Moulouya ont fait allégeance aux Mérinides. En 1240, Uthman ben Abd al-Haqq décède, assassiné par son esclave chrétien. C’est son frère Muhammad ben Abd al-Haqq qui lui succède, assiégeant avec un succès relatif Meknès. Il décède en 1244, tué par des milices chrétiennes au service des Almohades. Au milieu de la décennie 1240, les troupes Almohades sont mises en déroutes à Guercif. Les Mérinides s’engouffrent alors dans la très stratégique Trouée de Taza, tremplin qui leur permit d’entreprendre le siège de Fès en août 1248 et d’envisager la prise de toute la moitié nord du Maroc. Mais la moitié sud n’est pas en reste. Abu Yahya ben Abd al-Haqq ayant précédemment succédé joue des amitiés traditionnelles des Beni Merin avec les Béni-Ouaraïn du Moyen Atlas et d’autres tribus du Tafilalet pour contrôler les oasis et détourner les revenus du commerce transsaharien de Marrakech vers Fès, désignée comme capitale mérinide.
En 1258, Abu Yusuf Yaqub Ben Abd Al-Haqq succède à son frère enterré dans l’antique Nécropole de Chella qu’il avait commencé à réhabiliter. Le début de son règne est marqué par une lutte avec son neveu qui réclamait la succession. Ce dernier parvient à prendre Salé. La situation à l’embouchure du Bou Regreg profite à la Castille qui prendra la cité en otage durant deux semaines. L’ouest du Rif fut également en proie à de nombreuses insurrections Ghomaras tandis que Ceuta et Tanger étaient alors aux mains d’un sultan indépendant, un dénommé El Asefi. Rapidement le nouveau souverain exprima son désir d’en découdre rapidement avec les Almohades retranchés dans le Haouz, l’est des Doukkala et une partie du Souss. Une première tentative en ce sens se solda par un échec en 1262. Les Almohades pressèrent alors les Abdalwadides d’attaquer leurs rivaux Mérinides par surprise. Yghomracen, célèbre souverain abdalwadide fut défait en 1268. L’année suivante, Marrakech fut définitivement prise.
Medersa Bou Inania de Fés
Durant les années qui suivirent, il bouta les espagnols hors de tous leurs établissements atlantiques jusqu’à Tanger. En 1276, Fès, nouvelle capitale du royaume se voit augmentée d’un nouveau quartier, à l’écart de l’ancienne ville, où se côtoient notamment le nouveau palais royal et le Mellah. C’est Fès El Jedid. Globalement la ville connaîtra sous l’ère mérinide un second âge d’or, après celui connu sous les Idrissides. Après la pacification totale du territoire et la prise de Sijilmassa aux Abdalwadides, le sultan franchit le détroit et tente de reconstituer la grande Andalousie musulmane des Almohades. Les entreprises espagnoles des Mérinides furent complexes mais n’accouchèrent que de peu de résultats concrets. Suite au siège de Xérès, un traité de paix stipulant le retour de nombreux documents et ouvrages d’art andalous (tombés aux mains des chrétiens lors des prises de Séville et Cordoue) vers Fès. En 1286, Abu Yusuf Yaqub Ben Abd Al-Haqq décède à Algésiras. Il est inhumé à Chella. Son fils Abu Yaqub Yusuf, plus tard dit an-nāsr, lui succède et se voit confronté dès son intronisation à un durcissement des révoltes dans le Drâa et à Marrakech et à un désaveu de certains membres de sa famille, s’alliant tantôt avec les Abdalwadides ou les révolté. Il rendit Cadix aux Nasrides de Grenade en guise de bonne volonté mais 6 ans plus tard, en 1291, ces derniers, alliés aux Castillans dont ils sont les vassaux, entreprennent de bouter définitivement les Mérinides de la Péninsule Ibérique. Après quatre mois de siège, Tarifa est prise par les Castillans. Mais les yeux d’Abu Yaqub Yusuf an-Nasr sont plutôt rivés sur Tlemcen, capitale des éternels rivaux des Beni Merin que sont les Abdalwadides. Il se dirige vers Tlemcen à la tête d’une armée cosmopolite puisqu’essentiellement composée de mercenaires chrétiens et Kurdes. Le siège durera 8 ans et se poursuivra jusqu’à l’assassinat du souverain, des mains d’un des eunuques de son harem, en 1307.
Jusqu’à l’avènement d’Abu al-Hasan ben Uthman en 1331, la dynastie est marquée par une forme de décadence dont les principaux symptômes sont la multiplication :
Des querelles de succession
Des révoltes populaires (des difficultés dans le Rif, à Ceuta et Tanger se surajoutèrent au climat insurrectionnel croisant à Marrakech et dans le Souss)
Des révoltes militaires (c’est la première fois dans l’histoire du Maroc que les généraux de l’armée royale auront leur mot à dire dans la gestion des affaires royales).
En 1331 donc, Abu al-Hasan ben Uthman succède à son père, quelques mois seulement après avoir obtenu son pardon. Rapidement, l’obsession de ses aînés pour Tlemcen le rattrape. Il entame un nouveau siège sur la ville qui s’avèrera vain. Il évince ceux qui dans son entourage familial le jalousent mais sait faire preuve d’une grande dextérité dans sa gestion des velléités tribales. Tlemcen tombe enfin en 1337. Abu al-Hasan ben Uthman est auréolé de gloire. Cette victoire lui ouvre la voie du Maghreb médian mais avant de s’engouffrer dans cette brèche ouverte en direction d’Ifriqiya, le souverain tient à venger la mort de son fils Abu Malik, surpris par les Castillans après son succès à Gibraltar en 1333. La bataille de Tarifa, le 30 octobre 1340 se solde par une lourde défaite qui signera la fin définitive des ambitions marocaines en terre espagnole. Sept années plus tard, le sultan et ses armées parviennent à soumettre l’Ifriqiya. L’année suivante pourtant, les Mérinides essuient une cuisante défaite à Kairouan. L’écho de la déconvenue est grand, au point que nait et se répand une folle rumeur selon laquelle Abu l’Hassan serait mort au combat. À Tlemcen, Abu Inan Faris est alors intronisé. C’est de sa volonté qu’émanera la construction de la medersa Bou Inania de Fès. Il a d’ailleurs également parachevé la construction de la Medersa Bou Inania de Meknès, entamé par son aîné. Ce dernier tentera un vain retour via Alger puis Sijilmassa. Il est finalement défait et tué par les armées de son fils sur les rives de Oum Errabiaa. Abu Inan Faris, profondément chagriné par ce décès, tentera alors de faire asseoir son autorité sur l’ensemble du royaume, de nouveau fragilisé par la recrudescence des velléités insurrectionnelles. Il s’entoure à ces fins d’Ibn Khaldoun, penseur de génie et véritable précurseur de la sociologie moderne. Son neveu, maître de Fès, est exécuté, mais à l’occasion de ce déplacement au Maroc, c’est Tlemcen qui se soulève. Une intense campagne permet un certain regain de vigueur des Mérinides mais Abu Inan est étranglé des mains d’un de ses vizirs le 3 décembre 1358, neuf ans seulement après son accession au pouvoir.
Mansourah, ancien fief mérinide lors du siége de Tlemcen en Algerie
L’anarchie est alors à son paroxysme. C’est le premier grand déclin de la dynastie. Chaque vizir tente de porter sur le trône le prétendant le plus faible et manipulable. Les richesses patiemment accumulées par les souverains précédents sont pillées. Un premier prétendant venu de Castille parvient à se soustraire pour un temps à ce diktat des vizirs. Il s’appelle Abû Ziyân Muhammad ben Ya`qûb plus simplement appelé Muhammad ben Yaqub. Reconnu et acclamé dans le nord du Maroc, il règne à partir de 1362 sur un royaume dont seule la moitié nord (de la Tadla aux contreforts méridionaux du Rif) est demeurée loyale à l’autorité mérinide. Tout au long de son bref règne, il tentera de faire évincer un à un les vizirs jugés encombrants mais c’est des mains d’un de ces derniers, le grand vizir Omar, qu’il périra en 1366. Omar désincarcère alors le fils d’Abu l’Hasan, Abu Faris Abd al-Aziz ben Ali ou plus simplement Abd al Aziz. Après avoir réussi le tour de force d’évincer bon nombre de vizirs dont celui qui l’a porté au pouvoir, il parvient à mater le pouvoir parallèle en place à Marrakech (pouvoir dit d’Abou l'Fadel, vaincu en 1368). Il parvient à asseoir son autorité en pays Hintata, puis dans le Souss et à Sijilmassa. En 1370, Tlemcen, où s’était reconstitué le pouvoir abdalwadide, retombe aux mains des Mérinides. Mais deux ans plus tard seulement, il s’éteint. Le royaume est à nouveau scindé en deux, les zaouias prenant le pouvoir à Marrakech. La peste noire se fait dévastatrice.
S’ensuivent 21 années de déclin durant lesquelles se multiplient les intrigues dynastiques, les coups politiques des différents vizirs, les ingérences Nasrides et de vaines tentatives de coup d’éclat militaires face à Tlemcen. Durant les deux périodes de déclin, la pratique de la course se développe, tant dans le nord, dans les environs de Tanger et Ceuta, que sur la côte atlantique.
En 1399, alors que le Maroc est en proie à une anarchie des plus totales, le roi Henri III de Castille arme une expédition navale destinée à annihiler la pratique de la course depuis Tétouan. En fait, la ville est non seulement mise à sac mais également totalement vidée de sa population (la moitié est déportée en Castille). En 1415, c’est au tour de Ceuta de tomber aux mains des navires de Jean Ier, roi du Portugal, lui aussi en croisade contre la course.
La dynastie mérinide connait un tragique déclin. Abu Said Uthman ben Ahmad dit Abu Said succède à Abu Amir Abd Allah dans des circonstances troubles. Prince taciturne, il se tourne à nouveau vers Tlemcen. Mais le vent a tourné et Abou Malek, souverain abdalwadide, pétri de haine à l’encontre des maîtres de Fès, parvient à prendre la ville et impose un souverain fantoche. Les document concernant cette période sont très flous et se contredisent. Toujours est-il que Abu Muhammad Abd al-Haqq succède à Abu Said alors qu’il n’a qu’un an (1421). Cette accession au trône appela bien sûr une régence. Les vizirs Wattassides s’avèreront incontournables.
Liens avec Al-Andalus.
Articles connexes : Al-Andalus, Grenade (Espagne), Cordoue, Séville, Tolède, Boabdil, Moriscos, Musique arabo-andalouse et Reconquista.
En l’an 711, le gouverneur Moussa envoie son commandant Tariq ibn Ziyad à la conquête de l’Hispanie, qui est alors affaiblie par la division. Son armée et majoritairement Berbère car il craint une révolte des ces derniers au Maghreb fraichement conquis. Ils traversent le détroit de Gibraltar qui porte d’ailleurs aujourd’hui encore son nom d’étymologie arabe (Jebel Tariq en arabe, soit la montagne de Tariq) au nombre de 12 000 soldats. L’attaque musulmane est fulgurante et imprévue, toutes les contrées wisigothiques tombent l’une après l’autre, en quelques mois à peine, la plus grande majorité de la péninsule Ibérique est sous l’emprise Musulmane. Les incursions arabo-berbères continuent tout de même en occident, avec des raids et des sièges en Gaule (Prise de Narbonne en 719). Mais c’est là la fin de l’avancée inexorable de l’empire musulman, la contre attaque Franc et les révoltes internes font essuyer à l’armée plusieurs défaites, notamment celle de Toulouse en 721 et celle de Poitiers en 732. En l’an 759, les Arabes et les Berbères sont définitivement chassés de Gaule avec la reconquête de la Septimanie par les Carolingiens.
Les révoltes Berbères qui ont été l’une des principales causes de l’arrêt de la conquête en Occitanie continuent tout de même durant plus de quinze ans, parallèlement à des guerres de successions, des renversements de pouvoirs…ect. Cette période de trouble interne marque une sombre tache dans l’histoire d’Al andalus.
La Giralda, minaret de l'ancienne Grande mosquée de Seville construite sous les Almohades
Aussi insolite que cela puisse paraître, c’est le chaos qui a ramené l’ordre en Al-Andalus. Car à plus de 3628 kilomètres de là, à Damas, la capitale de l’empire islamique, un coup d’état porté par les Abbassides contre les Omeyyades conduit au massacre de ces derniers. Mais il en reste encore un : Abd al-Rahman Ier, petit neveu du dernier Calife et légitime empereur. Il va fuir la mort et s’exiler en Al-Andalus. Né d’un père arabe et d’une mère berbère, il est l’homme idéal pour réunifier la péninsule Ibérique, c’est ce qu’il fait d’ailleurs en unifiant les tribus et en prenant le pouvoir. Il fonde alors l'Émirat de Cordoue en même temps qu’il se proclame Emir et instaure sa dynastie en 756. Petit à petit, l’émirat qui jouit enfin d’une stabilité politique prospérera. A un tel point que sous l’autorité du petit fils d’Abd-al Rahman 1er : Abd al-Rahman III, l’Andalousie se coupe de l’autorité de Bagdad et transforme l’Emirat en Califat indépendant en 929. C’est alors l’apogée d’Al-Andalus, les arts et les lettres font partie inhérente de la culture Andalouse, le roi Al-Hakam II (962-976) possédera la plus grande bibliothèque de l’époque. La grande mosquée de Cordoue est achevée, constituant ainsi l’une des plus grandes mosquées au monde et surtout l’une des plus belles et prestigieuses…Ainsi la paix aura duré plus de deux siècles en Hispanie musulmane…En 976, Al-Hakam II meurt en ne laissant pour seul héritier qu’un petit garçon de 11 ans. Le Califat est pris en main par Ibn Abi Amir, en attendant que le prince grandisse. Ibn Abi est surnommé (Almanzor, le victorieux المنصور ) pour son succès face aux royaumes Chrétiens au nord. Mais à mesure qu’il réussit, il se sent de plus en plus important et tente d’imposer sa propre dynastie, provoquant une guerre civile avec les légitimistes. Les divergences politiques sont telles que l’Andalus se morcèle en une vingtaine de Taïfa (Minuscules parcelles de terres rivales). Nous sommes alors en 1031 et il faudra attendre cinquante cinq ans encore pour voir Al-Andalus réunifiée.
En effet en 1086 alors que la Reconquista avance irrésistiblement en Andalousie morcelée, les Berbères Almoravides sont appelés à la rescousse par les Taïfas. C’est à la fois une bonne et une mauvaise idée. Bonne parce qu’elle permet de freiner durablement la reconquista, mauvaise parce que les Almoravides prennent le pouvoir et dissolvent les Taïfas, annexant les terres d’Al-Andalus à leur empire. Ainsi durant plus de 61 ans, une partie du Maghreb et d'al-Andalus ne feront plus qu’un. Mais en 1147, Al-Andalus sombre de nouveau dans une seconde période de Taïfa, après la prise au pouvoir par les Almohades en Afrique du Nord. La nouvelle dynastie laissera à l’écart les Taïfas pendant un moment pour s’occuper des territoires Maghrébins, mais en 1163, ils se lancent à leur tour à l’assaut d’Al-Andalus et font fusionner pour une seconde fois une partie de l'Afrique du Nord et d'al-Andalus. Les Almohades repousseront nombre d’attaques chrétiennes, ce qui va inquiéter ces derniers et les unifier. Une croisade est alors lancée contre l’Al-Andalus Almohade. En 1212, les armées musulmanes subissent une grave défaite à la Bataille de Las Navas de Tolosa : C’est le début de la fin de l’Espagne musulmane désormais réduite au royaume nasride de Grenade. La perte de cette bataille fait s’effondrer l’empire almohade, Al-Andalus se voit une nouvelle fois plonger dans la période des Taïfas…Mais les choses ont changées, alors qu’auparavant les Taïfas survivaient grâce à la position de force des musulmans, aujourd’hui c’est le contraire, les croisés percent enfin les défenses musulmanes et s’approprient leur territoires. Et aussi surprenant que ca soit, c’est un Etat militairement faible, l'émirat de Grenade, qui survivra encore plus de deux siècles à la Reconquista. Cette résistance s’explique surement par la peste noire en Europe qui détourne l’attention des royaumes chrétiens, mais aussi par le fait que les Mérinides depuis les côtes d’Afrique du Nord soutiennent activement le petit royaume nasride.
L'Alhambra de Grenade forteresse musulmane en Andalousie region restée 8 siécles sous la domination des dynasties musulmanes
En 1492, sept siècles après la conquête musulmane de la péninsule Ibérique, le dernier royaume musulman en Espagne, Grenade, est conquis par les rois catholiques.
Dès le début des succès de la Reconquista au XIIe siècle, certains andalous avaient commencé à se replier vers le Maroc; mais la majorité d'entre eux a été contraint de quitter l'Espagne principalement en deux temps : à la chute de Grenade en 1492, et en 1609 avec l'expulsion des Morisques.
La proximité des deux territoires et une certaine volonté de retour va entrainer la présence d'une importante concentration d'andalous sur les rives Nord du Maroc. Les rois catholiques voyant dans cette concentration un danger, situé à juste à 14 km de leur rive, attaquèrent le littoral nord marocain, maghrébin et prirent les villes de Melilla et Ceuta afin de prévenir toute tentative de retour.[réf. nécessaire]
L'exode de ce peuple, que le pays devra intégrer dans ses tissus sociaux et économiques, va marquer un nouveau tournant dans la culture, la philosophie, les arts, la politique de ce dernier. Notons que de nombreux intellectuels et artistes andalous rejoindront les cours royales.
Cependant leur arrivée sera plus délicate dans certaines villes du Royaume. Ils vont soit habiter dans d'anciennes cités soit en construire de nouvelles ; néanmoins, les andalous se sont principalement installés dans le nord du pays comme à Tanger, Tétouan, Oujda, Chefchaouen mais aussi à Rabat Salé et Fès.
Les moriscos installés à Rabat (dite Salé-le-Neuf) et Salé (aussi dite Salé-le-Vieil) formèrent une république corsaire vivant de courses commerciales fructueuses qui les emmenèrent à négocier avec de nombreux Etats (Espagne, Portugal, France, Angleterre, Hollande, Islande....); le succès de ces courses commerciales rentables créa des jalousies en Occident.
Dynastie des Saadiens
Medersa Ben Youssef construite par les Saadiens
Article détaillé : saadiens.
Au début du XVIe siècle, les Saadiens28 ou Sa`dides29 dirigent des tribus venues de la vallée du Draâ, exaspérées par les offensives chrétiennes, qui se révoltent contre les Berbères wattassides et les chassent du pouvoir. Les Saadiens, appelés parfois Zaydanides [5], constituent une dynastie arabe chérifienne originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en 1511 avec le sultan Abou Abdallah Mohammed et choisit Marrakech pour capitale définitive après Taroudant. À partir de 1554 elle contrôle l'ensemble du Maroc, alors que le Maghreb central et oriental est sous la domination des Ottomans. Mohammed ech-Cheikh est un adversaire résolu du sultan-calife ottoman Soliman le Magnifique. Pour conjurer la menace exercée par les gouverneurs turcs d'Alger, le sultan saadien n'hésite pas à chercher l'alliance des Espagnols qui occupent Oran et lui permettent de s'emparer de Tlemcen. Malgré un raid dévastateur contre Fès les troupes ottomanes ne pénètrent pas vraiment l'intérieur du territoire marocain, et les Saadiens peuvent étendre leur occupation sur le nord-ouest algérien30. La diplomatie de Mohammed ech-Cheikh lui vaut l'inimitié tenace de la Sublime Porte. En effet, en 1557 des assassins à la solde du pacha turc Hasan Corso décapitent le sultan marocain et envoient sa tête en trophée à Istanbul, où Soliman peut contempler ainsi son implacable ennemi de l'ouest. Ce meurtre n'a cependant pas d'incidence sur le front militaire et consolide même les assises de la dynastie saadienne.31
L'apogée de cette dynastie se situe sous Ahmed al-Mansur Saadi (1578-1603) qui, tout en maintenant l'indépendance marocaine face à Istanbul, établit un État fort dont la force militaire s'inspire des innovations ottomanes (organisation de régiments et de logistiques sur le modèle turc). Après la conquête de l'Empire songhaï en Afrique de l'Ouest par le général Yuder Pacha, le Mali constitue le pachalik marocain de Tombouctou et de Gao, principal pourvoyeur d'or du makhzen saadien qui dispose ainsi des moyens de sa politique de prestige. Le sultan al-Mansur établit une alliance stratégique avec l'Angleterre d'Élisabeth Ire, dirigée contre l'Espagne de Philippe II. Ahmed al-Mansur développe également la culture de la canne à sucre notamment dans la région de Chichaoua et dans le Souss. Le sucre marocain exporté en Europe devient une source importante de revenus pour le makhzen, tout comme les produits subsahariens (l'ivoire et surtout l'or de la vallée du fleuve Niger, néanmoins concurrencé par l'or en provenance de l'Amérique espagnole).
Marrakech retrouve une partie de sa gloire de l'époque almohade. Les sultans font bâtir des médersas (la célèbre medersa Ben Youssef), des mosquées, réaménagent les jardins (comme celui de la Ménara), mais c'est surtout le fabuleux palais El Badi, réalisé en matériaux précieux, qui contribue au rayonnement de la capitale saadienne et à la réputation fastueuse de la dynastie. L'attrait culturel pour le Maroc s'exprime jusqu'en Europe avec les écrits d'Agrippa d'Aubigné mais encore avec William Shakespeare et son Othello. Ahmed al-Mansur, qui maîtrise parfaitement l'italien (appris au cours de son exil de jeunesse à Alger), entretient une correspondance avec Élisabeth Ire, Henri III et Henri IV, et se montre fort intéressé par les dernières avancées techniques de l'Occident.
La dynastie des Saadiens est venue du Draa aux portes du Sahara marocain
Dynastie des Alaouites
Article détaillé : dynastie alaouite.
Armoiries du Royaume du Maroc (1957)
Origines : Les Alaouites (al-Alaouiyoune) (à ne pas confondre avec les Alaouites de Syrie), au pouvoir au Maroc depuis le XVIIe siècle, sont originaires du Tafilalet.
D'après la légende les Alaouites descendent de Mohamed Nefs Zakiya (« Âme Pure »), lui-même fils de Abdallah El-Kamil, fils de Hassan El-Mouthanna, fils de Hassan Sibt, fils aîné d'Ali Ibn Abi Talib, gendre et cousin du prophète de l'islam, Mahomet. Mohamed Nefs Zakya fut proclamé Mahdi en 737 et tué au combat en 762. Théologien éminent, il a laissé la réputation d'un saint homme et vécut sous le règne du calife Al-Mansour.
Les Chérifs Alaouites, se disent originaires de Yanboâ an-Nakhil, une oasis située dans la péninsule arabique, appelés à venir au Maroc par de nobles pèlerins berbères du Tafilalet au XIIIe siècle : Hassan Dakhil, se réclamant 21e descendant du prophète Mahomet, 17e descendant de Nefs Zakya, se serait installé alors en 1266 à Sijilmassa. Son 5e descendant, Moulay Mohamed ben Cherif, est le père du premier sultan de la dynastie Alaouite, Moulay Rachid ben Chérif.
Interieur de la Mosquée Hassan II, construite par le roi Alaouite du meme nom
Histoire : Lointains descendants d’Ali, gendre du prophète de l'islam, Mahomet, cette dynastie gouverne aujourd’hui encore le Royaume du Maroc. Originaires de Tafilalet, leurs fondateur n’est autre que Moulay Ali Chérif qui, en 1631 règne sur sa petite région natale. Après sa mort prématurée en 1636, son successeur décide de reprendre les rennes et continue ce que son père avait commencé. Prenant les devants, il va prendre le pouvoir aux Saadiens de façon stratégique. Son frère, Moulay Rachid, va l’aider en s’emparant du Rif et de Fès. Il deviendra sultan en 1666 et écrasera les révoltes qui sévissent à Marrakech. Une chute de cheval qui lui est fatale projette son successeur, Moulay Ismail à la tête du sultanat en 1672.
Cette date rime avec autorité, le nouveau sultan purge à coups de sévères répressions toute forme d’opposition à son régime. Ce qui permettra enfin à l'Empire chérifien d'accéder à la puissance, à la sécurité et à la crédibilité auprès de ses protagonistes étrangers. Moulay Ismaïl forme une grande armée composée essentiellement d'esclaves-soldats noirs (les Abids, équivalent marocain des Janissaires et des Mamelouks) et de soldats issus de tribus militaires arabes comme les Oudayas. Grâce à cette force dont l'effectif atteint 150000 hommes32, Moulay Ismail chasse les Ottomans venus d’Algérie, les Espagnols et les Anglais. Les prisonniers de guerre seront détenus dans la célèbre prison de Meknès, sa capitale, et leur rançon permettra de financer d’importantes rénovations. Parallèlement, le Maroc se tourne vers les puissances étrangères et nouera des relations diplomatiques et commerciales avec ces dernières. L’une des plus connue étant la demande de mariage avec l’une de filles de Louis XIV, la princesse de Conti. La mort du célèbre sultan entraînera une nouvelle période de troubles internes. La famine et la peste font des ravages parmi la population. Sept fils de Moulay Ismail tentent de se faire reconnaître comme souverains de l'Empire chérifien, mais sont périodiquement renversés par les Abids tandis que l'anarchie gagne les tribus, les provinces et les villes aux velléités autonomistes. L'anarchie ou siba gagne en importance et met à mal l'autorité d'un makhzen affaibli par les querelles dynastiques.
Mais en 1757 la montée de Mohammed III du Maroc au trône, un profond croyant dont le principal souci est le développement de son sultanat, amorce le début d’une nouvelle ère. Alors que Moulay Ismaïl était intransigeant et ferme, Mohammed III penchait plus pour une politique plus souple. Il allège les impôts et conclut la paix avec les Espagnols après avoir repris Mazagan aux Portugais. Tout aussi soucieux de l’économie, il signe des traités commerciaux avec le Danemark, la Suède, l’Angleterre et les touts nouveaux États-Unis. Le Maroc est d'ailleurs le premier pays à reconnaître l’indépendance de la République américaine. Moulay Yazid Ben Abdallah régne deux ans sur l'empire après la mort de Mohammed III en 1790. Ses successeurs subissent la politique expansionniste européenne, et de par ce fait participent avec les Algériens dans leurs guerre contre la France (Bataille d'Isly et défaite en 1844, puis guerre hispano-marocaine de 1860). Ces tensions avec les puissances occidentales se poursuivront durant plus de trente ans. Et le Maroc, en jouant habilement des rivalités étrangères, parviendra tant bien que mal à préserver son indépendance, du moins jusque sous le règne de Hassan Ier. En 1906, la Conférence d’Algésiras placera le Maroc sous contrôle international et accordera à la France des droits spéciaux33. Ces droits sont néanmoins contestés par l'Allemagne de Guillaume II, qui convoite l'Empire chérifien et se heurte aux appétits français (crises marocaines de Tanger et du coup d'Agadir en 1905 et 1911). En 1912, à l’issue d’âpres négociations entre Berlin et Paris, le pays devient un protectorat espagnol au Nord et au Sud, tandis que le centre revient à la France. Dans le système de protectorat, le sultan et le makhzen traditionnel sont maintenus, mais la réalité du pouvoir appartient au résident général qui représente la puissance de tutelle (française à Rabat, espagnole à Tétouan). La ville de Tanger constitue une zone internationale. Ce système est contesté par le mouvement nationaliste à partir des années 1930, et surtout à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Le Maroc accède officiellement à l'indépendance en 1956.
Le pays redevenu Royaume se trouve confronté dès lors à des enjeux d'ordre politiques, économiques et sociaux ; il se doit en effet supporter sa nouvelle économie et surmonter les difficultés dues à l’indépendance; il est également opposé à l’Algérie lors d’un conflit armé en 1963 (Guerre des sables). Deux ans plus tôt, Mohammed V décédait, laissant le trône à son fils Hassan II. Le pays est marqué en 1965 par les émeutes de Casablanca et basculera dans l’état d’exception jusqu’en 1970. Les deux ans qui suivront seront marqués par deux coups d’état militaires avortés, à l’issue desquels la constitution est modifiée. En novembre 1975, l’ensemble des partis politiques joignent leurs efforts au souverain dans son projet de Marche Verte. Au fil du temps, le Royaume retrouvera sa stabilité politique. Durant les deux dernières décennies du XXe siècle, une succession d'années de sècheresses entraineront une crise économique et sociale.
Le Roi Hassan II décède en juillet 1999. Il sera succédé par son fils, Mohammed VI, l'actuel monarque.
Géographie
Géographie physique
Article détaillé : Géographie du Maroc.
Village typique de l'Anti Atlas: Tafraout
Le Maroc se caractérise par une grande diversité de paysages. L'explication à cela est, à l'instar de ce que l'on peut observer en Algérie également, la présence de la chaîne de l'Atlas qui joue un rôle de barrière et de filtre climatique. Le Maroc compte deux massifs montagneux : l'Atlas, subdivisé en Moyen-Atlas au nord, Haut-Atlas au centre et Anti-Atlas au sud, et le Rif (Rif occidentale et oriental), massif montagneux faisant partie du système des Cordillères Bétiques et situé face à la Méditerranée, avec un climat européen. Le point culminant du Maroc (et d'Afrique du Nord) est le Jbel Toubkal qui culmine à 4 167 m. Quant au Rif, il culmine à 2 450 m avec le Djebel Tidirhine.
Entre l'Océan Atlantique et l'Atlas, une constellation de plaines à la fertilité relativement élevée constitue ce que l'on désigne parfois sous le nom de "Maroc utile". Les plaines marocaines sont de deux types : les plaines littorales d'une part, et les plaines intérieures d'autre part. Les plaines littorales sont Zaër (région de Rabat - Rommani),le Gharb (région de Kénitra), la Chaouïa (région de Casablanca), la Doukkala (El Jadida et Safi) et le Souss (hybride). Les plaines intérieures quant à elles profitent des barrières climatiques que constituent l'Atlas et le Rif et qui régulent quelque peu la pluviosité du fait de son climat européen. Ces plaines sont au nombre de trois : le Haouz (région de Marrakech), la Tadla (région de Beni Mellal) et le Saïss (région de Meknès et de Fès) se prolongeant via la trouée de Taza à travers la vallée de l'oued Inaouen.
Au sud et à l'est de la chaîne de l'Atlas, l'omniprésence du désert et la pauvreté de la terre ne permettent qu'une occupation humaine clairsemée. À l'est, la population s'organise plus volontiers autour d'oueds (cours d'eau partiellement et périodiquement asséchés) comme le Drâa et le Ziz tandis qu'au sud ou même dans l'extrême-orient marocain, les oasis sont véritablement de type sahariennes (Guelmim, Smara, Figuig…).
Frontières terrestres
À l’est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l’Algérie. Au nord, le Maroc est limitrophe des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla – villes réclamées par le Maroc. Le tracé des frontières orientales du Maroc ont été imposées par la France pendant la période coloniale. Lors de la guerre d'Algérie, celle-ci pensait conserver les Territoires du Sud algériens, avant de les céder à l'Algérie lors des négociations d'Évian en 1962. On sait aujourd'hui que le GPRA avait autorisé la France à procéder non loin de Béchar et jusqu'en 1967 à des activités militaires restées secrètes.[réf. souhaitée]
Le tracé des frontières avec les pays et territoires limitrophes est de34 :
1 601 km avec l’Algérie (tracé reconnu par la convention de 1972 entre le Maroc et l'Algérie35)
16 km avec l’Espagne : enclave de Ceuta (6,3 km) et enclave de Melilla (9,6 km) ;
1 541,4 km avec la Mauritanie36.
Climat
Article détaillé : Climat du Maroc.
Le climat au Maroc peut être divisé en sept sous-zones, déterminées par les différentes influences que subit le pays : influences océaniques, méditerranéennes, montagnardes, continentales et sahariennes.
L'Environnement
Article détaillé : Liste des écorégions du Maroc.
Géographie humaine
Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions du Maroc.
Carte des régions du Maroc.
NB : Les provinces notées 06, 07 et 11 sont partiellement ou intégralement situées au Sahara Occidental
Le Maroc compte seize régions ayant chacune à sa tête un wali, ainsi qu’un Conseil régional, représentatif des « forces vives » de la région. Ces régions ont le statut de collectivité locale37.
L’article 101 de la Constitution indique : « Elles [Les collectivités locales] élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires dans les conditions déterminées par la loi. Les gouverneurs exécutent les délibérations des assemblées provinciales, préfectorales et régionales dans les conditions déterminées par la loi. »
Les numéros de la liste ordonnée sont ceux figurant sur la carte ci-contre ; sont indiquées également entre parenthèses les codes ISO 3166-2 correspondants (toujours à deux chiffres) :
Chaouia-Ouardigha (09) ;
Doukhala-Abda (10) ;
Fès-Boulemane (05) ;
Gharb-Chrarda-Beni Hssen (02) ;
Grand Casablanca (08) ;
Guelmim-Es Smara (14) (inclut une partie du Sahara occidental, la province d’Es Smara) ;
Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra (15) (inclut une partie du Sahara occidental) ;
Marrakech-Tensift-Al Haouz (11) ;
Meknès-Tafilalet (06) ;
L'Oriental (04) ;
Oued Ed-Dahab-Lagouira (16) (situé au Sahara occidental) ;
Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (07) ;
Sous-Massa-Drâa (13) ;
Tadla-Azilal (12) ;
Tanger-Tétouan (01) ;
Taza-Al Hoceima-Taounate (03).
Villes principales
Vue sur Marrakech 1ere ville touristique du Royaume
Vue du ciel sur Casablanca capitale économique du Royaume
Agadir 1ere destination balnéaire du Royaume avec vue sur la corniche
Vue sur la vieille Médina de Fés capitale spirituelle du Royaume
Vue sur Rabat capitale administrative du Royaume
Laâyoune, plus grande ville du Sahara occidental, capitale revendiquée des provinces sahariennes du Maroc
Article détaillé : Liste de villes du Maroc.
La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays et la plus grand ville du Maroc est Casablanca.
Liste des villes ayant plus de 60 000 habitants en 200438Ville Divers Population (2004)
Casablanca Capitale économique
1ère métropole du Maroc et du Maghreb
Chef-lieu du Grand Casablanca 3 111 997
Rabat-salé Capitale du royaume
Chef-lieu du Rabat-Salé-Zemmour-Zaër
Ville impériale 1 622 860
Fès Chef-lieu du Fès-Boulemane
Capitale spirituelle
Ville impériale 946 815
Meknès Chef-lieu du Meknès-Tafilalet
Ville impériale
Capitale de l'agriculture 876 152
Marrakech Chef-lieu du Marrakech-Tensift-Al Haouz
Ville impériale
1ère ville touristique du royaume 823 154
Tanger Chef-lieu du Tanger-Tétouan
2ème ville économique
le plus grand port de commerce 669 685
Agadir Chef-lieu du Souss-Massa-Drâa
2ème ville touristique
le plus grand port de Pêche 742 130
Oujda Chef-lieu de l'Oriental
Capitale du Rai Marocain
Berceau de la Musique Aarfa
Ancêtre Alaouï et Reggada 614 053
Kénitra Chef-lieu du Gharb-Chrarda-Beni Hssen
Base aérienne américaine 581 543
Tetouan 437 773
Safi Chef-lieu du Doukhala-Abda
Important port d'exportation de sardines 394 856
Mohammedia Principal port pétrolier du pays 296 815
Laâyoune Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra 290 148
Beni Mellal Chef-lieu du Tadla-Azilal 232 691
Khouribga Capitale du phosphate 210 082
El Jadida 203 863
Taza Chef-lieu Taza-Al Hoceima-Taounate
Corridor de Taza reliant l'est à l'ouest marocain, entre l'Atlas et le Rif 196 210
Nador 2ème centre bancaire et premier pôle sidérurgique du pays 195 508
Settat Chef-lieu Chaouia-Ouardigha 144 188
Ksar el-Kébir 114 439
Larache 113 142
Khémisset 110 751
Guelmim Chef-lieu Guelmim-Es Smara 123 149
Berrechid 102 767
Berkane Capitale des Clémentines marocaines 92 000
Dakhla Chef-lieu de l'Oued Ed-Dahab - Lagouira 82 832
Taourirt 80 024
Essaouira 72 911
Ouarzazate Le Hollywood marocain 78 481
Villes du Sahara occidental contrôlées par le Maroc (provinces du Sud)39:
Laâyoune : 190 148 habitants ;
Dakhla : 72 832 habitants ;
Boujdour : 42 878 habitants ;
Smara : 43 561 habitants.
Économie
Quartier des affaires de Casablanca
Articles détaillés : Économie du Maroc et Liste d'entreprises marocaines.
La Maroc est la cinquième puissance économique d’Afrique. Il est la deuxième puissance économique maghrébine après l'Algérie. Le taux de croissance du Maroc était en 2008 d'environ 6,5 %.Indicateur En 2006 En 2007 En 2008
Produit intérieur brut en milliards de dollars US 65,64 74,41 85.21
Croissance du PIB (prix constants) 7,8 % 2,7 % 6,5 %*
PIB par habitant en dollars US 2.151* 2.422* 2.901*
Taux d'inflation 3,3 % 2 % 3,9 %*
Sources : FMI - World Economic Outlook Database40
(*) Donnée estimée (1) Banque mondiale
PIB par région
Gare de Marrakech
Centre des affaires de RabatRang Régions La part du PIB total PIB régionalisé(milliard $)/équivalent
1 Grand Casablanca 18.8% 16,709 Bahreïn
2 Sous-Massa-Drâa 12.2% 10.843 Sénégal
3 Rabat-Salé-Zemmour-Zaër 9.8% 8.710 Cambodge
4 Marrakech-Tensift-Al Haouz 8.2% 7.288 Macédoine
5 Tanger-Tétouan 7.4% 6.577 Mali
6 L'Oriental 7.1% 6.310 Malte
7 Gharb-Chrarda-Beni Hssen 6.9% 6.132 Haïti
8 Doukhala-Abda 5.4% 4.799 Nicaragua
9 Chaouia-Ouardigha 5.2% 4.621 Guinée
10 Meknès-Tafilalet 4.9% 4.355 Moldavie
11 Fès-Boulemane 4.2% 3.732 Mongolie
12 Tadla-Azilal 4.2% 3.732 Tadjikistan
13 Provinces du Sud 3.0% 2.666 Mauritanie
14 Taza-Al Hoceima-Taounate 2.7% 2.399 Togo
DEPF41
Atouts et points forts
Le Maroc dispose d'un produit intérieur brut fort au regard de la moyenne africaine. Celui-ci avoisinait en 2008 les 85,2 milliards de dollars, soit 9 % du PIB global du continent. Le Maroc est en outre appelé à consolider ce point, compte tenu de la croissance d'une moyenne de 8 % annuelle depuis l'accession au trône du souverain Mohammed VI en 1999. Cette croissance demeure néanmoins variable et volatile car tributaire des résultats des campagnes agricoles courantes. C'est toutefois cette caractéristique qui permettra sans doute au Maroc de bénéficier d'une croissance importante en 2009 au vu des singulières précipitations s'étant abattu sur le royaume durant l'hiver 2008/2009.
Le prometteur port de Tanger Med
La proximité du Maroc avec le continent européen a bénéficié à l'économie nationale dans la mesure où cette dernière a très largement profité des nombreuses délocalisations effectuées par les entreprises européennes. Depuis le début des années 2000, le Maroc a mis en place une politique fiscale attractive en matière d'offshoring, à tel point que l'OCDE plaçait en 2008 le royaume en troisième position dans la progression des emplois créés par le secteur de l’offshoring, derrière l’Estonie et la Chine42. L'exemple le plus typique en la matière est celui des centres d'appel. On peut aussi évoquer l'exemple aéronautique. Le Maroc a toujours su profiter de sa façade maritime double. Néanmoins, la construction du port de Tanger Med en 2004 a indéniablement constitué un tournant en termes de politique maritime. Construit entre la ville de Tanger et l'enclave espagnole de Ceuta, au niveau de l'embouchure de l'Oued Rmel, le port se situe à 15 km de l'Espagne continentale. En 2012 ce complexe portuaire devrait pouvoir traiter 8 millions de conteneurs, ce qui ferait de lui le plus grand port africain en termes de transport de marchandises. La zone franche adjacente devrait entre autres abriter la nouvelle usine Renault.
Malgré les récentes contre-performances consécutives à la crise financière de 2008, la Bourse de Casablanca consolide son statut de deuxième place boursière africaine derrière celle de Johannesburg et devant celle du Caire.
Chômage
Le taux de chômage au Maroc est principalement estimatif, il varie entre 9 % selon les chiffres officiels (HCP, ministère du travail) et 15 % selon des sondages indépendants. L’absence d’une prime de chômage et d’un organisme recueillant le nombre de chômeurs à une date précise ne permet pas un recensement du nombre de chômeurs effectifs. Faut-il encore préciser que les données communiquées par les sources officielles ne tiennent pas compte de la notion du sous-emploi qui touche un pourcentage important des travailleurs dans les secteurs de l’agriculture, la pêche maritime, le bâtiment, les travaux publics et le tourisme, personnes qui ne travaillent pas d’une façon permanente et stable. L’économie dite non structurée échappant à la fiscalité empêche des centaines de milliers de travailleurs d’avoir leur sécurité sociale et leur système de retraite comme c’est le cas des travailleurs dans les petites entreprises familiales ou personnelles, des gardiens de voitures, les femmes de ménages, les concierges, les vendeurs ambulants, les vendeurs sur trottoir, le commerce illégal des produits de contrebande et de cigarettes, la mendicité, le transport clandestin…). Il en est de même du travail de milliers d’enfants moins de 15 ans dans des ateliers exerçant dans les secteurs de l’artisanat, de la menuiserie, de la mécanique, de la peinture, de l’alimentation et caetera. Aussi, un nombre indéfini de « petites bonnes » poussées par leurs familles pauvres à travailler dans les ménages à moins de 500 Dirhams (50 euros) par mois, exploitées 24/24 et 7/7 et démunies de toute protection sociale. La CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) ne couvre que 3.5 millions d’affiliés sur une force de travail d’environ 12 millions de personnes en âge de travail.
La situation de l’emploi a souffert pendant les années 1970-80 d’événements internes et externes bouleversants : l’augmentation des naissances des familles marocaines, l’avènement des chocs pétroliers, la baisse de la parité du Dirham, le plan d’ajustement structurel... autant d’événements qui ont touché les équilibres financiers de l’État et par conséquent la baisse des dépenses d’investissement et de promotion de l’emploi. Les émeutes sociales des années 1981, 1984 et 1990 n’étaient pas en marge de cet ensemble d’événements successifs.
L’Europe, vue sa proximité, a constitué depuis les années 1970 une soupape pour l’absorption de la pression sociale et démographique marocaine. Plus de 3 millions de marocains, 10 % de la population, y vivent et travaillent, soit théoriquement une moyenne de 100000 personnes expatriées par an sur un période de 30 ans. Le marché de l’emploi au Maroc subit un désordre dans la répartition des revenus et un manque de contrôle de l’État, l’écart entre le salaire minimum garanti par l’État (2000 Dirhams : 200 Euros) et celui du ministre (70000 Dirhams : 7000 Euros) est exorbitant, soit 37 fois le salaire minimum. Le syndicalisme est légalisé par la constitution, mais ne joue pas un rôle important dans l’amélioration des conditions des travailleurs[réf. nécessaire]. Ses interventions sont souvent théâtrales et marquées par le caractère de chantage et de supercherie[réf. nécessaire]. La gestion aléatoire et répressive du dossier des diplômés chômeurs pendant plus de dix ans prouve l’existence d’une mauvaise gestion et un manque de visibilité du ministère de tutelle[réf. nécessaire]. Depuis l’alternance politique en 1997, l’économie marocaine s’est ouverte progressivement avec le démantèlement des droits de douanes, les privatisations, la réforme du secteur bancaire, la réforme du code de travail, la création de zones industrielles, la promotion fiscale, les grands chantiers de travaux publics et d’infrastructures… donnant ainsi un certain dynamisme au marché de l’emploi. Depuis le début du millénaire, la situation de l’emploi a connu une nette amélioration par rapport aux années 1990, mais l’offre de l’emploi n’arrive pas à couvrir toutes les catégories des demandeurs d’emploi, et ne touche pas certaines régions pauvres du royaume. La mise en place récente des agences nationales pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) ainsi que l’instauration d’une assurance maladie obligatoire (AMO) couvrant les affiliés de la CNSS et leurs familles, viennent renforcer les efforts de l’État entrepris pour l’amélioration de ce constat.
Le chanvre
Le phénomène de trafic de drogue au Maroc est d’autant plus inquiétant que le royaume est le plus grand producteur mondial de cannabis. Selon le Rapport mondial sur les drogues 2004 de l'ONU, sa culture représentait 0,57 % du PIB national en 200243.
Le chiffre le plus étonnant est celui du chiffre d’affaires du marché du haschisch qui est évalué à 10 milliards d’euros. Aussi, 88 % du kif en circulation en Europe provient du Maroc ainsi il serait le premier pays exportateur de drogue au monde[réf. nécessaire].
Le chanvre consommé en Europe est issu à hauteur de 88 % 44 de la région du Rif, une région montagneuse située dans le nord du Maroc, aux portes de l'Europe.
Le chanvre serait cultivé dans le Rif depuis le VIIe siècle, soit depuis plus d'un millénaire45.
Le kif est un mélange de cannabis et de tabac brun finement haché, et typiquement fumé avec une longue pipe à petit foyer appelée sibsi.
Tourisme
Jamea el Fna de Marrakech
Corniche d'Agadir
Oasis de Figuig
Le Maroc a accueilli en 2008 un total de 8 millions de touristes, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, générant quelque 115 milliards de dirhams de recettes (+16%), selon le ministère du tourisme marocain qui a publié comme dessus, des statistiques et des chiffres officiels pour l'année 200846 :
Les principaux indicateurs touristiques en 2008:
Arrivées aux postes frontières : 7 878 639 de touristes
Nuitées dans les établissements classés : 16 461 517 nuitées
Capacité d'hébergement (en lits) : 152 936 lits
Taux d'occupation des chambres : 45 pour cent
Recettes voyages (en Dirham MOR) : 56 598 Milliards MAD
La ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2008, la ville possédait une capacité d’hébergement équivalente à 44 394 lits devant Agadir avec 28 605 lits et Casablanca avec 12 762 lits. Le Maroc est actuellement le 2e pays le plus touristique d'Afrique.
Et voici la capacité d'hébergement classée (en termes de lits) en 2008:47
Marrakech : 44 394 lits
Agadir : 28 605 lits
Casablanca : 12 762 lits
Tanger : 7 431 lits
Fès : 7 224 lits
Ouarzazate : 7 006 lits
Rabat : 4 812 lits
Tétouan : 4 359 lits
Meknès : 3 139 lits
Essaouira : 3 322 lits
Autres : 29 882 lits
Total :152 936 lits
Villes impériales du Maroc
Riad du Maroc
Artisanat marocain
Transport
Autoroute cotiére au nord du Maroc
Article détaillé : Transport au Maroc.
Le Maroc comptait en 2007 68 550 kilomètres de routes dont 69 % étaient goudronnées. Le réseau routier est généralement considéré comme de qualité satisfaisante et l'un des meilleurs d'Afrique. Le PNRR2 (Programme national de routes rurales) envisage la construction de 15 500 kilomètres de routes rurales supplémentaires à l'horizon 2015 afin de faire passer le taux de désenclavement rural de 54 % à 80 % à cette même échéance48. Toutefois, 22 % des localités demeurent injoignables en véhicule et 35 % sont difficiles d'accès49.
La consolidation du réseau autoroutier est considérée comme une priorité nationale. Avec 915 km effectivement praticables, il est déjà un des plus dense en Afrique. À l'horizon 2015, il devrait compter 1 804 km et desservir les villes d'Agadir (en 2010) et Oujda (en 2011), respectivement 6e et 7e ville du pays.
Gare de Train de Casablanca Port
Le développement des infrastructures routières au Maroc devrait aussi passer par le renforcement du réseau de voies express, alternatives intéressantes aux autoroutes puisque moins coûteuses. Le réseau qui ne comporte à l'heure actuelle que 333 km de voies en service devrait être étendu à plus de 960 km d'ici 2012, permettant ainsi de relier des villes telles que Tiznit, Essaouira, Ouarzazate (via Taroudant à l'horizon 2015) ou encore Nador (avant que cette dernière ne soit reliée par Autoroute et chemin de fer à Taourirt).
A contrario, le chemin de fer a longtemps pâti au Maroc du manque de volontarisme de la part des pouvoirs publics. L’ONCF, entreprise publique chargée de l’exploitation du réseau ferroviaire marocain semble cependant avoir repris son destin en main. Les infrastructures actuelles (2 120 km au total dont 1 022 km de ligne électrifiées et 600 km en double voie, le reste étant en voie simple) devraient être augmentées de deux lignes de TGV :
la Ligne Atlantique reliant les villes de Tanger et d'Agadir via Kénitra, Rabat, Casablanca, et Marrakech et ce à l’horizon 2030 (Tanger - Marrakech sera effectif d’ici la fin 2015)
la Ligne Maghrébine reliant les villes de Rabat et Oujda en desservant l’axe Fès - Meknès (à l’horizon 2030).
Ces lignes sont financées à hauteur de 30% par l'Etat Marocain et à 50% par des crédits français50 Outre ces projets structurants, l’ONCF a procédé à l’achat de nouvelles rames et envisage de relier des villes telles que Nador et Beni Mellal.
Le transport aérien marocain a connu un véritable boom. Le Maroc compte désormais 25 aéroports et l’aéroport Mohammed V était en 2008 le 3e aéroport africain en termes de trafic.
Aéroport Mohamed V de Casablanca
Le trafic international a bondi en 2007 de plus de 17 %, ce qui représentait une des plus fortes progressions à l’échelle internationale. La Compagnie aérienne nationale, la Royal Air Maroc est à l’heure actuelle la deuxième Compagnie aérienne africaine derrière South African Airways.
En marge du groupe Royal Air Maroc, le Maroc compte trois compagnies aériennes privées que sont Jet4you (propriété à 66 % de la Royal Air Maroc et à 34 % groupe TUI) ,Air Arabia Maroc (anciennement Regional Airlines).
Liste des autoroutes du Maroc
Les projets autoroutiers
Opérateurs de télécommunications
IAM
Meditel
Wana (Inwi)
Télécommunications
En 2009 la téléphonie mobile l'emporte largement sur la téléphonie fixe qui reste réservé à une minorité (9,7 %). Le nombre d'abonnés à internet est encore faible mais en forte progression (+44% en 2008)51 :
A fin juin 2010:
Téléphonie mobile : :27,8 millions abonnés (taux de pénétration de 88,47%.)52
Téléphonie fixe : 3,682 millions dont 2,425 en mobilité restreinte (taux de pénétration de 11,69%.)53
Internet : :1,499 millions En part de marché IAM détient 53,83%, Wana (Inwi) 30,96% et Meditel 15,03%.La répartition des abonnés par mode d’accès donne l’avantage à l’accès Internet 3G qui représente 67,72% du parc global Internet suivi de l’ADSL avec 32,03%.54
Approvisionnement en eau potable et assainissement
Article détaillé : Eau potable et assainissement au Maroc.
L'accès à l'eau potable et, dans une moindre mesure, à l'assainissement (évacuation des excrétas) a augmenté de manière importante depuis 1990. La distribution d'eau potable est déléguée à des opérateurs privés dans plusieurs villes su pays notamment Casablanca, Mohammédia, Rabat, Salé, Témara, Bouznika, Tanger, Tétouan..., tandis qu'elle est encore assurée par des régies municipales dans 13 autres villes et par l'Office national de l'eau potable (ONEP) dans 500 communes intermédiaires et rurales. L'ONEP assure également la production d'eau qui est revendue aux régies et opérateurs privés ainsi que l'assainissement dans une soixantaine de communes.
Politique
Articles détaillés : Politique du Maroc et Liste des partis politiques au Maroc.
Le roi Mohammed VI
Le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Sa constitution est celle proclamée en décembre 1962 par Hassan II.
Elle a été modifiée et enrichie à 4 reprises en 1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points.
En effet, l’essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement.
Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la chambre des représentants composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la chambre des conseillers qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans.
La justice est le troisième pouvoir. Ce pouvoir en forte mutation depuis quelques années, grâce à la création de nouvelles juridictions spécialisées (tribunaux administratifs, tribunaux de commerce).
Droit des femmes
Articles connexes : Droits de l'homme au Maroc et Moudawana.
Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des réformes sur la condition de la femme ont été accomplies. Suite aux luttes du mouvement féminin et du mouvement démocratique et malgré la farouche résistance opposée par le mouvement intégriste et les conservateurs. Le roi Mohammed VI a joué un rôle d’arbitre en sa qualité de commandeur des croyants qui lui est conféré par la constitution marocaine. Il constitua une commission consultative royale qu’il a chargé de répondre aux attentes des militantes féminines qui avaient dénoncé toutes les injustices endurées par les femmes marocaines. Après des concertations avec toutes les parties concernées qui ont duré près de trente mois, c’est le roi qui a tranché en présentant devant le parlement, le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté, amendé et adopté à l’unanimité par toutes les forces représentées au parlement en janvier 2004.
Le nouveau code de la famille est fondé sur l’égalité entre les sexes et abolit la tutelle exercée sur les femmes. La notion de « chef de famille » est abolie et remplacée par la co-responsabilité entre les époux.
Le mariage d’une jeune femme n'était possible qu'en présence de son père en tant que tuteur, seules les filles ayant perdu leur père pouvaient se marier sans tutelle : désormais, une femme peut se marier en toute liberté que son père soit vivant ou décédé. L’âge légal de mariage pour la jeune femme a été revu à la hausse : il est maintenant de dix-huit ans pour les filles et les garçons au lieu de quinze ans auparavant pour les filles. Enfin, et cela représente une grande avancée, la femme mariée a le droit d’obtenir le divorce de son mari sans être obligée comme c’était le cas auparavant de fournir des preuves et des témoignages pour justifier les raisons de sa demande.
En 2006, un nouveau chapitre ajouté au code de la Famille, rend possible pour la mère marocaine de transmettre la nationalité marocaine de plein droit et automatiquement à ses enfants nés de père étranger, dans le cadre d'un mariage.
Le mariage de la marocaine musulmane n’est légal qu'avec un époux musulman, et un marocain musulman ne peut se marier avec une non-musulmane, sauf si sa religion est monothéiste.
Les marocains de confession juive sont soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain55.
En 2007, le pays compte un taux d’analphabétisme à l’échelle nationale de 45,3 % http://hdrstats.undp.org/2008/countries/country_fact_sheets/cty_fs_MAR.html56 plus élevé chez les femmes et en milieu rural. Le taux d’activité s’élève à 86,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes57.
Organisations internationales et régionales
Le Maroc est membre fondateur :
de l’Organisation de l'unité africaine (OUA devenue Union africaine) mais s’en est retiré en 1984 pour protester contre l’admission de la "République arabe sahraouie démocratique"58 ;
du comité Al Qods dont la présidence est assurée par le roi marocain.
À l'échelle régionale, le Maroc est également membre de l'Union du Maghreb Arabe, qui réunit au sein d'une même entité régionale les pays du Maghreb tel qu'on le conçoit traditionnellement (Maroc, Algérie et Tunisie) ainsi que la Libye et la Mauritanie. Fondée à Marrakech en 1989, l'Union du Maghreb arabe a dû revoir au fil des années ses ambitions à la baisse au vu des dissensions persistantes qui existent entre les deux principales puissances régionales, à savoir le Royaume du Maroc et l'Algérie. Le siège actuel de l'organisation se trouve à Rabat.
Le Maroc est également membre de l'Union pour la Méditerranée fondée à Paris le 13 juillet 2008. Le royaume a en outre fait savoir dans un premier temps qu'il comptait abriter le siège de l'UPM. Rabat (ou Tanger pour certains) en donc en lice aux côtés de La Valette, Marseille, Barcelone et Tunis.
Le Maroc fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l’Organisation des Nations unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale du commerce et entretient des liens étroits avec L'Organisation de coopération et de développement économiques et l'OTAN
Rangs internationaux
L’indice de développement humain du Maroc en 2008(0,706, catégorie « moyen ») le classe à la 127e place.
Standard & Poor's (S&P) a revu à la hausse la cote financière du Maroc en haussant la note de sa dette de BB à BB+ en 2005, et depuis le 23 mars 2010, Standard & Poor's a rehaussé la note du Maroc du crédit souverain de la dette à long terme en devises de « BB+ » à « BBB- » et de la dette en monnaie locale à long terme de « BBB » à « BBB+ » avec des perspectives stables. Attribuant ainsi au Maroc la note « Investment grade »59, alors que Fitch Ratings a attribué le 19 avril 2007 l’Investment grade au Royaume du Maroc. Selon cette agence, la cote attribuée au Maroc reflète les progrès remarquables accomplis aussi bien sur le plan politique, économique que social au cours des dernières années, ce qui s’est traduit par des améliorations sensibles du niveau de vie.
Défis du Maroc du XXIe siècle
Intégrité territoriale
Espace géographique communément revendiqué par les tenants de la thèse du Grand Maroc au vu de la carte de l'Empire du Maroc avant la colonisation Franco-Espagnole
Articles détaillés : Histoire du Sahara occidental, La Marche Verte et frontière entre l'Algérie et le Maroc.
Les différends territoriaux entre le Maroc et deux de ses voisins, l’Algérie et l’Espagne, sont nombreux et sont le résultat direct de la décolonisation franco-espagnole.
Le Maroc revendique et contrôle majoritairement le Sahara occidental, mais sa souveraineté sur ce territoire n'est pas reconnue internationalement. Il y est confronté à un mouvement indépendantiste, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie.
Certains pays soutiennent les revendications du Maroc, d'autres celles du Polisario (mouvement séparatiste d'obédience marxiste[réf. nécessaire]), cependant la plupart ne prennent pas parti60,61,62.
Le Maroc réclame toutes les positions espagnoles ou Plazas de soberanía sur ses côtes nord : Ceuta, Melilla, îles Chafarinas, l’île Alborán et l'îlot Leila63.
La frontière entre l'Algérie et le Maroc, dont le tracé a été fixé en 1972 par une convention64 (ratifiée en 1992 seulement par le Maroc) reste un sujet de disputes65 [réf. nécessaire]; la frontière terrestre reste fermée à tout trafic depuis 199466.
Terrorisme
Le Maroc est confronté depuis plusieurs années au terrorisme, malgré une présence accrue des autorités sur le terrain de la lutte anti-terroriste : l’une des principales cellules islamistes est le Groupe islamique des combattants marocains (GICM). Les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 morts67 et une centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux islamistes marocains ont été condamnés à mort67 par le tribunal anti-terroriste de Salé pour « préparation d'actes terroristes au Maroc ».
En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi Moumen et trois autres dans le quartier El Farah le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors de la deuxième explosion, un a succombé à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital, l’autre a eu des blessures moins lourdes et a survécu68.
Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s’est fait exploser devant le Centre américain de langue, alors qu’un autre s'est fait exploser quelques secondes après à une centaine de mètres de lui. Ces explosions n’ont fait aucun mort sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi dans la journée à arrêter le chef de la cellule terroriste ainsi que son adjoint, et a pu localiser leur laboratoire où ils fabriquaient les explosifs69.
Les attentats de 2007 ont été perpétrés à l'aide d'explosifs artisanaux de très faible puissance. Aucun lien entre ces derniers attentats et le terrorisme islamique international n'a pu être établi de façon certaine, contrairement aux attentats de 2003.
Démographie
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Populations données en milliers d’habitants.
Article détaillé : Démographie du Maroc.
Le Maroc compte environ 31 millions d'habitants. Le pays a connu tout au long du XXe siècle une forte croissance démographique qui a multiplié par 6 sa population depuis 1912. Durant la même période la proportion de citadins a augmenté constamment atteignant 55 % en 2005 : le pays compte aujourd'hui une trentaine de villes de plus de 100 000 habitants (alors qu'il n'en existait aucune un siècle auparavant ; trois agglomérations comptent plus d'un million d'habitants : Casablanca, Rabat-Salé et Fès70.
Le Maroc est un des premiers pays d'Afrique après la Tunisie et l'Algérie à avoir entamé sa transition démographique : l'indice de fécondité synthétique a chuté de 7,2 à 2,5 entre 1962 et 2004.70.
Évolution démographiqueAnnée 1912 1936 1952 1960 1971 1982 1994 2004
Population totale 5 7 9,1 11,6 15,4 20,4 26,1 29,9
Population urbaine 0,4 1,4 2,4 3,4 5,4 8,7 13,4 16,5
Pourcentage 8 % 20 % 26 % 29 % 35 % 43 % 51 % 55 %
Source 200570
La plupart des Marocains sont berbères et musulmans sunnites de rite malékite. De récentes études montrent cependant que si dans leur majorité les Marocains sont de souche amazigh71, aujourd’hui les berbérophones sont estimés à environ 40 %72 de la population. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du VIIe siècle mais l’installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.
La comparaison de l’apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l’arabisation et l’islamisation73. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l’expulsion des Andalous et des Morisques d'Espagne, ce qui amplifia le processus d’arabisation notamment dans le nord du pays.
Enfin la traite des Noirs, commencée au VIIIe siècle, ne s’acheva qu’avec la colonisation au XXe siècle et contribua de manière non négligeable[réf. nécessaire] au métissage de la population. Après la création de l’État d’Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd’hui il reste environ 3 000 juifs au Maroc74.
La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des Français et des Espagnols, principal vecteur du développement du Maroc. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.
Quelques statistiques sur la démographie du Maroc :
population : 34 957 175 habitants75 :
population citadine : 19 463 634 soit 55,1 % de la population totale,
population rurale : 15 428 074 ruraux ;
densité : 47,51 hab./km² ;
espérance de vie moyenne : 71,22 ans (en 2007)76
espérance de vie des hommes : 70,88 ans (en 2007) ;
espérance de vie des femmes : 74,67 ans (en 2007) ;
taux de croissance de la population : 1,528 % (en 2007) ;
taux de natalité : 29,64 ‰ (en 2007)77 ;
taux de mortalité : 3,54 ‰ (en 2007) ;
taux de mortalité infantile : 21,85 ‰ (en 2007) ;
taux de fécondité synthétique : 2,5 enfants/femme en (2008) ;
taux de migration : - 0,82 ‰ (en 2007).
Religion
Mosquée Hassan II de Casablanca
Articles détaillés : Religion au Maroc et Juifs du Maroc.
La religion la plus représentée est l’islam, qui regroupe 98,7 % des croyants. Le judaïsme et le christianisme (ce dernier reste principalement représenté par les résidents européens) suivent avec respectivement 0,2 % et 1,1 %78. Le Maroc est aussi le pays arabe ayant le plus de juifs, on en comptait environ 280 000, aujourd'hui environ 1 000 000 de juifs d'origine et de souche marocaine vivent en Israël.
Langues
Arabe
La langue officielle du Maroc est l’arabe3, ou arabe littéral.
Darija
Le dialecte arabe du Maroc est la darija ou arabe marocain, langue maternelle des Marocains arabophones (environ 60 % de la population72), couramment parlée dans la rue et la vie quotidienne et pratiquée également par les berbérophones dans leur grande majorité.
Tamazight (berbère)
Signalisation bilingue à Nador, en tifinagh, apparue le 29 avril 2003
Environ 40 %72 de la population parle le berbère ou tamazight. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes79, le rifain au nord, le chleuh ou tachelhit au sud et le tamazight tout court (ou braber) au centre du pays80.
Le tamazight n'est pas reconnu comme langue officielle, cependant le 17 octobre 2001 le roi Mohammed VI a créé l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM)81, régi par le dahir royal no 1-01-299 et qui a pour vocation de donner avis « sur les mesures de nature à sauvegarder et à promouvoir la langue et la culture amazighes dans toutes ses formes et expressions ».
Français et autres langues
Le français, bien qu'il ne soit pas langue officielle, reste la langue de travail de beaucoup de ministères marocains et est la langue officieuse des domaines comme l'économie, les études supérieures scientifiques et techniques, entre autres. Il est enseigné dans les écoles primaires, collèges et lycées, dans toutes les universités et dans les écoles supérieures. De plus, un phénomène nouveau semble prendre forme, à savoir que nombre de marocains en milieu urbain élèvent leurs enfants en français afin de leur donner un atout pour leur vie professionnelle.82
L'espagnol reste pratiqué dans le nord du pays et dans le Sahara, du fait de l'ancienne présence espagnole. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd’hui, mais l’apprentissage de l’anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes Marocains en plus de l’italien et de l’allemand.
Éducation
École Mohammadia d'ingénieurs, Rabat
Article détaillé : Éducation au Maroc.
L'école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l'État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont à l'école. Le taux d'analphabétisation dans le pays est de 37 %. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants et deux universités payantes (Alakhawayn et Université internationale de Rabat). Le Maroc compte aussi un grand nombre de grandes écoles telles que l'École Mohammadia d'ingénieurs, l'Institut national de statistique et d'économie appliquée, l'École nationale d'industrie minérale, l'École Hassania des travaux publics, l'ISCAE, les ENCG,….
Émigration
Article détaillé : diaspora marocaine.
Immigration
Il existe au Maroc une importante communauté algérienne issue notamment des vagues d'exil datant de la période coloniale (ces vagues concernent aussi la Tunisie). Le Maroc accueillait, également, en 2007 une communauté d'expatriés Français de l'ordre de 120 644 individus83. Enfin, les divers protocoles d'accords culturels signés avec de nombreux pays africains et portant notamment sur l'octroi de bourses d'étude ont permis au Maroc d'accueillir en 2007 une communauté de 9500 étudiants subsahariens (chiffre représentant 70 % de l'ensemble de la communauté estudiantine étrangère)84.
Armée et police
Les différents corps d'autorité ayant un pouvoir de police sont la Direction générale de sûreté nationale (DGSN — police urbaine à statut civil), la gendarmerie royale (police rurale à statut militaire), les forces auxiliaires (garde nationale et territoriale — rurale, urbaine, aux frontières — à statut militaire), la DAG Direction des affaires générales (police préfectorale et provinciale, avec contrôle administratif et territorial par les moqqademns, chioukhs, caïds, préfets, walis), la Douane (police fiscale), la protection civile marocaine (sapeurs-pompiers de protection), la brigade des eaux et forêts (police des eaux et forêts).
Dans ces différents corps, seules la protection civile, la DAG, et la Brigade des eaux forêts ne sont pas armés. Certains corps sont régis comme paramilitaires (Gendarmerie royale, forces auxiliaires, protection civile).
La fonction d'autorité est attribuée à tous ces différents corps. La fonction de police est attribuée à la DGSN, la Gendarmerie royale, les F.A, et la D.A.G. Quant à la fonction militaire de défense , elle est attribuée aux F.A.R, aux F.A, et à la Gendarmerie.
Les armées marocaines se composent de :
Une armée régulière (F.A.R. : Forces armées royales) professionnelle de 256 000 hommes dépendant de l'administration de la défense nationale (ADN)
Une garde nationale nommée Forces auxiliaires (FA) de 45 000 militaires (qui dépendent du ministère de l'intérieur)
Une réserve de 250 000 militaires réservistes.
Soit 301 000 militaires professionnels et 250 000 militaires réservistes, au total environ 550 000 soldats.
Selon ces chiffres, en nombre de soldats l'armée marocaine est la deuxième armée d'Afrique derrière l'armée égyptienne, et la 21e armée au monde (juste derrière la France).
Forces armées royales
Les Forces armées royales (FAR) sont un ensemble de 5 armes dépendant de l'administration de la défense nationale. Le roi du Maroc porte le titre de « chef suprême et chef d’état-major général des Forces armées royales ». Les Forces armées royales ont été créées le 14 mars 1956, à la fin du régime du Protectorat (la Marine royale a seulement été fondée en 1960[2]).
Elles ont combattu lors de la guerre des sables en 1963, puis sur le front du Golan en 1973 (voir Guerre du Kippour#Contribution d'autres pays), contribué à sauver le régime zaïrois en 1977 lors des guerres du Shaba, se sont illustrées lors des affrontements avec le Polisario pour le contrôle du Sahara occidental, elles surveillent le mur marocain et ont participé en 1991 à la guerre du golfe. Elles sont également intervenues en Somalie en 1993 et au Kosovo en 1999.
Le 14 juillet 1999, les Forces armées royales ont défilé sur les Champs-Élysées représentées par la garde royale marocaine, ce qui était alors exceptionnel pour une armée non française, à l'invitation du président de la République française de l'époque (Jacques Chirac)[3].
Aujourd'hui, elles participent aux missions de paix (MONUC, ONUCI, EUFOR, KFOR...) Elle est très bien entrainé et aussi considérée parmi l'une des meilleures armées africaines. De nombreux généraux mais aussi officiers et sous-officiers africains sont formés à l'école militaire de Rabat où l'ancien souverain Hassan II été formé.
Composition
Les FAR sont des armées régulières et comprennent 5 armes (325 000 soldats de métier) avec :
L'Armée royale ou l'armée de terre. 175 000 hommes
La Marine royale. 42 000 hommes
Les Forces aériennes royales. 13 000 hommes
La Garde royale marocaine de 5 000 hommes
La Gendarmerie royale de 23 000 hommes
Les FAR disposent aussi d'une réserve de 250 000 militaires réservistes.
Les FAR correspondent ainsi à 256 000 militaires professionnels et 250 000 militaires réservistes, soit au total 514 000 soldats.
Garde royale
Article détaillé : Garde royale marocaine.
La Garde royale marocaine est un corps d'armée chargé de la sécurité du roi et des palais royaux. Il s'agit d'un force militaire d'élite assurant la sécurité du Roi et des installations royales (palais, ....).
Elle a aussi une fonction protocolaire. Elle est composée aujourd'hui de plus de 5000 hommes entre quatre bataillons d'infanterie et services, et deux Groupes d'escadrons à cheval.
La Garde Royale puise ses origines dans la prestigieuse garde noire qui fut créée en 1088 par l'Emir almoravide Youssef Ibn Tachfine pour assurer sa protection. Elle doit ce nom de garde noire à l'origine de ses troupes, traditionnellement recrutées aux confins méridionaux des territoires du sultan, dans la région du fleuve Sénégal et sur l'ancien territoire de l'Empire songhaï du Mali, appelé alors Soudan marocain, ainsi qu'en Guinée.
Gendarmerie royale
Article détaillé : Gendarmerie royale marocaine.
À l'indépendance du Maroc, la gendarmerie royale marocaine fut créée par le décret-loi (Dahir) du 29 avril 1957 et prit la relève de la légion de gendarmerie française du Maroc. Elle se compose aujourd'hui de 23.000 hommes. Le décret-loi reprend très largement le décret organique français du 20 mai 1903 et prolonge ainsi l'organisation, les principes d'action et les missions de l'ex-légion dissoute. Depuis octobre 1999, la gendarmerie royale est membre de l'association des polices à statut militaire (FIEP).
La gendarmerie fait partie intégrante de l'A.D.N. (Administration de la Défense Nationale), notamment en sa qualité de Police Militaire Judiciaire. Il s'agit d'une armée dans l'armée, tant cette gendarmerie concentre des pouvoirs et moyens (financiers et militaires) très importants (Gendarmerie marine, gendarmerie de l'air, gendarmerie de terre, gendarmerie de police administrative, gendarmerie de police judiciaire, gendarmerie de police militaire judiciaire, gendarmerie mobile, gendarmerie d'intervention (GIGR), gendarmerie de sécurité royale, et la fameuse élite de gendarmerie qui constitue le corps de la GARDE ROYALE). Ainsi l'on voit que la gendarmerie royale est l'élite des forces armées marocaines.
Elle est rattachée pour emploi au Roi, chef suprême et chef de l'état-major général des forces armées royales et pour administration et gestion au secrétariat général pour l'administration de la défense nationale qui reçoit délégation du Premier ministre. Elle a assure d'ailleurs la sécurité du souverain. Elle relève également :
du ministre de la justice pour l'exercice de la police judiciaire,
du ministre de l'intérieur pour l'exercice de la police administrative.
Les principes d'action sur le service de la gendarmerie royale marocaine sont contenus dans le Dahir du 14 La gendarmerie royale assure des missions de police judiciaire (à la campagne), administrative, militaire (en temps de paix ou en temps de guerre), de service d'ordre, de maintient d'ordre...
Armée de terre de la gendarmerie marocaine
Armée de l'air de la gendarmerie marocaine
Marine de la gendarmerie marocaine
Forces auxiliaires marocaines
Les Forces auxiliaires marocaines (anciens Makhzens auxiliaires), sont des forces paramilitaires qui « concourent avec les autres forces de police » et que l'on retrouve auprès des différents corps d'autorité du Maroc. Les agents des F.A. sont nommés Mkhaznis. Ils apportent renforts et soutien auprès des Forces armées royales, de la gendarmerie, de la police, de la brigade des eaux et forêts, de la Douane, de la Direction des affaires générales (DAG), et participent à la sûreté des palais royaux et à la sécurité du roi. Ils sont ainsi partout et surnommés « les yeux et oreilles du système » — du Makhzen — du fait qu'ils sont présent dans n'importe quel site, territoire, service, lieu ou établissement public (sites touristiques, mairies, annexes d'arrondissements, hôpitaux, préfectures, casernes de pompiers, casernes des F.A.R, commissariats de police, villages ruraux, communes urbaines, centres-villes, souks, douars, quartiers, postes frontières, mur de défense au Sahara, etc, etc....).
Elles ont un statut militaire, mais dépendent du ministère de l'intérieur marocain, et non pas de l'administration de la défense nationale (ADN). Cependant, même si elles dépendent théoriquement du ministère de l'intérieur, elles fonctionnent concrètement à part. Le service des F.A fonctionne sous forme d'Inspection générale (I.G.F.A Inspection générale des forces auxiliaires) et séparée en deux zones (zone nord : de Tanger à bouznika, et zone sud : de Bouznika à Lagouira). Les missions des F.A vont de la surveillance aux interventions (incendies, émeutes, guerres, ...). Les F.A disposent aussi d'un service autonome de Renseignement.
Les forces auxiliaires se composent de 45 000 hommes et sont divisées en deux parties :
le Makhzen administratif (police de sécurité publique) postée devant ou à l'intérieur des bâtiments publics (mairies, ministères, administrations, gares, aéroports, ...), dans les souks, musées, et monuments touristiques,
le Makhzen mobile (police mobile d'intervention) composé d'unités d'intervention rapide, qui vivent en famille dans les casernes et qui se déplacent constamment en groupes.
Les F.A sont l'une des 6 armes du Royaume du Maroc à côté de la Gendarmerie, l'aviation, la marine, l'armée de terre, et la garde royale. Comme armement, les forces auxiliaires possèdent des MAS 36, des AK-47, des MAG et des véhicules blindés UR 416, Panhard AML 60. Les F.A (agents du Makhzen) sont une véritable armée, qui fonctionne en temps de paix comme des policiers (Mkhaznis) au service des institutions de l'État (Makhzen).
La Sûreté Nationale
La Sûreté Nationale est un corps d'autorité et de police nationale à statut civil, agissant dans les communes urbaines et dépendant du ministère de l'intérieur. Avec près de 60 000 policiers, la sûreté nationale est divisée en plusieurs services :
la S.P : Sécurité Publique
les R.G : Renseignements Généraux (renseignement)
la P.J : Police Judiciaire
la DGST (ou DST) : Direction de surveillance du Territoire (renseignement)
les CMI : Compagnies Mobiles d'Intervention
la police scientifique
la DSR : Direction de Sécurité Royale
L'importance des services et attributions (surveillance, renseignements, contre espionnage, police judiciaire, sécurité royale) de la Sûreté Nationale font d'elle un puissant corps d'autorité, à statut civil mais rival à la Gendarmerie Royale.
Services secrets marocains
Sous la tutelle du ministère de l'intérieur
Renseignements Généraux marocains (RG)
Service autonome de renseignement des Forces Auxiliaires Marocaines (F.A)
Direction générale de la surveillance du territoire (DGST)
Direction Génénale des Affaires Intérieures (DGAI)
Sous la tutelle du ministère de la défense
Direction générale des études et de la documentation(DGED)
2ème Bureau (2B)
5ème Bureau (5B)
Service de Renseignement de la Gendarmerie Royale Marocaine
Culture
Medersa Bou Inana à Fés
Article détaillé : Culture du Maroc.
Même si la grande majorité de sa population est musulmane, le Maroc se veut un pays multiculturel de par son contact notamment avec les Phéniciens, les Romains, les Byzantins, les Vandales, les Arabes, les Français et les Espagnols85,86,87
L'état civil marocain n'autorise pas de nombreux prénoms que des parents marocains souhaitent donner à leurs enfants pour des raisons de « rupture avec l'identité marocaine »88. Alors que cette mesure concernait surtout les prénoms berbères, elle « est de plus en plus élargie aux appellations d’origine arabe, liés à l'islam ou parfois inspirés des célébrités de cinéma88. »
Artisanat
Gare de Marrakech construite selon l'artisanat marocain
Article détaillé : Artisanat marocain.
La région est très réputée par ses tapis de campagne, ses paniers et ses différents autres objets de grande utilité. Le tissage de tapis modernes et la broderie sont très prospères surtout dans les complexes artisanaux. D'autres objets de grande utilité sont fabriqués par les artisans de la région, tels que les tajines, les jarres, etc.
Caftan marocain
Article détaillé : Caftan marocain.
Les caftans du Maroc sont originaires de l'Andalousie mauresque (Al Andalus) où les élites arabo-musulmanes de l'Empire omeyyade (dont Zyriab, le père de la musique arabo-andalouse) ont apporté à partir du IXe siècle des caftans empruntés aux Perses. Entre le IXe et le XVe siècle, les émirats arabo-andalous (composés de peuples d'origines variées) ont progressivement donné aux caftans leurs touches civilisationnelles. Rappelons que l'Andalousie mauresque s'est construite en opposition ou en concurrence vis-à-vis de l'Empire Ommeyyade de Damas de même que l'Empire des Idrissides de Fez (branche Omeyyade du Maroc) vis-à-vis de l'Empire Abasside de Bagdad. Cette divergence va se traduire entre autres sur les tenues vestimentaires.
Fantasia
La célèbre fantasia marocaine
Article détaillé : Fantasia (Maghreb).
Au vu des diverses archives actuelles, il est clair que cette tradition est bien inscrite dans le patrimoine séculaire équestre marocain .
Au Maroc, pays fortement agricole et resté longtemps tribal (et cela même après l'indépendance en 1956 du pays), cette démonstration va perdurer en devenant une tradition tribale, rurale et religieuse : les tribus guerrières rurales l'associeront , avec la collaboration active de la population, aux Moussem (fête des semailles, de la moisson) et à la fête d'un saint de la tribu (ou reconnu par la tribu) et cela de façon annuelle et séculaire. La fête des saints a été instaurée au XVe siècle par les Mérinides 89
Autres lectures
Articles détaillés : Culture du Maroc et Fêtes et jours fériés au Maroc.
Articles détaillés : Langues berbères, Berbères, Zénètes, Berghouata, Sanhadja, Masmouda, Gnaoua et Peuples de la vallée du Draâ.
Médias
Articles détaillés : Média au Maroc et Censure de l'Internet au Maroc.
Le premier journal à apparaître au Maroc était un hebdomadaire anglophone appelé « Maghreb Al Aksa », en 1877. De telles publications n'étaient généralement pas disponibles dans les villes marocaines jusqu'en 1908.
Pendant le protectorat français, à partir de 1920, commença l'apparition des publications françaises comme « L'Écho du Maroc » et « La Vigie Marocaine ». Elle fut suivie par le lancement d'un groupe de presse appelé Mas, qui publia « Farmhouse » ainsi que les quotidiens « Le Petit marocain » et « L'Écho du Maroc », bien que ces derniers continuèrent à s'adresser principalement aux étrangers.
Ensuite, les nationalistes marocains tels que Mohamed Hassan El Ouazzani commencèrent leur propres publications. En 1933, ce dernier fonda « L'action du peuple », un hebdomadaire francophone. Plus tard, Abdelkhalek Torrès et Mohamed Bennouna, à Tétouan, publièrent en arabe, respectivement deux publications : « Al Salam » et « Al-Hayat ». Ces journaux donnèrent aux nationalistes une plateforme pour exprimer leurs revendications indépendantistes vis-à-vis de la France et de l'Espagne. De plus en plus de journaux étrangers furent publiés au Maroc.
Plus tard, le Maroc édita un code de la presse le 15 novembre 195890.
De nos jours
Le gouvernement marocain dispose de nombreux moyens audiovisuels comme la radio et la télévision marocaine. L'agence de presse marocaine, Maghreb Arabe Presse et un quotidien en langue arabe Al-Anbaa sont des organes officiels du gouvernement. Des organes semi-officiels sont les suivants : le quotidien Assahra Al Maghribia, le quotidien de langue française Le Matin du Sahara et du Maghreb.
Les marocains ont à leur disposition environ 2 000 publications locales ou étrangères.
Chaînes et radios
Articles détaillés : Audiovisuel au Maroc et Radio au Maroc.
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Presse
Article détaillé : Presse au Maroc.
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Gastronomie
Patisseries marocaines
Article détaillé : Cuisine marocaine.
La cuisine marocaine traditionnelle est extrêmement riche et variée, elle a une bonne place dans le classement international. Le couscous et le tajine,très connus sont considérés comme des plats traditionnels ordinaires dans cette région. Ils sont préparés à base de viande de mouton ou poisson et de légumes variés. Durant les fêtes, on mange d'autres plats typiquement marocains et plus raffinés : les pastillas (prononcé bastela), le tajine de viande au miel, aux pruneaux et amandes, le méchoui ...
Musique
Article détaillé : Musique marocaine.
La musique au Maroc est très diversifiée et se compose de quatre grands groupes ou familles de musique : la musique berbère (amazigh), la musique africaine, la musique internationale, la musique hassanie des régions du sud et la musique arabe.
Chaque groupe est lui-même constitué de sous-groupes. Ainsi la musique arabe au Maroc est-elle constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Algérie, Égypte, Liban, Syrie, etc.), la musique arabe du terroir (populaire) propre à chaque région du Maroc, généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique « classique » arabo-andalouse, elle-même composée de sous-groupes de Fès, Rabat, Tétouan, Oujda (gharnati) et le berceau de la Musique Aarfa qui est la source de plusieurs musiques comme Reggada, Allaoui, nâari.Il y a aussi le Raï de la région d’Oujda trouvant sa source à proximité de la frontière algérienne (Oran, Tlemcen, Saïda).
La musique amazigh (berbère) est, elle aussi, divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhite, tarifite, etc. Cette musique est aussi divisée en « moderne » et « traditionnelle ».
La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.
Enfin il existe une nouvelle génération de jeunes, qui crée une musique qui synthétise l’esprit marocain aux influences venues du monde entier (blues, rock, metal, reggae, rap marocain, etc.). Un des évènements les plus importants de cette scène « underground », est le Boulevard des Jeunes Musiciens qui a lieu tous les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel.
Cinéma
Article détaillé : Cinéma marocain.
Le cinéma marocain regroupe à la fois les films, téléfilms et les productions cinématographiques produites au Maroc.
À l'opposé d'autres cinémas d'Europe ou du Maghreb, l'État marocain a longtemps laissé son cinéma trouver par lui-même les moyens nécessaires à sa survie et son épanouissement national et international, créant ainsi un déséquilibre entre cinéma commercial (souvent médiocre) et cinéma esthétisant à public essentiellement élitiste. Le Protectorat français du Maroc (1912-1956) avait établi une commission de censure ayant survécu à l'indépendance. Cet organisme de règlementation s’est occupé jusqu'aux années soixante-dix surtout de contrôler la distribution des films étrangers en raison d'une production nationale encore faible comparée à celle des pays francophones voisins91. De ce fait, le Maroc a laissé le champ libre à d'autres cinémas concurrents qui se sont affirmés aisément auprès du public marocain ; aujourd'hui il doit lui faire face avec plusieurs années de retard. Il en est de même pour d'autres secteurs artistiques tel que la musique par exemple.
Récemment, la politique culturelle du pays a changé (en particulier sous l'impulsion du Festival international du film de Marrakech)et le Maroc vient de se doter d'une toute neuve industrie du film (voir ci-dessous). À ce jour, le cinéma marocain progresse et les nombreuses perspectives d'évolution semblent prometteuses ; le cinéma marocain est de plus en plus sélectionné et/ou primé dans des festivals arabes, africains et occidentaux, ce qui encourage de plus en plus de jeunes à se lancer dans une carrière dans le 7e Art (voir ci-dessous défis et atouts du cinéma marocain). Ce progrès sert également de référence au cinéma africain moribond.
Littérature
Article détaillé : Littérature marocaine.
Sport
Article détaillé : Sport au Maroc.
Le Maroc s’illustre dans de nombreux sports au niveau continental et mondial et constitue la locomotive du développement du sport du continent africain et du monde arabe. À titre d’exemple, l’augmentation à cinq du nombre de pays africains à représenter l’Afrique au mondial du football grâce aux bonnes prestations que le Maroc a réalisées ces 3 dernières décennies dans le football et également dans d'autres compétitions internationales telles que l’athlétisme, la motomarine, le taekwondo, la boxe thaïe, etc. Voici quelques sportifs et équipes ayant marqué le sport marocain :
L'athlétisme :
Hicham El Guerrouj est double médaillé d’or des Jeux olympiques de 2004 sur 1 500 m et 5 000 m et détenteur du record du monde du 1 500 m en 3'26"00.
Said Aouita a réussi à battre les records du monde du 1 500 m et du 5 000 m en 1985. Il détient encore le record olympique sur 5 000 m en 12'58"39.
Nawal El Moutawakel, la première femme arabe et africaine à se hisser à ce niveau de compétition et par la même occasion casser tous les tabous dans les pays émergents.
Khalid Skah, Nezha Bidouane, Hasna Benhassi et Jaouad Gharib se sont aussi illustrés dans des courses de fond ou de demi-fond.
Le football, le sport national par excellence :
La sélection nationale s’est qualifiée pour les coupes du monde de football de 1970, de 1986 et s’est qualifiée aux huitièmes de finales et devient le premier pays arabe et africain à atteindre ce stade de compétition, puis 1994 et enfin celle de 1998. Elle a gagné la Coupe d'Afrique des nations de football 1976 en tant que premier pays maghrébin et a fini finaliste de l’édition de 2004.
L’équipe de football juniors a été classée 4e au dernier mondial organisé aux Pays-Bas
L’équipe olympique de football s'est qualifiée plus de six fois aux Jeux olympiques
Le Raja de Casablanca qui a été le premier club arabe et africain à se qualifier à la coupe du monde des clubs, le Wydad de Casablanca, les FAR de Rabat et le KACM de Marrakech, ont gagné à plusieurs reprises des compétitions continentales et régionales tels que la Ligue des Champions de la CAF et arabes, la Coupe de la CAF (anciennement Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe), la Supercoupe d'Afrique, la Coupe afro-asiatique de football (abandonnée après la création du Coupe du monde des clubs)
Le tennis :
Younès El Aynaoui est quart de finaliste de l'Open d'Australie en 2000 et 2003 puis à l'US Open en 2002, 2003. Son meilleur classement est de 1er mondial pendant une semaine, après sa victoire au tournoi de Doha.
Hicham Arazi a été classé 22e meilleur joueur mondial le 5 novembre 2001 tandis que Karim Alami a été 25e le 15 mai 2000.
Les sports de combat :
Mustapha Lakhsem est un des plus grands champions du monde au kickboxing et full-contact et il est 8 fois champion du monde.
Badr Hari (né le 8 décembre 1984) est un Kickboxeur marocain de K-1
Said Aouita, athlète marocain, ancien détenteur des records du monde du 1 500 m, 2 000 m, 3 000 m et 5 000 m.
Nawal El Moutawakel, 1re femme arabe, africaine et musulmane à remporter une médaille d'or aux Jeux olympiques.
Hicham El Guerrouj, double champion olympique et quadruple champion du monde.
Hicham Arazi, tennisman marocain, surnommé le péon des courts.
Younès El Aynaoui, tennisman marocain, classé 14e mondialement en 2003.
Badr Hari, kickboxeur marocain de K-1.
Marouane Chamakh, Footballeur marocain d'Arsenal.
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Monuments et lieux remarquables Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Le mausolée de Mohammed V
La mosquée Hassan II
Les tours Twin Center à Casablanca
La Kasbah des Oudaïa
La tour Hassan
Bab Bou Jeloud à Fès
Palais royal à Tétouan
Bab Mansour el Aleuj
Jamaa El Fna
Porte d'Anfa à Casablanca
Bab Agnou à Marrakech
La Ménara
Parc de la Ligue arabe à Casablanca
La mosquée Koutoubia
Vallée de l’Imlil
Rues d’Asilah
Rues de Chefchaouen
Paysage à proximité de Ouarzazate
Les cascades d’Ouzoud
Médina d’El Jadida
Vol en montgolfière à Marrakech
Marina de salé
Codes
Le Maroc a pour codes :
CN, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs ;
GM, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports ;
MA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 ;
MA, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;
MAR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;
MAR, selon la liste des codes pays du CIO ;
MAR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3 ;
MO, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2.
Notes et références
↑ http://incubator.wikimedia.org/wiki/Wp/shi/Am%E1%B9%9B%E1%B9%9Buk wikipedia tachelḥit
↑ http://incubator.wikimedia.org/wiki/Wp/rif/Am%E1%B9%9B%E1%B9%9Buk
↑ a et b « Le Royaume du Maroc, État musulman souverain, dont la langue officielle est l’arabe, constitue une partie du Grand Maghreb Arabe. » comme l’indique la Constitution marocaine [archive]. Autres langues : arabe marocain ou darija (langue couramment parlée) ; berbère ou tamazight — ⵜⴰⵎⴰⵥⵉⵖⵜ en tifinagh ; français (certaines administrations, matières enseignées, et dans les affaires) ; espagnol dans la zone nord du pays.
↑ L'horloge de la population du Haut Commissariat au Plan (HCP) [archive]
↑ http://hdrstats.undp.org/2008/countries/country_fact_sheets/cty_fs_MAR.html [archive]
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↑ http://www.bladi.net/le-maroc-designe-au-nombre-des-allies-majeurs-des-usa.html [archive]
↑ http://www.universalis.fr/corpus2-encyclopedie/117/0/Z030018/encyclopedie/MOUVEMENT_ALMORAVIDE.htm [archive]
↑ http://membres.multimania.fr/tawizaneghmis/Tawiza66/Boughanem.htm [archive]
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↑ ainsi nommé car c'est le pays le plus occidental du monde arabe
↑ Ensemble des pays occidentaux du monde arabe, par opposition au Machrek.
↑ http://books.google.fr/books?id=QTg65S8luoEC&printsec=frontcover&dq=Maroc++Par+Samuel+Pickens,+Fran%C3%A7oise+Peuriot,+Philippe+Ploquin&lr=&as_brr=3#v=onepage&q=&f=false [archive]
↑ Raynal, J-P. et Texier, J-P. (1989) - « Découverte d'Acheuléen ancien dans la carrière Thomas 1 à Casablanca et prolème de l'ancienneté de la présence humaine au Maroc », Compte Rendu de l'Académie des Sciences, Paris, t. 308, série II, pp. 1743-1749.
↑ Wrinn, P.J. et Rink, W.J. (2003) - « ESR dating of tooth enamel from Aterian levels at Mugharet el ‘Aliya (Tangier, Morocco) », Journal of Archaeological Science, 30, pp. 123-133.
↑ Debénath, A., Raynal, J-P., Roche, J., Texier, P-J. et Ferembach, D. (1986) - « Stratigraphie, habitat, typologie et devenir de l'Atérien marocain : données récentes », L'Anthropologie, t. 90, n° 2, pp. 233-246.
↑ Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale De Ibn Khaldūn, William MacGuckin [archive]
↑ a et b Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
↑ Histoire des berbères, Ibn Khaldoun
↑ Voir La Berbérie et L'Islam et la France par Eugène Guernier, tome 1, édition de l'union française, 1950
↑ Ministère du Habous et des affaires islamiques, Maroc [archive]
↑ Ibn Khaldoun, Histoire des berbères
↑ http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_860/html_860/quand.html [archive]
↑ http://fr.encarta.msn.com/encnet/refpages/RefArticle.aspx?refid=761588662 [archive]
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↑ http://www.linternaute.com/histoire/pays/evenement/36765/1/a/53136/la_conference_d_algesiras.shtml [archive]
↑ Source : Morocco, CIA World Factbook, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/mo.html [archive], consulté le 29 janvier 2008
↑ Texte de la convention de 1972 : http://untreaty.un.org/unts/144078_158780/1/6/10334.pdf [archive]
↑ http://www.lesannuaires.com/mesure-distance.htm [archive]
↑ Conformément à l’article 100 de la Constitution
↑ Les villes les plus grandes avec des statistiques de la population du Maroc [archive] sur World Gazetteer
↑ Les villes les plus grandes avec des statistiques de la population du Sahara occidental [archive] sur World Gazetteer
↑
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Al Mamlakatu'l-Maghribiya (ar)
ⵜⴰⴳⵍⴷⵉⵜ ⵏ ⵓⵎⵕⵕⵓⴽ
Tageldit n Umṛṛuk1,2 (ber)
Royaume du Maroc (fr)
(Drapeau du Maroc) (Armoiries du Maroc)
Devise nationale :
Arabe : الله، الوطن، الملك
Français : Dieu, la Patrie, le Roi
La zone hachurée sur la carte désigne le Sahara occidental,
revendiqué et majoritairement contrôlé par le Maroc,
mais dont la souveraineté n'est pas reconnue à l'ONU.
Langue officielle Arabe3
Capitale Rabat
34°02′ Nord 6°51′ Ouest
Capitale économique Casablanca
Forme de l’État Monarchie constitutionnelle
- Roi
- Premier ministre Mohammed VI
Abbas El Fassi
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 57 (40(¹))e
446 550 (710 850 (¹)) km2
1,059 %
Population
- Totale (Décembre 2009)
- Densité Classé 35e
31 671 474 4 (²) hab.
83,14 (48,44 (¹)) hab./km2
Indépendance
- Date De la France (pour le Maroc « central »), de l'Espagne (pour le Rif, l'enclave de Sidi Ifni, le protectorat de Cap-Juby et les provinces du Sud (contestées))
- 2 mars 1956 (pour la zone française)
- 7 avril 1959 (pour le protectorat espagnol du Maroc)
- 30 juin 1969 pour l'enclave d'Ifni
- 14 novembre 1975 pour les deux tiers nord du Sahara Occidental (contesté)
- 14 août 1979 pour la récupération de Oued Eddahab (contesté)
Gentilé Marocains, Marocaines
IDH (2008) 0,646 (moyen) (127e5)
Monnaie Dirham marocain (MAD)
Fuseau horaire UTC +0 ou +1 en été
(2010 : du 2 mai au 7 août)
Hymne national Hymne chérifien
Domaine internet .ma
Indicatif
téléphonique +212
(¹) Avec le Sahara occidental
(²) 29 891 708 selon le dernier recensement des autorités marocaines (2004)6
Le Maroc, en forme longue le Royaume du Maroc, en arabe al-Maghrib, المغرب et Al Mamlakatu'l-Maghribiya, المملكة المغربية, en berbère lmruk, ⵍⵎⵔⵓⴽ et Tageldit n Umṛṛuk, ⵜⴰⴳⵍⴷⵉⵜ ⵏ ⵓⵎⵕⵕⵓⴽ, ou encore le Royaume chérifien, est un pays situé dans le nord-ouest de l’Afrique et faisant partie du Maghreb. Sa capitale politique est Rabat alors que la capitale économique et la plus grande ville du pays est Casablanca. Le pays est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par l’Espagne, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et de facto au sud par la Mauritanie au-delà du Sahara occidental contesté.
Le Maroc a pour régime politique une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est le roi alaouite Mohammed VI : c'est l'une des plus anciennes monarchies au monde. En 1912, à la suite du traité de Fez, et jusqu'à l'indépendance de 1956, le territoire du Maroc a été partagé selon un double régime de protectorat, assumé par la France et par l'Espagne. Le Maroc est membre de plusieurs organisations dont l'Organisation des Nations unies, la Ligue arabe, l’Union du Maghreb arabe, la Francophonie, et l’Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays africain à ne pas faire partie de l'Union africaine, mais il cherche à consolider ses relations avec l'Union européenne. En 1987, le Maroc a tenté, sans succès, d'adhérer à la CEE, et s'est vu octroyer en 2008 un « statut avancé » auprès de l'UE7. Le 15 mai 2009, il a rejoint le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe8. En juin 2004, en reconnaissance des liens étroits qui unissent les deux pays et en appréciation du soutien résolu du Maroc à la guerre contre le terrorisme, le président des États-Unis désigna le Maroc comme l'un des alliés majeurs hors-OTAN9.
Selon l'historien Bernard Lugan, c'est entre autres l'attrait des richesses provenant du commerce du Sud (Sahara) vers le Nord (l'Occident) qui va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties, en particulier celles venant du Sud (Almoravides, Almohades, Saadiens) ; toute l'histoire du Maroc (des Idrissides aux Alaouites) est ainsi marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L'histoire et l'origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara10.Sommaire [masquer]
1 Toponymie
2 Histoire
2.1 Fondation du Maroc
2.2 Préhistoire et protohistoire
2.3 Le Maroc antique
2.4 Rôle des tribus au cours de l'histoire du pays
2.5 De la conquête arabe aux troubles anarchiques
2.6 Royaume des Berghouata (entre les VIIIe et Xe siècles)
2.7 Incursions d'autres tribus Zénètes
2.8 Dynastie almoravide
2.9 Dynastie almohade
2.10 Le Maroc au cours des croisades
2.11 Dynastie des Mérinides
2.12 Liens avec Al-Andalus.
2.13 Dynastie des Saadiens
2.14 Dynastie des Alaouites
3 Géographie
3.1 Géographie physique
3.2 Frontières terrestres
3.3 Climat
3.4 L'Environnement
3.5 Géographie humaine
3.5.1 Subdivisions
3.5.2 Villes principales
4 Économie
4.1 PIB par région
4.2 Atouts et points forts
4.3 Chômage
4.4 Le chanvre
4.5 Tourisme
4.6 Transport
4.7 Opérateurs de télécommunications
4.8 Télécommunications
4.9 Approvisionnement en eau potable et assainissement
5 Politique
5.1 Droit des femmes
5.2 Organisations internationales et régionales
5.3 Rangs internationaux
5.4 Défis du Maroc du XXIe siècle
5.4.1 Intégrité territoriale
5.4.2 Terrorisme
6 Démographie
6.1 Religion
6.2 Langues
6.2.1 Arabe
6.2.2 Darija
6.2.3 Tamazight (berbère)
6.2.4 Français et autres langues
6.3 Éducation
6.4 Émigration
6.5 Immigration
7 Armée et police
7.1 Forces armées royales
7.1.1 Composition
7.1.2 Garde royale
7.1.3 Gendarmerie royale
7.2 Forces auxiliaires marocaines
7.3 La Sûreté Nationale
7.4 Services secrets marocains
7.4.1 Sous la tutelle du ministère de l'intérieur
7.4.2 Sous la tutelle du ministère de la défense
8 Culture
8.1 Artisanat
8.2 Caftan marocain
8.3 Fantasia
8.4 Autres lectures
8.5 Médias
8.5.1 De nos jours
8.5.2 Chaînes et radios
8.5.3 Presse
8.6 Gastronomie
8.7 Musique
8.8 Cinéma
8.9 Littérature
8.10 Sport
9 Monuments et lieux remarquables
10 Codes
11 Notes et références
12 Voir aussi
12.1 Liens externes
12.1.1 Cartes repères
12.1.2 Antiquité et Préhistoire
12.1.3 Les différents groupes berbères du Maroc et du Maghreb
12.1.4 Fondation du Maroc
12.1.5 Islamisation du Maghreb et du Maroc
12.1.6 Dynasties musulmanes
12.1.7 Histoire du Maroc
12.1.8 Espagne mauresque et Maroc
12.1.9 Autres références
Toponymie
Caravane saharienne au sud du Maroc
Village typique du Haut Atlas
Lagune de Dakhla au Sahara occidental
Le Maroc se dit en berbère lmruk (ⵍⵎⵔⵓⴽ en tifinagh), nom qui dérive de la prononciation Amur n'wakuc ("Amour" qui signifie "pays" et " Akouch" qui veut dire " dieu" ce qui donne la terre de dieu ou la terre sainte)11. C'est aussi ce mot qui a donné le nom de Marrakech.12
Le Maroc se dit en arabe al-Maghrib (المغرب), ce qui signifie « le couchant » ou « l’Occident13 » (littéralement : « le Maghreb »).
Ce même mot, en arabe, désigne aussi le Maghreb au sens large14 ; aussi, lorsqu'il est nécessaire de préciser, on nomme le Maroc al-Maghrib al-’aqṣaą (المغرب الاقصى), signifiant « le Couchant lointain » ou « l’Extrême-Occident », et on désigne le Maghreb par al-Maghrib al-°arabiy (المغرب العربي), soit « l'Occident arabe ».
Le nom français Maroc dérive quant à lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (celle des Almoravides, des Almohades et des Saadiens). De cette prononciation dérivent également Marrocos (en portugais), Marocko (en suédois), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l’appelant eux Marakech. Les Turcs l’appellent Fas qui vient de l’ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite (avant 1912), Fès. Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région composée du Maroc et de l'Algérie occidentale sera connue sous le nom de Maurétanie (à ne pas confondre avec la Mauritanie). La région sera par la suite divisée en deux Maurétanies provinces par les Romains: la Maurétanie Tingitane avec Volubilis pour capitale (ancienne cité berbère de Oulil) et la Maurétanie Césarienne avec Cesarea (Tipaza) pour capitale (centre et ouest de l'Algérie). Le Maroc est le pays où les Grecs anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.
Le Maroc fut connu sous le nom de Royaume de Marrakech sous les trois dynasties qui eurent cette ville comme capitale, puis sous le nom de Royaume de Fès sous les dynasties qui résidèrent à Fès. Sous la dynastie des Alaouites, le Maroc est aussi connu sous le nom d'Empire chérifien. Cette appellation, très utilisée avant 1956, l'est aussi jusqu'à nos jours car le souverain alaouite, descendant du prophète de l'islam Mahomet, est "cherif" c'est-à-dire noble. Au XIXe siècle, les cartographes européens mentionnaient toujours un "Royaume de Maroc" en en indiquant l'ancienne capitale "Maroc" (pour Marrakech). À l'indépendance, le pays prit le nom officiel de Royaume du Maroc et le sultan Mohamed ben Youssef en devint le roi sous le nom de Mohamed V.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Maroc.
Fondation du Maroc
La fondation du Maroc, pays se considérant arabo-berbére, africain et musulman, se fait avec les Idrissides qui allièrent à leur cause diverses tribus contrôlant des petits royaumes ou territoires indépendants de tout pouvoir central. Au fur et à mesure des alliances, les Idrissides vont étendre leur influence territoriale avec des populations autochtones et lancer les bases de l'organisation d'un État constitué (Makhzen) reprises par les dynasties suivantes. Si les Idrissides vont commencer à dessiner les bases de l'État et des frontières de l'actuel Maroc ce sont les Almoravides qui en créant leur capitale Marrakech donneront au pays son nom (le nom Maroc est due à déformation linguistique française de Marrakech); ils consolideront et élargiront l'œuvre débutante et fragile des Idrissides ; les dynasties suivantes hériteront de l'expérience étatique précédente.
Même si d'autres civilisations du bassin méditerranéen (Rome, Carthage etc..) ont enrichi l'histoire du pays et même, si des populations de l'actuel Maroc vont participer à l'essor de ces civilisations, les historiens du Maroc les considèrent comme appartenant à des puissances étrangères, de surcroît non musulmanes, point important dans la définition du pays.
À partir des Idrissides, les dynasties qui suivirent et qui durent, elles aussi, établir des alliances avec des tribus de l'actuel Maroc, seront considérées comme marocaines par les historiens.
Monnaie Idrisside année 840, marque de la création d'un État
À l'époque des Idrissides, le Maroc s'appelle le Royaume de Fez.
À propos du Maroc, le terme Empire est parfois utilisé car par définition, un empire est un ensemble d'États ou de royaumes (voir les différentes cartes du Maroc). Ceci explique l'appellation « villes impériales » utilisée encore de nos jours pour qualifier les villes de Fès, Marrakech, Meknès et Rabat15.
Lorsque le Maroc se fonde, le reste du Maghreb est éclaté sous forme de royaumes ou territoires indépendants, parfois concurrents ou en guerre, sans pouvoir central c'est-à-dire non organisés en État dirigé par des populations autochtones.
L'organisation en État organisé permit aux Saadiens et aux Alaouites de s'opposer à l'avancée ottomane[réf. nécessaire] qui s'arrêta à la Moulouya et qui s'étendait sur une grande partie des autres pays arabes actuels.
Des désaccords apparus au début du XXe siècle dans la famille Alaouite et dans le Makhzen plus gobalement suite à des problèmes de gestion du pays, créèrent une période d'instabilité (comme le Maroc en connut dans le passé) dont vont profiter plusieurs puissances coloniales (Allemagne, Angleterre, Espagne, France) pour essayer de s'emparer du pays qui possède entre autres une position géostratégique intéressante, à la veille de la Première Guerre mondiale. Après bien des tractations houleuses et secrètes qui faillirent déclencher dès 1912 la Première Guerre mondiale, le Maroc fut partagé entre la France et l'Espagne.
Préhistoire et protohistoire
Les premières traces d'une présence d'hominidés sur le territoire marocain datent d'environ 700 000 ans. De cette période dite acheuléenne, on a retrouvé un certain nombre d'outils, notamment dans la plaine de la Chaouïa et plus précisément à proximité immédiate de l'agglomération casablancaise. Outre l'outillage, on a découvert un certain nombre de fragments humains notamment dans les carrières Thomas, près de Casablanca (mandibules, maxillaires et fragments crâniens d'Homo erectus)16.
De l'époque moustérienne (120 000 à 40 000 ans BP), le site le plus explicite est celui de Jbel Irhoud situé à mi-chemin entre les villes de Marrakech et de Safi et où ont été découverts deux crânes d'hominidés, des outils associés à l'industrie levalloiso-moustérienne ainsi que d'importants restes d'animaux aujourd'hui disparus.
Extension de la culture ibéromaurisienne
L'époque atérienne (60 à 40 000 ans BP17) a apporté son lot d'outils pédonculés retrouvés dans de nombreuses grottes situées sur le littoral atlantique (Dar Soltane 2)18. Néanmoins cette période a surtout été marquée par de profonds bouleversements climatiques ayant entrainé une désertification sans précédent du territoire marocain ainsi que la raréfaction voire la disparition d'un grand nombre d'espèces animales et végétales. Cette dynamique a cependant été contrecarrée par le rempart naturel que constituent les chaînes de l'Atlas et du Rif, que ce soit au Maroc ou dans le reste du Maghreb.
L'arrivée d'Homo sapiens au Maghreb avant l'Épipaléolithique a été démontrée puisque les industries atériennes ne sont pas l'œuvre de l'homme de Néandertal, dont l'aire de répartition est exclusivement eurasiatique, mais bel et bien d'Homo sapiens présentant des caractéristiques archaïques.
Il y a environ 21 000 ans, la civilisation ibéromaurusienne voit le jour. Elle se caractérise par des rites funéraires plutôt évolués et par un raffinement de l'outillage utilisé. Néanmoins, il n'est pas encore question d'agriculture. La grotte de Taforalt dans la région d'Oujda correspond au plus grand gisement de l'époque.
Cette civilisation se maintient et se répand sur l'ensemble du Maghreb avant de se métisser progressivement vers le neuvième millénaire avant notre ère avec les populations capsiennes, ancêtres des Berbères modernes. Les premiers éléments découverts correspondant à cette période (Néolithique) datent d'environ 6 000 ans. Ceux-ci témoignent d'une sédentarisation déjà avancée ainsi que d'une maîtrise relative des techniques agricoles.
Le Maroc antique
Article détaillé : Liste des villes au Maroc fondées par les Phéniciens.
Ruines Romaines de Volubilis
À partir des années - 3 000 se développe au Maroc la culture campaniforme. Dès lors le Maroc entre dans l'âge du bronze et on assiste à la diffusion d'une céramique noire spécifique dont la présence est attestée dans un certain nombre de sépultures de la région rifaine.
À partir du XIe siècle av. J.-C., les hardis commerçants phéniciens venus du Liban actuel atteignent les côtes marocaines et notamment la côte atlantique. Ils fondent de nombreux comptoirs qui serviront de bases à de nombreuses cités romaines puis arabes (dont les principaux furent Tingis et Lixus, actuelles Tanger et Larache). Au passage, c'est à cette période déjà que l'on date les toutes premières installations de populations juives au Maroc
L'autonomie progressive de Carthage profite aux comptoirs phéniciens fondés sur les côtes marocaines dans la mesure où ils seront davantage mis en valeur du fait de la proximité relative avec la nouvelle capitale de l'empire punique. L'influence carthaginoise se fait grandement sentir auprès des populations indigènes dont l'organisation s'améliore parallèlement. Ainsi les tribus berbères se fédèrent progressivement, fondant des royaumes cohérents dont le premier sera le royaume de Maurétanie d'abord confiné dans le nord-ouest de l'actuel Maroc. Le sud du pays est occupé par les Gétules et l'est par les Numides.
Du fait du soutien apporté par la Maurétanie à l'Empire romain lors de la destruction de Carthage, il se nouera une étroite amitié entre les deux entités (d'où l'éviction du chef numide Jugurtha). Le roi Bocchus se voit même décerné le titre d'Ami du Peuple par le Sénat romain et gagne l'amitié du consul Caius Marius. Sous le règne de Juba II la Maurétanie devient un royaume vassal, réputé pour ses exportations de pourpre et de produits maritimes, assez riche pour tailler sa propre monnaie d'or. Une brillante civilisation urbaine se développe, influencée à la fois par l'héritage carthaginois et par les courants artistiques de la Grèce et de l'Égypte. De telles influences sont sans doutes dues au mécénat de la propre épouse de Juba II, la reine Cléopâtre Séléné, qui n'est autre que la fille de Marc Antoine et de Cléopâtre VII. Mais une telle richesse attise la convoitise de Rome, ce dont Ptolémée de Maurétanie, sucesseur de Juba II, va faire les frais.
Lors d'une invitation de Ptolémée à Rome, le dernier roi maurétanien est assassiné par l'empereur Caligula, ce qui entrainera après deux années de troubles une annexion de la Maurétanie (42 ap J.-C.) que l'on désignera dès lors sous le nom de Maurétanie Tingitane, décrétée officiellement province impériale par l'empereur Claude Ier. Là encore, seul le nord de l'actuel territoire marocain est effectivement sous contrôle romain, le reste du territoire demeurant berbère. Les Romains fondent une cité propspère à Volubilis (non loin de l'actuelle Meknès). Néanmoins la capitale administrative demeurera Tingis, future Tanger, siège du procurateur, le gouverneur de la province, de rang militaire et appartenant à l'ordre équestre (chevalier romain). Durant toute cette période une grande autonomie est accordée aux différentes tribus (comme en témoignent les fameuses tables de Banasa), mais la constante pression des peuplades méridionales puis les crises internes à l'Empire auront progressivement raison de la Maurétanie Tingitane. Au IIIe siècle la province est réduite à la côte nord et à Sala (actuelle Salé). Durant la domination romaine les cités, colonies de droit romain ou latin, se dotent de monuments civiques et de résidences ornées d'oeuvres d'art (sculptures, mosaïques). Les plaines cultivées sont partagées par l'aristocratie locale, qui s'enrichit notamment de l'exploitation de l'olivier dont les produits sont exportés dans les provinces voisines. Les terrains de parcours plus lointains sont laissés aux tribus nomades ou semi-nomades. Les ports de Tingis et de Sala connaissent une intense activité commerciale.
En 429, des tribus Vandales originaires de Germanie traversent le Détroit de Gibraltar mais dans leur imperturbable course vers ce qui demeurait de la mythique Carthage, ils ne contrôleront guère que le littoral méditerranéen, se désintéressant de l'intérieur des terres. Un siècle plus tard, les Byzantins, désireux d'anéantir le royaume vandale pacifieront le nord du territoire, désenclavant par la même occasion les tribus maures du reste du pays. Le gouvernement de Constantinople crée la province de Maurétanie Seconde, qui regroupe Tanger, Ceuta, Lixus et l'extrême sud de l'Espagne, administrée par un exarque.
Références en liens externes
Rôle des tribus au cours de l'histoire du pays
Comme dans l'histoire de très nombreuses nations à travers le monde, aucune dynastie marocaine (des Idissides aux Alaouites) ne pourra s'imposer par elle-même. Toutes devront, pour étendre et asseoir leur influence géographique sur des périodes plus moins longues, passer des alliances (intéressées, religieuses, maritales, forcées, pacifiques ou négociées) avec les différentes autres tribus musulmanes et parfois juives du pays. L'islam sera le principal ciment entre les différentes tribus qui composent le royaume mais ses interprétations feront naitre des conflits. Le fait que certaines dynasties se soient réclamées chérifiennes ne sera pas un atout suffisant à leur persistance.
Le Maroc restera longtemps un pays fortement tribal cela même après l'indépendance du pays en 1956. C'est la raison pour laquelle, de nos jours encore, les représentants des différentes tribus du pays continue à réitérer leur allégeance au Roi au cours de la fête annuelle du Trône. Compte tenu des dissensions familiales et des luttes de pouvoir au sein des différentes dynasties marocaines successives tous les membres (sans exception) de la famille royale sont également tenues de prêter allégeance au Roi. Cette fête du Trône a pour but de souder et de rappeler le lien entre le monarque et le peuple en particulier à des moments difficiles de l'histoire du pays.
De la conquête arabe aux troubles anarchiques
Article détaillé : Dynastie Idrisside.
Ancienne Medersa idrisside de Fés
En 649, débute la conquête du Maghreb par les troupes arabes. C'est 35 ans plus tard que ces troupes pénètrent véritablement dans le territoire marocain. Les tribus berbères installées aussi bien dans les contreforts montagneux de l'Atlas et du Rif que dans les fertiles plaines atlantiques soutiendront dans un premier temps les Byzantins installés sur les côtes méditerranéennes qu'ils préféreront aux Arabes notamment à cause d'erreurs diplomatiques. La destruction des installations byzantines aux alentours de l'an 700 aura finalement raison de la résistance berbère qui se convertira dès lors à l'islam apporté par les conquérants arabes. Les berbères du Maroc étaient alors très faiblement christianisés tandis que les populations juives ne se convertirent que très faiblement à l'islam. Par ailleurs, l'islam ne sera dès lors plus jamais contesté au Maroc, contrairement à ce qui a pu se passer en Algérie ou en Tunisie. D'autre part, l'année 708 correspond à l'intégration du Maroc au sein de l'empire des Omeyyades. Dans le sillage des succès marocains, les armées arabes traverseront le détroit de Gibraltar sous le commandement de Tariq ibn Ziyad et atteindront la Navarre dès 715.
En 740, les tribus berbères adoptent le kharijisme jugé plus proche des principes de "démocratie tribale" que la doctrine omeyyade. Le califat qui refuse cette hérésie se replie, fragilisé depuis Damas par l'irrésistible ascension des Abbassides. Le Maroc connait l'anarchie.
L'histoire des Idrissides est indissociable de la personne d'Idriss Ier, descendant d'Ali et de Fatima, gendre et fille du prophète de l'islam Mahomet, qui fuyant les massacres dont était victime son entourage et sa famille vint se réfugier dans le Moyen Atlas, à Volubilis, ancienne cité romaine déchue. Obtenant l'aval des tribus locales, il fonda en 789 la ville de Fès dans la plaine du Saïss dont il fit la capitale de son nouveau royaume, le Maroc, proclamé en 791. Assassiné par un envoyé du calife Haroun ar-Rachid, son fils Idris II lui succède après une régence. Il étend sa capitale ainsi que son royaume et avance au-delà de Tlemcen, pris par son père dès 789 et assujettit de nombreuses tribus Zenata. Son successeur Mohammed fera construire la prestigieuse mosquée Quaraouiyine, une des toutes premières universités de l'Histoire. À cette période, Fès devient un des principaux centres intellectuels du monde arabe et attire d'éminents scientifiques et théologiens. Le royaume du Maroc étend régulièrement ses frontières mais se retrouve menacé par la puissante dynastie des Fatimides à l'est. Indiqués califes de Cordoue au début du Xe siècle, les Idrissides subiront également au nord la pression des Omeyyades. En 985, les Fatimides et leurs vassaux d'Algérie poussent les Idrissides à se réfugier en Andalousie.
Dès le milieu du Xe siècle, l'affaiblissement des Idrissides du fait non seulement des pressions externes mais surtout des dissensions internes entraine un regain d'activité des grandes tribus berbères qui fondent et conquièrent de nombreuses cités. Les états de Sijilmassa dans le sud et de Nekor dans le nord se maintiennent et gagnent de l'ampleur durant cette période.
Références aussi en liens externes
Royaume des Berghouata (entre les VIIIe et Xe siècles)
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Article détaillé : Berghouata.
Référence : Berghrouata Encyclopédie Britannica en Anglais
voir aussi liens externes
Incursions d'autres tribus Zénètes
Articles détaillés : Maghraouas, Banou Ifren et Meknassa.
Oujda est fondée par les zènétes Maghraouas
Vers 954 et selon Ibn Khaldoun, trois grandes confédérations tribales zénètes 19 s'emparent de plusieurs villes et régions du Maghreb el Aksa (appellation arabe du Maroc), à savoir Fès, Oujda (fondée en 994 par le maghraoua Ziri Ibn Attia), Salé (fondée au cours du Xe siècle par les Banou Ifrens, Sijilmassa), ou encore les régions du Souss et du Haouz, et ce consécutivement à l'affaiblissement de la dynastie arabe chérifienne des Idrissides.
Pendant la conquête, les points de vue des Maghraouas, Banou Ifrens et Meknassas divergèrent provoquant une instabilité sur l'ensemble du territoire. Les diverses tribus maghraouas étaient tantôt alliées aux Omeyyades tantôt aux Fatimides. Les Banou Ifrens demeurèrent réfractaires à toute alliance avec les puissances arabes
Les Fatimides profitent de ces divisions entre les 3 tribus zénètes et envoient les Zirides de l'Ifriqiya pour conquérir le Maghreb el Aksa (le Maroc actuel). Le ziride nommé Ziri ibn Menad réussit à conquérir une partie du Maroc actuel. En 971, son fils Bologhine ibn Ziri affirme sa souveraineté sur la majorité des villes importantes. Durant cette période, les Berghouatas (confédération tribale masmouda et sanhadja) seront donc attaqués par les Zirides. Les Maghraouas demandent l'aide des Omeyades. Ces derniers acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires, en particulier ceux des Maghraouas de l'ouest du Maghreb. Bologhine ibn Ziri est contraint de reculer devant l'armée omeyade venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta20. Par la suite, Ziri Ibn Attia des Maghraouas entre en conflit avec les chefs des Banou Ifrens et des Meknassas. Une lutte au pouvoir sera acharnée entre les fractions zénètes. Les Banou Ifrens attaquent les Berghouata et prennent plusieurs fois Fès, place forte maghraoua. Ces derniers rétabliront finalement l'équilibre du Maghreb el Aksa20. Le règne des 3 tribus zénètes s'achèvera par l'arrivée des Hilaliens et des Almoravides vers le XIe siècle en 1059. Les Zénètes seront évincés par les Almoravides du Maghreb el Aksa 21. De tout temps, les Zénètes étaient seuls maitres des routes et du commerce dans la région. Cette période est caractérisée par une certaine prépondérance des pratiques démocratiques tribales, comme ce fut déjà le cas deux siècles auparavant lors des révoltes kharijites22. Les Zénètes ont démontré par leur histoire qu'ils pouvaient négocier avec toutes les tribus au Maghreb. Plusieurs alliances et traités ont été élaborés pendant cette période. La construction s'est développée et plusieurs villes ont connu un véritable essor (construction de mosquée23, de kalaâ, ksours, etc). En 1068, les trois "dynasties" chutent tant à cause du zèle manifeste de certains chefs que du fait de leur détermination à se lancer dans des guerres saintes24.
Références aussi en liens externes
Dynastie almoravide
Conquêtes almoravides (XIe siècle), au début de leur pénétration
Article détaillé : Almoravides.
Alors que le "Maroc utile" est en proie aux convoitises des entités politiques voisines ainsi qu'aux déchirements internes, trois grandes tribus berbères se partagent les régions sahariennes. Les Lemtouna, Massoufa et Goddala (ou Gadala, lointains descendants des antiques Gétules), tous trois membres de la confédération Sanhaja et islamisés deux siècles et demi plus tôt, guerroient et vagabondent régulièrement en direction du sud où ils menacent l'empire du Ghana et d'autres états soudanais. De la tribu Lemtouna, l'émir Yahya Ibn Ibrahim se rend vers 1035 accomplir le pèlerinage à La Mecque. Là bas, il prend conscience de la nécessité de parfaire l'islam de ses congénères des régions de l'Adrar. En halte à Kairouan, il tente pour cela d'obtenir un appui logistique de la part d'éminences religieuses locales, mais sans résultat. Ce sera dans la région de Taroudant qu'un dénommé Ou Agg ben Zellou lui indiqua l'existence d'un prédicateur dans le désert, un certain Abdallah Ibn Yasin originaire du sud marocain. Yahya Ibn Ibrahim et Abdallah Ibn Yasin s'en retournèrent donc tous deux dans l'Adrar convertir les Djoudala (tribu des Lemtouna) au malékisme puritain. Si au départ leurs enseignements sont plutôt bien accueillis, leur austérité et leurs méthodes radicales (instruments de musique et habits de couleurs vives bannis) finirent par lasser. Yahya Ibn Ibrahim et Abdallah Ibn Yasin errèrent donc dans le désert et s'en allèrent donc fonder un ribat sur l'île de Tidra entre la baie du Lévrier et le cap Timiris. Là ils conceptualisèrent une véritable doctrine qui leur valut le nom d'Almoravides (de Al-murabitun, المرابطون), les gens du ribat.
Le climat d'exaltation mystique qui régnait au couvent militaire attira de nombreux fidèles de toutes les contrées du Sahara occidental et même au-delà. De 1042 à 1052, les Almoravides conquièrent tout le Sahara occidental et tournent leurs regard vers le nord. Yahya Ibn Ibrahim fut tué et remplacé par Abu Bakr Ibn Omar. Dès lors l'expansion des Almoravides est irrésistible. Aoudaghost, place forte de l'empire du Ghana et importante étape du commerce transaharien est prise et détruite. L'année suivante, c'est au tour de Sijilmassa de céder à la pression almoravide et de voir ses maîtres Zénètes impitoyablement exterminés. La même année (1056), Taroudant et le Souss entier se rendent aux envahisseurs. Les Almoravides n'ont alors qu'une idée : soumettre les plaines fertiles du Maroc utile et les intrépides tribus de l'Atlas. Néanmoins, les combats contre les hérétiques Berghouata s'éternisent et s'avèrent plus ardus que prévu. Yahya Ibn Ibrahim est même mortellement blessé et inhumé sur un des affluents du Bou Regreg. Abou Bakr doit alors se rendre à nouveau dans le désert pour mettre fin à des luttes intestines et il confie alors le commandement des terres septentrionales nouvellement conquises à son cousin, un certain Youssef Ibn Tachfin. En 1072, ce dernier empêche le retour d'Abou Bakr et fait dès lors de Marrakech, fondée deux ans plus tôt, sa capitale. La rigueur morale de ces "Voilés" et leur attachement aux valeurs de l'islam attira les nombreux déçus des années du climat d'anarchie ambiant et Youssef Ibn Tachfin constitua sans mal une armée de 20 000 hommes qu'il arma d'arbalètes. Toutefois, la soumission des intrépides tribus Zénètes ne fut pas des plus aisées. Ces derniers se rallièrent même ponctuellement aux élites bourgeoises de Fès et de Tétouan, bien décidées à repousser ces tribus dont le puritanisme était aux antipodes des aspirations de raffinement et de luxe qu'ils avaient importé d'Andalousie. Des villes du nord, Meknès tomba la première, puis ce fut au tour de Fès (1060 ou 1061), des villes du Rif, de Tlemcen (1069) et enfin d'Oujda (1081). Tanger et Ceuta, fiefs de la dynastie hammudite de Malaga ne cédèrent que vers 1084 après un éprouvant siège et subirent de terribles supplices. À l'est, les Almoravides avancèrent jusqu'à Alger (Ténès et Oran furent gagnées en 1082).
Tombeau du célèbre prince et poète Al Mutamid Ibn Abbad, condamné à finir sa vie dans une prison d'Aghmat au sud de Marrakech
Alors que dans la brillante Andalousie, les princes musulmans subissaient les premiers revers face aux chrétiens ligués autour de la personne d'Alphonse VI, les extraordinaires prouesses militaires de ces "Voilés" aux mœurs rigides résonnent comme une bénédiction. Al-Muttawakil de la Taifa de Badajoz fait appel aux Almoravides dès 1079. En 1082, c'est au tour d'Al Mutamid Ibn Abbad de solliciter les maîtres du Maroc. En 1086, pour répondre à ces appels et pour enrayer la "décadence" civilisationelle d'Al-andalus (arts florissants, consommation de vin ...), Youssef Ibn Tachfin fait embarquer de Ceuta la bagatelle de 7000 cavaliers et 12 000 fantassins. Rapidement, les rois des différentes taifas rallient les armées Almoravides. Les victoires s'enchainent et les armées d'Alphonse VI sont mises en déroutes non loin de Badajoz le 23 octobre 1086. Youssef Ibn Tachfin rentre au Maroc régler des affaires internes mais le désordre en Andalousie le pousse à revenir. Il est néanmoins poussé par les fakihs à revenir, du fait des difficultés lors du siège à Aledo et surtout des divisions entre taifas qu'il considérait personnellement comme une honte pour l'islam. En 1090, un concile almoravide à Algésiras déclara la guerre aux reyes de taifas accusés d'impiété. L'alliance de certains de ces derniers avec des princes chrétiens n'empêcha pourtant pas l'irrésistible avancée des Almoravides à Al-andalus, qui s'acheva en 1094 avec la prise de Badajoz et l'impitoyable mise à mort d'Al-Mutawakil et de sa famille. Les victoires s'enchainent encore face au Cid retranché à Valence.
En 1106, après la prise de Valence et alors que les Baléares sont occupées, Youssef Ibn Tachfin décède et son fils, Ali Ben Youssef hérite du trône. Fils d'une esclave chrétienne affranchie, il devient par la même occasion maître d'un empire s'étendant du Tage au fleuve Sénégal, des côtes algériennes à Tombouctou. Il nomme son frère Temyn gouverneur d'Al-andalus. Les armées almoravides défont Sancho, fils d'Alphonse VI lors du siège du château d'Uclès. Alphonse VI décèdera l'année suivante, en 1109. Ali revient alors en Andalousie et remporte les sièges de Madrid, Guadalajara et Talavera. À l'ouest, les armées almoravides poussent jusqu'à Porto, menaçant même les côtes galiciennes. À l'est, les Baléares servent de base logistique aux razzias menées contre Barcelone. Cependant, les innombrables exploits militaires ne parviennent pas à pallier le mécontentement ambiant en Andalousie où le fragile équilibre entre Mozarabes, juifs et Arabes est quelque peu rompu par la rigueur religieuse imposée par les conquérants. L'autodafé des écrits du très populaire Al-Ghazali ne fait qu'amplifier le malaise des élites culturelles, nostalgiques de l'âge d'or du califat omeyyade. La sollicitation par l'armée divine des milices chrétiennes de Reverter pour maintenir l'ordre au Maroc même est mal comprise par les tribus montagnardes du Haut-Atlas, de jour en jour plus mécontentes de l'autoritarisme almoravide.
Dynastie almohade
Article détaillé : Almohades.
Empire Almohade entre 1147 et 1269 (Apr JC)
Drapeau Almohade
Mohammad Ibn Toumert, futur Mahdi et fils d'un amghar, chef de village de la tribu des Harga, dans le Haut Atlas. Très précocement animé par un zèle religieux, il entreprit dès sa jeunesse de multiples voyages l’amenant à visiter Baghdad, Le Caire et peut-être même Damas où il découvre tout l'ampleur de la tradition musulmane, et notamment le soufisme. Rapidement, il entretient une profonde aversion pour l'étroitesse du malékisme régnant en maître en sa patrie. C'est en 1117 qu'il regagne le Maghreb, via Tripoli, puis Tunis et enfin Béjaïa où ses prêches pieuses galvanisent les foules. À Melalla, il se lie d’amitié avec le Zénète Abd El Moumen. C'est en compagnie de ce dernier qu'Ibn Toumert d'Almohades (de ‘’Al-Muwahidûn’’, الموحدون), les Unitaires. C'est à Tinmel, au cœur de la très isolée vallée du N'fis qu’il établit sa "capitale". Ses prêches rencontrent un écho considérable et il clame ouvertement son intention de liguer toutes les tribus insoumises des montagnes contre les Almoravides. Son aura grandissante suscite de jour en jour davantage d'inquiétudes de la part des Almoravides qui lancent contre lui en 1121 une expédition militaire commandée par le gouverneur du Souss, Abou Bakr Ben Mohammed El-Lamtouni. L'expédition est littéralement écrasée. Suite à cette déconvenue, les velléités s'estompèrent un temps mais en 1127 (ou 1129), une nouvelle expédition parvint dans les contreforts du Haut-Atlas aux environs d’Aghmat dans l'espoir de frapper un grand coup en pays Hintata, fief de la doctrine "Unitaire". Mais Abd El Moumen et El Béchir contrarièrent ce plan et profitant de l'effet de surprise, ils parvinrent même à assiéger ponctuellement Marrakech, capitale almoravide. Cependant, leurs faiblesses en combat de plaine les poussèrent à se retrancher en toute hâte (El Béchir mourut). Quelques mois plus tard, en septembre 1130, Ibn Toumert mourut.
Intérieur de la mosquée de Tinmel, fief originel de la doctrine almohade
Abd El Moumen succéda d'abord secrètement au fondateur de la secte et privilégia une politique d'alliance avec les tribus de l'Atlas. Pour ce faire, il joua non seulement de ses origines Zénètes mais aussi de ce qui restait de cercles d'initiés qu'avait fondé son prédécesseur. Dès 1140, une intense campagne permet aux Almohades de s'attirer les faveurs des oasis du sud. Taza puis Tétouan sont les premières grandes cités à tomber. À la faveur du décès d’Ali Ben Youssef en 1143, il s'empare de Melilla et d'Al-Hoceima, faisant ainsi du nord du Maroc sa véritable base logistique. La mort du redoutable Reverter en 1145 suivie la même année de celle de Tachfin Ben Ali permet aux Almohades les prises respectives d’Oran, de Tlemcen, d'Oujda et de Guercif. S'ensuit ensuite le long et éprouvant siège de Fès qui durera la bagatelle de neuf mois durant lesquels Abd El Moumen se charge personnellement de prendre Meknès, Salé et Sebta. La conquête du Maroc s'achèvera finalement en mars 1147 par la prise de Marrakech, capitale du désormais déchu empire almoravide et dont le dernier roi Ishaq Ben Ali sera ce jour-là impitoyablement tué. Pour fêter cette victoire, Abd El Moumen fit bâtir la très célèbre Koutoubia sur les ruines de l'ancien Dar El Hajar.
Kasbah des Oudayas de Rabat construite par les Almohades
De manière assez inédite, les premiers efforts militaires d'Abd El Moumen désormais "intronisé" se tournent vers l'est du Maghreb, sous la menace des Normands de Sicile menés par Roger II (qui ont pris le contrôle de Djerba et Mahdia et menacent la prospère Bejaïa) et des cohortes bédouines envoyées depuis Le Caire par les souverains Fatimides, furieux de voir Zirides et Hammadides échapper à leur contrôle. Les opérations lancées s'avèrent largement fructueuses puisque les bédouins sont complètement écrasés à Béjaïa puis Sétif en 1152. En 1159, une puissante armée terrestre est levée depuis Salé, secondée par une flotte de soixante-dix navires, obligeant les Normands à se retrancher sur Sfax et Tripoli. Ainsi l'empire Almohade s'étendait-il à la fin des années 1150 de l'Océan Atlantique jusqu'aux portes de la Libye. En Andalousie la fin de la période almoravide a permis la résurgence des reinos de taifas et un regain de vigueur des Chrétiens. En 1144 ils prennent même le contrôle de Cordoue. À l'ouest, Lisbonne et Santarem sont prises également. Almeria est également prise par les Aragonais pour une décennie entière. Dos au mur, les taifas se voient obligés de faire de nouvel appel aux maîtres du Maghreb. Ainsi, avant même la prise de Marrakech par les Almohades, Jerez et Cadix s'offrent à ces derniers. Dans le sillage de la prise de Marrakech, des corps expéditionnaires permettent la conquête de tout le sud de la péninsule (Grenade, Séville, Cordoue ...) puis de Badajoz. En 1157, Almeria est reprise. Abd El Moumen décèdera finalement en 1163 à Salé. Son fils Abu Yaqub Yusuf lui succède, d'abord reconnu à Séville puis à Marrakech. Il s'efforcera jusqu'à son décès en 1184 de régner en véritable "despote éclairé", soucieux de desserrer l'étau d'orthodoxie religieuse pesant sur le Maghreb. Sous son impulsion fleurissent des arts autrement plus épanouis que sous la dynastie précédente. L’architecture en particulier atteint un véritable âge d’or, se traduisant par la construction de la Giralda à Séville, fraichement honorée du statut de capitale andalouse, ainsi que de la Tour Hassan à Rabat (dont le minaret ne fut jamais achevé) et de la Koutoubia à Marrakech, toutes trois bâties sur un modèle sensiblement équivalent. Dans d’autres registres, le palais de l’Alhambra est érigé sur les hauteurs de Grenade et les Jardins de l'Agdal sont plantés à Marrakech (cf. l'article Art almoravide et almohade). C’est également sous les Almohades que vécut le brillant philosophe Averroès (de son vrai nom Ibn Rûshd ابن رشد) ainsi que Maïmonide qui ira néanmoins s’exiler au Caire afin de pouvoir pratiquer librement sa religion (il était de confession hébraïque). À la mort d’Abu Yaqub Yusuf, les Almoravides demeurés maîtres des Baléares s’en vont porter le glaive là où jadis sévissaient les Normands. Ils arrachent Alger, Miliana, Gafsa et Tripoli aux Almohades et subventionnent des tribus bédouines d’Ifriqiya qui s’en iront mener des razzias dans tout le Maghreb médian et descendront même jusque dans les oasis du Drâa. Matées par les vigilantes milices d’un certain gouverneur Abu Yusf, ces tribus bédouines seront par la suite sédentarisées dans l’ouest marocain, dans l’ancien pays bergouata où elles contribueront à l’effort d’arabisation des plaines du Gharb et de la Chaouia. Après la victoire d’Alarcos durant laquelle Alphonse VIII est battu par le souverain Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, les derniers fauteurs de troubles Almoravides sont écrasés dans le sud tunisien. C’est l’âge d’or almohade.
Tour Hassan construite par le sultan almohade Yacoub El Mansour à Rabat
Muhammad an-Nasir succède à son père en 1199. Le 16 juillet 1212, son armée de 200 000 hommes est mise en déroute par une coalition de près de 220 000 chrétiens venus de France, d’Aragon et de Catalogne, de León et de Castille. C’est la Bataille de Las Navas de Tolosa que l’histoire retiendra comme l’évènement charnière de la Reconquista. L’autorité des Almohades sur leur empire sera durablement affaiblie par cette débâcle, au point que le Muhammad an-Nasir renoncera à son trône l’année suivante, le cédant à son fils. À 16 ans, Yusuf al-Mustansir accède donc au trône. Dépourvu d’autorité, il voit rapidement le Maghreb médian lui échapper. Il en va de même en Andalousie où le gouverneur almohade de Murcie réclame une régence et franchit le détroit pour le faire savoir. À Séville, Al-Mamoun fait sensiblement de même. Les taifas renaissent de leurs cendres et imposent le malékisme. À Marrakech même les cheikhs souhaitent procéder à l’élection d’un nouveau calife, ne laissant d’autre alternative au jeune souverain que la fuite pour un temps. Son fils, Abd al-Wahid al-Makhlu lui succède en 1223. Il mourra étranglé l’année même. Les cheikhs de Marrakech procèderont alors à l’élection d’ Abu Muhammad al-Adil. Les Hafsides, du nom d’Abû Muhammad ben ach-Chaykh Abî Hafs, autrefois vizir de Muhammad an-Nasir déclarent leur indépendance en 1226, sous l’impulsion de Abû Zakariyâ Yahyâ. La mort d’Abu Muhammad al-Adil marquera le début de l’ingérence du Royaume de Castille dans les affaires marocaines. Ferdinand III de Castille soutiendra Abu al-Ala Idris al-Mamun tandis que les cheikhs soutiendront le fils de Muhammad an-Nasir, Yahya al-Mutasim. C’est le premier qui prit pour un temps l’ascendant, parvenant à prendre Marrakech et à massacrer les cheikhs. Il renia la doctrine religieuse almohade au profit du malékisme et consentit en paiement de sa dette à construire l’église Notre-Dame de Marrakech en 1230. L’édifice fut détruit deux ans plus tard. En 1233, son fils Abd al-Wahid ar-Rachid reprit Marrakech et chassa de Fès les Bani Mari futurs Mérinides (ces derniers faisaient payer à la ville et à sa voisine Taza un tribut depuis 1216), permettant de réunifier le Maroc. En Andalousie, Cordoue tombe aux mains de Ferdinand III de Castille dès 1236. Valence lui emboitera le pas deux ans plus tard, puis ce sera au tour de Séville en 1248. Entre temps, Abu al-Hasan as-Said al-Mutadid parviendra à rétablir un semblant d’unité sur le Maroc mais accumulera les échecs face aux Mérinides dont l’avancée est irrésistible sur le Maroc septentrional. Pour une trentaine d’année, les Almohades survivront, recroquevillés sur la plaine du Haouz et payant un tribut à leurs voisins septentrionaux. En 1269, Marrakech tombe. En 1276, c’est au tour de Tinmel. Un siècle et demi plus tard, la boucle almohade est bouclée.
Le Maroc au cours des croisades
Le califat almohade, sous le règne d'Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, établit un partenariat stratégique avec l'Égypte du sultan Saladin. Le point d'orgue de cette relation est l'ambassade d'Abou al Harith Abderrahman Ibn Moukid envoyé par Saladin auprès de la cour de Marrakech. Cette mission se concrétise par la participation de la flotte marocaine aux opérations maritimes contre les Croisés (sur les côtes du Proche-Orient et en mer Rouge). Suite à la prise de Jérusalem par Saladin en 1187, de nombreuses familles originaires du Maroc viennent participer au repeuplement de la ville. Ils établirent ainsi un quartier qui porte jusqu'à nos jours le nom de "Quartiers des Marocains"; de nombreux Palestiniens descendent de ces Marocains installés en Terre sainte. 25
Dynastie des Mérinides
Articles détaillés : Mérinides et Wattasides.
Empire mérinide à son apogée (1347-134826), à la veille de la défaite de Kairouan (1348)
Emblème de la dynastie mérinide
Contrairement aux deux dynasties précédentes, la montée en puissance des Mérinides n’est pas à mettre sur le compte d’une démarche personnelle associable à un individu mais plutôt à l’affirmation collective d’une tribu. L’autre rupture que marque l’accession au pouvoir des Mérinides est l’abandon du leitmotiv de la purification religieuse au profit d’une conception de la conquête du pouvoir plus classique, plus conforme à l’identité tribale des protagonistes.
La tribu en question est une tribu zénète dont les origines sont issues des Wassin 27. Toujours est-il que les Beni Merin (ou Bani Mari) constituent tout au long du XIIe siècle l’archétype d’une tribu berbère lambda, nomadisant entre le bassin de la Haute-Moulouya à l’ouest (entre Guercif et Missour) et le Tell algérien, au sud de Sidi bel Abbès à l’est. La première occurrence de la tribu des Beni Merin dans l'historiographie marocaine coïncide avec leur participation en tant que groupe à la bataille d'Alarcos (1196), bataille finalement remportée par le camp almohade. C’est à cette occasion que s’illustre Abd al-Haqq considéré comme le véritable fondateur de la dynastie mérinide. De retour au pays, la tribu retombe dans un anonymat relatif jusqu’à la cinglante défaite almohade de Las Navas de Tolosa à l’issue de laquelle les troupes Mérinides iront défaire 10 000 soldats Almohades. Suite à ce succès, les Mérinides s’installent temporairement dans le Rif, soutenus par des Miknassas sédentarisés au nord de Taza. Dès 1216, ils se faisaient payer tribut par les cités de Fès et Taza. Les Almohades soucieux de restaurer leur autorité sur tout leur territoire lancent de nombreuses contre-offensives, le plus souvent vaines. C’est au cours d’une de ces manœuvres que décède Abd al-Haqq. Son fils Uthman ben Abd al-Haqq lui succède. Dès 1227, toutes les tribus entre le Bou Regreg et la Moulouya ont fait allégeance aux Mérinides. En 1240, Uthman ben Abd al-Haqq décède, assassiné par son esclave chrétien. C’est son frère Muhammad ben Abd al-Haqq qui lui succède, assiégeant avec un succès relatif Meknès. Il décède en 1244, tué par des milices chrétiennes au service des Almohades. Au milieu de la décennie 1240, les troupes Almohades sont mises en déroutes à Guercif. Les Mérinides s’engouffrent alors dans la très stratégique Trouée de Taza, tremplin qui leur permit d’entreprendre le siège de Fès en août 1248 et d’envisager la prise de toute la moitié nord du Maroc. Mais la moitié sud n’est pas en reste. Abu Yahya ben Abd al-Haqq ayant précédemment succédé joue des amitiés traditionnelles des Beni Merin avec les Béni-Ouaraïn du Moyen Atlas et d’autres tribus du Tafilalet pour contrôler les oasis et détourner les revenus du commerce transsaharien de Marrakech vers Fès, désignée comme capitale mérinide.
En 1258, Abu Yusuf Yaqub Ben Abd Al-Haqq succède à son frère enterré dans l’antique Nécropole de Chella qu’il avait commencé à réhabiliter. Le début de son règne est marqué par une lutte avec son neveu qui réclamait la succession. Ce dernier parvient à prendre Salé. La situation à l’embouchure du Bou Regreg profite à la Castille qui prendra la cité en otage durant deux semaines. L’ouest du Rif fut également en proie à de nombreuses insurrections Ghomaras tandis que Ceuta et Tanger étaient alors aux mains d’un sultan indépendant, un dénommé El Asefi. Rapidement le nouveau souverain exprima son désir d’en découdre rapidement avec les Almohades retranchés dans le Haouz, l’est des Doukkala et une partie du Souss. Une première tentative en ce sens se solda par un échec en 1262. Les Almohades pressèrent alors les Abdalwadides d’attaquer leurs rivaux Mérinides par surprise. Yghomracen, célèbre souverain abdalwadide fut défait en 1268. L’année suivante, Marrakech fut définitivement prise.
Medersa Bou Inania de Fés
Durant les années qui suivirent, il bouta les espagnols hors de tous leurs établissements atlantiques jusqu’à Tanger. En 1276, Fès, nouvelle capitale du royaume se voit augmentée d’un nouveau quartier, à l’écart de l’ancienne ville, où se côtoient notamment le nouveau palais royal et le Mellah. C’est Fès El Jedid. Globalement la ville connaîtra sous l’ère mérinide un second âge d’or, après celui connu sous les Idrissides. Après la pacification totale du territoire et la prise de Sijilmassa aux Abdalwadides, le sultan franchit le détroit et tente de reconstituer la grande Andalousie musulmane des Almohades. Les entreprises espagnoles des Mérinides furent complexes mais n’accouchèrent que de peu de résultats concrets. Suite au siège de Xérès, un traité de paix stipulant le retour de nombreux documents et ouvrages d’art andalous (tombés aux mains des chrétiens lors des prises de Séville et Cordoue) vers Fès. En 1286, Abu Yusuf Yaqub Ben Abd Al-Haqq décède à Algésiras. Il est inhumé à Chella. Son fils Abu Yaqub Yusuf, plus tard dit an-nāsr, lui succède et se voit confronté dès son intronisation à un durcissement des révoltes dans le Drâa et à Marrakech et à un désaveu de certains membres de sa famille, s’alliant tantôt avec les Abdalwadides ou les révolté. Il rendit Cadix aux Nasrides de Grenade en guise de bonne volonté mais 6 ans plus tard, en 1291, ces derniers, alliés aux Castillans dont ils sont les vassaux, entreprennent de bouter définitivement les Mérinides de la Péninsule Ibérique. Après quatre mois de siège, Tarifa est prise par les Castillans. Mais les yeux d’Abu Yaqub Yusuf an-Nasr sont plutôt rivés sur Tlemcen, capitale des éternels rivaux des Beni Merin que sont les Abdalwadides. Il se dirige vers Tlemcen à la tête d’une armée cosmopolite puisqu’essentiellement composée de mercenaires chrétiens et Kurdes. Le siège durera 8 ans et se poursuivra jusqu’à l’assassinat du souverain, des mains d’un des eunuques de son harem, en 1307.
Jusqu’à l’avènement d’Abu al-Hasan ben Uthman en 1331, la dynastie est marquée par une forme de décadence dont les principaux symptômes sont la multiplication :
Des querelles de succession
Des révoltes populaires (des difficultés dans le Rif, à Ceuta et Tanger se surajoutèrent au climat insurrectionnel croisant à Marrakech et dans le Souss)
Des révoltes militaires (c’est la première fois dans l’histoire du Maroc que les généraux de l’armée royale auront leur mot à dire dans la gestion des affaires royales).
En 1331 donc, Abu al-Hasan ben Uthman succède à son père, quelques mois seulement après avoir obtenu son pardon. Rapidement, l’obsession de ses aînés pour Tlemcen le rattrape. Il entame un nouveau siège sur la ville qui s’avèrera vain. Il évince ceux qui dans son entourage familial le jalousent mais sait faire preuve d’une grande dextérité dans sa gestion des velléités tribales. Tlemcen tombe enfin en 1337. Abu al-Hasan ben Uthman est auréolé de gloire. Cette victoire lui ouvre la voie du Maghreb médian mais avant de s’engouffrer dans cette brèche ouverte en direction d’Ifriqiya, le souverain tient à venger la mort de son fils Abu Malik, surpris par les Castillans après son succès à Gibraltar en 1333. La bataille de Tarifa, le 30 octobre 1340 se solde par une lourde défaite qui signera la fin définitive des ambitions marocaines en terre espagnole. Sept années plus tard, le sultan et ses armées parviennent à soumettre l’Ifriqiya. L’année suivante pourtant, les Mérinides essuient une cuisante défaite à Kairouan. L’écho de la déconvenue est grand, au point que nait et se répand une folle rumeur selon laquelle Abu l’Hassan serait mort au combat. À Tlemcen, Abu Inan Faris est alors intronisé. C’est de sa volonté qu’émanera la construction de la medersa Bou Inania de Fès. Il a d’ailleurs également parachevé la construction de la Medersa Bou Inania de Meknès, entamé par son aîné. Ce dernier tentera un vain retour via Alger puis Sijilmassa. Il est finalement défait et tué par les armées de son fils sur les rives de Oum Errabiaa. Abu Inan Faris, profondément chagriné par ce décès, tentera alors de faire asseoir son autorité sur l’ensemble du royaume, de nouveau fragilisé par la recrudescence des velléités insurrectionnelles. Il s’entoure à ces fins d’Ibn Khaldoun, penseur de génie et véritable précurseur de la sociologie moderne. Son neveu, maître de Fès, est exécuté, mais à l’occasion de ce déplacement au Maroc, c’est Tlemcen qui se soulève. Une intense campagne permet un certain regain de vigueur des Mérinides mais Abu Inan est étranglé des mains d’un de ses vizirs le 3 décembre 1358, neuf ans seulement après son accession au pouvoir.
Mansourah, ancien fief mérinide lors du siége de Tlemcen en Algerie
L’anarchie est alors à son paroxysme. C’est le premier grand déclin de la dynastie. Chaque vizir tente de porter sur le trône le prétendant le plus faible et manipulable. Les richesses patiemment accumulées par les souverains précédents sont pillées. Un premier prétendant venu de Castille parvient à se soustraire pour un temps à ce diktat des vizirs. Il s’appelle Abû Ziyân Muhammad ben Ya`qûb plus simplement appelé Muhammad ben Yaqub. Reconnu et acclamé dans le nord du Maroc, il règne à partir de 1362 sur un royaume dont seule la moitié nord (de la Tadla aux contreforts méridionaux du Rif) est demeurée loyale à l’autorité mérinide. Tout au long de son bref règne, il tentera de faire évincer un à un les vizirs jugés encombrants mais c’est des mains d’un de ces derniers, le grand vizir Omar, qu’il périra en 1366. Omar désincarcère alors le fils d’Abu l’Hasan, Abu Faris Abd al-Aziz ben Ali ou plus simplement Abd al Aziz. Après avoir réussi le tour de force d’évincer bon nombre de vizirs dont celui qui l’a porté au pouvoir, il parvient à mater le pouvoir parallèle en place à Marrakech (pouvoir dit d’Abou l'Fadel, vaincu en 1368). Il parvient à asseoir son autorité en pays Hintata, puis dans le Souss et à Sijilmassa. En 1370, Tlemcen, où s’était reconstitué le pouvoir abdalwadide, retombe aux mains des Mérinides. Mais deux ans plus tard seulement, il s’éteint. Le royaume est à nouveau scindé en deux, les zaouias prenant le pouvoir à Marrakech. La peste noire se fait dévastatrice.
S’ensuivent 21 années de déclin durant lesquelles se multiplient les intrigues dynastiques, les coups politiques des différents vizirs, les ingérences Nasrides et de vaines tentatives de coup d’éclat militaires face à Tlemcen. Durant les deux périodes de déclin, la pratique de la course se développe, tant dans le nord, dans les environs de Tanger et Ceuta, que sur la côte atlantique.
En 1399, alors que le Maroc est en proie à une anarchie des plus totales, le roi Henri III de Castille arme une expédition navale destinée à annihiler la pratique de la course depuis Tétouan. En fait, la ville est non seulement mise à sac mais également totalement vidée de sa population (la moitié est déportée en Castille). En 1415, c’est au tour de Ceuta de tomber aux mains des navires de Jean Ier, roi du Portugal, lui aussi en croisade contre la course.
La dynastie mérinide connait un tragique déclin. Abu Said Uthman ben Ahmad dit Abu Said succède à Abu Amir Abd Allah dans des circonstances troubles. Prince taciturne, il se tourne à nouveau vers Tlemcen. Mais le vent a tourné et Abou Malek, souverain abdalwadide, pétri de haine à l’encontre des maîtres de Fès, parvient à prendre la ville et impose un souverain fantoche. Les document concernant cette période sont très flous et se contredisent. Toujours est-il que Abu Muhammad Abd al-Haqq succède à Abu Said alors qu’il n’a qu’un an (1421). Cette accession au trône appela bien sûr une régence. Les vizirs Wattassides s’avèreront incontournables.
Liens avec Al-Andalus.
Articles connexes : Al-Andalus, Grenade (Espagne), Cordoue, Séville, Tolède, Boabdil, Moriscos, Musique arabo-andalouse et Reconquista.
En l’an 711, le gouverneur Moussa envoie son commandant Tariq ibn Ziyad à la conquête de l’Hispanie, qui est alors affaiblie par la division. Son armée et majoritairement Berbère car il craint une révolte des ces derniers au Maghreb fraichement conquis. Ils traversent le détroit de Gibraltar qui porte d’ailleurs aujourd’hui encore son nom d’étymologie arabe (Jebel Tariq en arabe, soit la montagne de Tariq) au nombre de 12 000 soldats. L’attaque musulmane est fulgurante et imprévue, toutes les contrées wisigothiques tombent l’une après l’autre, en quelques mois à peine, la plus grande majorité de la péninsule Ibérique est sous l’emprise Musulmane. Les incursions arabo-berbères continuent tout de même en occident, avec des raids et des sièges en Gaule (Prise de Narbonne en 719). Mais c’est là la fin de l’avancée inexorable de l’empire musulman, la contre attaque Franc et les révoltes internes font essuyer à l’armée plusieurs défaites, notamment celle de Toulouse en 721 et celle de Poitiers en 732. En l’an 759, les Arabes et les Berbères sont définitivement chassés de Gaule avec la reconquête de la Septimanie par les Carolingiens.
Les révoltes Berbères qui ont été l’une des principales causes de l’arrêt de la conquête en Occitanie continuent tout de même durant plus de quinze ans, parallèlement à des guerres de successions, des renversements de pouvoirs…ect. Cette période de trouble interne marque une sombre tache dans l’histoire d’Al andalus.
La Giralda, minaret de l'ancienne Grande mosquée de Seville construite sous les Almohades
Aussi insolite que cela puisse paraître, c’est le chaos qui a ramené l’ordre en Al-Andalus. Car à plus de 3628 kilomètres de là, à Damas, la capitale de l’empire islamique, un coup d’état porté par les Abbassides contre les Omeyyades conduit au massacre de ces derniers. Mais il en reste encore un : Abd al-Rahman Ier, petit neveu du dernier Calife et légitime empereur. Il va fuir la mort et s’exiler en Al-Andalus. Né d’un père arabe et d’une mère berbère, il est l’homme idéal pour réunifier la péninsule Ibérique, c’est ce qu’il fait d’ailleurs en unifiant les tribus et en prenant le pouvoir. Il fonde alors l'Émirat de Cordoue en même temps qu’il se proclame Emir et instaure sa dynastie en 756. Petit à petit, l’émirat qui jouit enfin d’une stabilité politique prospérera. A un tel point que sous l’autorité du petit fils d’Abd-al Rahman 1er : Abd al-Rahman III, l’Andalousie se coupe de l’autorité de Bagdad et transforme l’Emirat en Califat indépendant en 929. C’est alors l’apogée d’Al-Andalus, les arts et les lettres font partie inhérente de la culture Andalouse, le roi Al-Hakam II (962-976) possédera la plus grande bibliothèque de l’époque. La grande mosquée de Cordoue est achevée, constituant ainsi l’une des plus grandes mosquées au monde et surtout l’une des plus belles et prestigieuses…Ainsi la paix aura duré plus de deux siècles en Hispanie musulmane…En 976, Al-Hakam II meurt en ne laissant pour seul héritier qu’un petit garçon de 11 ans. Le Califat est pris en main par Ibn Abi Amir, en attendant que le prince grandisse. Ibn Abi est surnommé (Almanzor, le victorieux المنصور ) pour son succès face aux royaumes Chrétiens au nord. Mais à mesure qu’il réussit, il se sent de plus en plus important et tente d’imposer sa propre dynastie, provoquant une guerre civile avec les légitimistes. Les divergences politiques sont telles que l’Andalus se morcèle en une vingtaine de Taïfa (Minuscules parcelles de terres rivales). Nous sommes alors en 1031 et il faudra attendre cinquante cinq ans encore pour voir Al-Andalus réunifiée.
En effet en 1086 alors que la Reconquista avance irrésistiblement en Andalousie morcelée, les Berbères Almoravides sont appelés à la rescousse par les Taïfas. C’est à la fois une bonne et une mauvaise idée. Bonne parce qu’elle permet de freiner durablement la reconquista, mauvaise parce que les Almoravides prennent le pouvoir et dissolvent les Taïfas, annexant les terres d’Al-Andalus à leur empire. Ainsi durant plus de 61 ans, une partie du Maghreb et d'al-Andalus ne feront plus qu’un. Mais en 1147, Al-Andalus sombre de nouveau dans une seconde période de Taïfa, après la prise au pouvoir par les Almohades en Afrique du Nord. La nouvelle dynastie laissera à l’écart les Taïfas pendant un moment pour s’occuper des territoires Maghrébins, mais en 1163, ils se lancent à leur tour à l’assaut d’Al-Andalus et font fusionner pour une seconde fois une partie de l'Afrique du Nord et d'al-Andalus. Les Almohades repousseront nombre d’attaques chrétiennes, ce qui va inquiéter ces derniers et les unifier. Une croisade est alors lancée contre l’Al-Andalus Almohade. En 1212, les armées musulmanes subissent une grave défaite à la Bataille de Las Navas de Tolosa : C’est le début de la fin de l’Espagne musulmane désormais réduite au royaume nasride de Grenade. La perte de cette bataille fait s’effondrer l’empire almohade, Al-Andalus se voit une nouvelle fois plonger dans la période des Taïfas…Mais les choses ont changées, alors qu’auparavant les Taïfas survivaient grâce à la position de force des musulmans, aujourd’hui c’est le contraire, les croisés percent enfin les défenses musulmanes et s’approprient leur territoires. Et aussi surprenant que ca soit, c’est un Etat militairement faible, l'émirat de Grenade, qui survivra encore plus de deux siècles à la Reconquista. Cette résistance s’explique surement par la peste noire en Europe qui détourne l’attention des royaumes chrétiens, mais aussi par le fait que les Mérinides depuis les côtes d’Afrique du Nord soutiennent activement le petit royaume nasride.
L'Alhambra de Grenade forteresse musulmane en Andalousie region restée 8 siécles sous la domination des dynasties musulmanes
En 1492, sept siècles après la conquête musulmane de la péninsule Ibérique, le dernier royaume musulman en Espagne, Grenade, est conquis par les rois catholiques.
Dès le début des succès de la Reconquista au XIIe siècle, certains andalous avaient commencé à se replier vers le Maroc; mais la majorité d'entre eux a été contraint de quitter l'Espagne principalement en deux temps : à la chute de Grenade en 1492, et en 1609 avec l'expulsion des Morisques.
La proximité des deux territoires et une certaine volonté de retour va entrainer la présence d'une importante concentration d'andalous sur les rives Nord du Maroc. Les rois catholiques voyant dans cette concentration un danger, situé à juste à 14 km de leur rive, attaquèrent le littoral nord marocain, maghrébin et prirent les villes de Melilla et Ceuta afin de prévenir toute tentative de retour.[réf. nécessaire]
L'exode de ce peuple, que le pays devra intégrer dans ses tissus sociaux et économiques, va marquer un nouveau tournant dans la culture, la philosophie, les arts, la politique de ce dernier. Notons que de nombreux intellectuels et artistes andalous rejoindront les cours royales.
Cependant leur arrivée sera plus délicate dans certaines villes du Royaume. Ils vont soit habiter dans d'anciennes cités soit en construire de nouvelles ; néanmoins, les andalous se sont principalement installés dans le nord du pays comme à Tanger, Tétouan, Oujda, Chefchaouen mais aussi à Rabat Salé et Fès.
Les moriscos installés à Rabat (dite Salé-le-Neuf) et Salé (aussi dite Salé-le-Vieil) formèrent une république corsaire vivant de courses commerciales fructueuses qui les emmenèrent à négocier avec de nombreux Etats (Espagne, Portugal, France, Angleterre, Hollande, Islande....); le succès de ces courses commerciales rentables créa des jalousies en Occident.
Dynastie des Saadiens
Medersa Ben Youssef construite par les Saadiens
Article détaillé : saadiens.
Au début du XVIe siècle, les Saadiens28 ou Sa`dides29 dirigent des tribus venues de la vallée du Draâ, exaspérées par les offensives chrétiennes, qui se révoltent contre les Berbères wattassides et les chassent du pouvoir. Les Saadiens, appelés parfois Zaydanides [5], constituent une dynastie arabe chérifienne originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en 1511 avec le sultan Abou Abdallah Mohammed et choisit Marrakech pour capitale définitive après Taroudant. À partir de 1554 elle contrôle l'ensemble du Maroc, alors que le Maghreb central et oriental est sous la domination des Ottomans. Mohammed ech-Cheikh est un adversaire résolu du sultan-calife ottoman Soliman le Magnifique. Pour conjurer la menace exercée par les gouverneurs turcs d'Alger, le sultan saadien n'hésite pas à chercher l'alliance des Espagnols qui occupent Oran et lui permettent de s'emparer de Tlemcen. Malgré un raid dévastateur contre Fès les troupes ottomanes ne pénètrent pas vraiment l'intérieur du territoire marocain, et les Saadiens peuvent étendre leur occupation sur le nord-ouest algérien30. La diplomatie de Mohammed ech-Cheikh lui vaut l'inimitié tenace de la Sublime Porte. En effet, en 1557 des assassins à la solde du pacha turc Hasan Corso décapitent le sultan marocain et envoient sa tête en trophée à Istanbul, où Soliman peut contempler ainsi son implacable ennemi de l'ouest. Ce meurtre n'a cependant pas d'incidence sur le front militaire et consolide même les assises de la dynastie saadienne.31
L'apogée de cette dynastie se situe sous Ahmed al-Mansur Saadi (1578-1603) qui, tout en maintenant l'indépendance marocaine face à Istanbul, établit un État fort dont la force militaire s'inspire des innovations ottomanes (organisation de régiments et de logistiques sur le modèle turc). Après la conquête de l'Empire songhaï en Afrique de l'Ouest par le général Yuder Pacha, le Mali constitue le pachalik marocain de Tombouctou et de Gao, principal pourvoyeur d'or du makhzen saadien qui dispose ainsi des moyens de sa politique de prestige. Le sultan al-Mansur établit une alliance stratégique avec l'Angleterre d'Élisabeth Ire, dirigée contre l'Espagne de Philippe II. Ahmed al-Mansur développe également la culture de la canne à sucre notamment dans la région de Chichaoua et dans le Souss. Le sucre marocain exporté en Europe devient une source importante de revenus pour le makhzen, tout comme les produits subsahariens (l'ivoire et surtout l'or de la vallée du fleuve Niger, néanmoins concurrencé par l'or en provenance de l'Amérique espagnole).
Marrakech retrouve une partie de sa gloire de l'époque almohade. Les sultans font bâtir des médersas (la célèbre medersa Ben Youssef), des mosquées, réaménagent les jardins (comme celui de la Ménara), mais c'est surtout le fabuleux palais El Badi, réalisé en matériaux précieux, qui contribue au rayonnement de la capitale saadienne et à la réputation fastueuse de la dynastie. L'attrait culturel pour le Maroc s'exprime jusqu'en Europe avec les écrits d'Agrippa d'Aubigné mais encore avec William Shakespeare et son Othello. Ahmed al-Mansur, qui maîtrise parfaitement l'italien (appris au cours de son exil de jeunesse à Alger), entretient une correspondance avec Élisabeth Ire, Henri III et Henri IV, et se montre fort intéressé par les dernières avancées techniques de l'Occident.
La dynastie des Saadiens est venue du Draa aux portes du Sahara marocain
Dynastie des Alaouites
Article détaillé : dynastie alaouite.
Armoiries du Royaume du Maroc (1957)
Origines : Les Alaouites (al-Alaouiyoune) (à ne pas confondre avec les Alaouites de Syrie), au pouvoir au Maroc depuis le XVIIe siècle, sont originaires du Tafilalet.
D'après la légende les Alaouites descendent de Mohamed Nefs Zakiya (« Âme Pure »), lui-même fils de Abdallah El-Kamil, fils de Hassan El-Mouthanna, fils de Hassan Sibt, fils aîné d'Ali Ibn Abi Talib, gendre et cousin du prophète de l'islam, Mahomet. Mohamed Nefs Zakya fut proclamé Mahdi en 737 et tué au combat en 762. Théologien éminent, il a laissé la réputation d'un saint homme et vécut sous le règne du calife Al-Mansour.
Les Chérifs Alaouites, se disent originaires de Yanboâ an-Nakhil, une oasis située dans la péninsule arabique, appelés à venir au Maroc par de nobles pèlerins berbères du Tafilalet au XIIIe siècle : Hassan Dakhil, se réclamant 21e descendant du prophète Mahomet, 17e descendant de Nefs Zakya, se serait installé alors en 1266 à Sijilmassa. Son 5e descendant, Moulay Mohamed ben Cherif, est le père du premier sultan de la dynastie Alaouite, Moulay Rachid ben Chérif.
Interieur de la Mosquée Hassan II, construite par le roi Alaouite du meme nom
Histoire : Lointains descendants d’Ali, gendre du prophète de l'islam, Mahomet, cette dynastie gouverne aujourd’hui encore le Royaume du Maroc. Originaires de Tafilalet, leurs fondateur n’est autre que Moulay Ali Chérif qui, en 1631 règne sur sa petite région natale. Après sa mort prématurée en 1636, son successeur décide de reprendre les rennes et continue ce que son père avait commencé. Prenant les devants, il va prendre le pouvoir aux Saadiens de façon stratégique. Son frère, Moulay Rachid, va l’aider en s’emparant du Rif et de Fès. Il deviendra sultan en 1666 et écrasera les révoltes qui sévissent à Marrakech. Une chute de cheval qui lui est fatale projette son successeur, Moulay Ismail à la tête du sultanat en 1672.
Cette date rime avec autorité, le nouveau sultan purge à coups de sévères répressions toute forme d’opposition à son régime. Ce qui permettra enfin à l'Empire chérifien d'accéder à la puissance, à la sécurité et à la crédibilité auprès de ses protagonistes étrangers. Moulay Ismaïl forme une grande armée composée essentiellement d'esclaves-soldats noirs (les Abids, équivalent marocain des Janissaires et des Mamelouks) et de soldats issus de tribus militaires arabes comme les Oudayas. Grâce à cette force dont l'effectif atteint 150000 hommes32, Moulay Ismail chasse les Ottomans venus d’Algérie, les Espagnols et les Anglais. Les prisonniers de guerre seront détenus dans la célèbre prison de Meknès, sa capitale, et leur rançon permettra de financer d’importantes rénovations. Parallèlement, le Maroc se tourne vers les puissances étrangères et nouera des relations diplomatiques et commerciales avec ces dernières. L’une des plus connue étant la demande de mariage avec l’une de filles de Louis XIV, la princesse de Conti. La mort du célèbre sultan entraînera une nouvelle période de troubles internes. La famine et la peste font des ravages parmi la population. Sept fils de Moulay Ismail tentent de se faire reconnaître comme souverains de l'Empire chérifien, mais sont périodiquement renversés par les Abids tandis que l'anarchie gagne les tribus, les provinces et les villes aux velléités autonomistes. L'anarchie ou siba gagne en importance et met à mal l'autorité d'un makhzen affaibli par les querelles dynastiques.
Mais en 1757 la montée de Mohammed III du Maroc au trône, un profond croyant dont le principal souci est le développement de son sultanat, amorce le début d’une nouvelle ère. Alors que Moulay Ismaïl était intransigeant et ferme, Mohammed III penchait plus pour une politique plus souple. Il allège les impôts et conclut la paix avec les Espagnols après avoir repris Mazagan aux Portugais. Tout aussi soucieux de l’économie, il signe des traités commerciaux avec le Danemark, la Suède, l’Angleterre et les touts nouveaux États-Unis. Le Maroc est d'ailleurs le premier pays à reconnaître l’indépendance de la République américaine. Moulay Yazid Ben Abdallah régne deux ans sur l'empire après la mort de Mohammed III en 1790. Ses successeurs subissent la politique expansionniste européenne, et de par ce fait participent avec les Algériens dans leurs guerre contre la France (Bataille d'Isly et défaite en 1844, puis guerre hispano-marocaine de 1860). Ces tensions avec les puissances occidentales se poursuivront durant plus de trente ans. Et le Maroc, en jouant habilement des rivalités étrangères, parviendra tant bien que mal à préserver son indépendance, du moins jusque sous le règne de Hassan Ier. En 1906, la Conférence d’Algésiras placera le Maroc sous contrôle international et accordera à la France des droits spéciaux33. Ces droits sont néanmoins contestés par l'Allemagne de Guillaume II, qui convoite l'Empire chérifien et se heurte aux appétits français (crises marocaines de Tanger et du coup d'Agadir en 1905 et 1911). En 1912, à l’issue d’âpres négociations entre Berlin et Paris, le pays devient un protectorat espagnol au Nord et au Sud, tandis que le centre revient à la France. Dans le système de protectorat, le sultan et le makhzen traditionnel sont maintenus, mais la réalité du pouvoir appartient au résident général qui représente la puissance de tutelle (française à Rabat, espagnole à Tétouan). La ville de Tanger constitue une zone internationale. Ce système est contesté par le mouvement nationaliste à partir des années 1930, et surtout à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Le Maroc accède officiellement à l'indépendance en 1956.
Le pays redevenu Royaume se trouve confronté dès lors à des enjeux d'ordre politiques, économiques et sociaux ; il se doit en effet supporter sa nouvelle économie et surmonter les difficultés dues à l’indépendance; il est également opposé à l’Algérie lors d’un conflit armé en 1963 (Guerre des sables). Deux ans plus tôt, Mohammed V décédait, laissant le trône à son fils Hassan II. Le pays est marqué en 1965 par les émeutes de Casablanca et basculera dans l’état d’exception jusqu’en 1970. Les deux ans qui suivront seront marqués par deux coups d’état militaires avortés, à l’issue desquels la constitution est modifiée. En novembre 1975, l’ensemble des partis politiques joignent leurs efforts au souverain dans son projet de Marche Verte. Au fil du temps, le Royaume retrouvera sa stabilité politique. Durant les deux dernières décennies du XXe siècle, une succession d'années de sècheresses entraineront une crise économique et sociale.
Le Roi Hassan II décède en juillet 1999. Il sera succédé par son fils, Mohammed VI, l'actuel monarque.
Géographie
Géographie physique
Article détaillé : Géographie du Maroc.
Village typique de l'Anti Atlas: Tafraout
Le Maroc se caractérise par une grande diversité de paysages. L'explication à cela est, à l'instar de ce que l'on peut observer en Algérie également, la présence de la chaîne de l'Atlas qui joue un rôle de barrière et de filtre climatique. Le Maroc compte deux massifs montagneux : l'Atlas, subdivisé en Moyen-Atlas au nord, Haut-Atlas au centre et Anti-Atlas au sud, et le Rif (Rif occidentale et oriental), massif montagneux faisant partie du système des Cordillères Bétiques et situé face à la Méditerranée, avec un climat européen. Le point culminant du Maroc (et d'Afrique du Nord) est le Jbel Toubkal qui culmine à 4 167 m. Quant au Rif, il culmine à 2 450 m avec le Djebel Tidirhine.
Entre l'Océan Atlantique et l'Atlas, une constellation de plaines à la fertilité relativement élevée constitue ce que l'on désigne parfois sous le nom de "Maroc utile". Les plaines marocaines sont de deux types : les plaines littorales d'une part, et les plaines intérieures d'autre part. Les plaines littorales sont Zaër (région de Rabat - Rommani),le Gharb (région de Kénitra), la Chaouïa (région de Casablanca), la Doukkala (El Jadida et Safi) et le Souss (hybride). Les plaines intérieures quant à elles profitent des barrières climatiques que constituent l'Atlas et le Rif et qui régulent quelque peu la pluviosité du fait de son climat européen. Ces plaines sont au nombre de trois : le Haouz (région de Marrakech), la Tadla (région de Beni Mellal) et le Saïss (région de Meknès et de Fès) se prolongeant via la trouée de Taza à travers la vallée de l'oued Inaouen.
Au sud et à l'est de la chaîne de l'Atlas, l'omniprésence du désert et la pauvreté de la terre ne permettent qu'une occupation humaine clairsemée. À l'est, la population s'organise plus volontiers autour d'oueds (cours d'eau partiellement et périodiquement asséchés) comme le Drâa et le Ziz tandis qu'au sud ou même dans l'extrême-orient marocain, les oasis sont véritablement de type sahariennes (Guelmim, Smara, Figuig…).
Frontières terrestres
À l’est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l’Algérie. Au nord, le Maroc est limitrophe des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla – villes réclamées par le Maroc. Le tracé des frontières orientales du Maroc ont été imposées par la France pendant la période coloniale. Lors de la guerre d'Algérie, celle-ci pensait conserver les Territoires du Sud algériens, avant de les céder à l'Algérie lors des négociations d'Évian en 1962. On sait aujourd'hui que le GPRA avait autorisé la France à procéder non loin de Béchar et jusqu'en 1967 à des activités militaires restées secrètes.[réf. souhaitée]
Le tracé des frontières avec les pays et territoires limitrophes est de34 :
1 601 km avec l’Algérie (tracé reconnu par la convention de 1972 entre le Maroc et l'Algérie35)
16 km avec l’Espagne : enclave de Ceuta (6,3 km) et enclave de Melilla (9,6 km) ;
1 541,4 km avec la Mauritanie36.
Climat
Article détaillé : Climat du Maroc.
Le climat au Maroc peut être divisé en sept sous-zones, déterminées par les différentes influences que subit le pays : influences océaniques, méditerranéennes, montagnardes, continentales et sahariennes.
L'Environnement
Article détaillé : Liste des écorégions du Maroc.
Géographie humaine
Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions du Maroc.
Carte des régions du Maroc.
NB : Les provinces notées 06, 07 et 11 sont partiellement ou intégralement situées au Sahara Occidental
Le Maroc compte seize régions ayant chacune à sa tête un wali, ainsi qu’un Conseil régional, représentatif des « forces vives » de la région. Ces régions ont le statut de collectivité locale37.
L’article 101 de la Constitution indique : « Elles [Les collectivités locales] élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires dans les conditions déterminées par la loi. Les gouverneurs exécutent les délibérations des assemblées provinciales, préfectorales et régionales dans les conditions déterminées par la loi. »
Les numéros de la liste ordonnée sont ceux figurant sur la carte ci-contre ; sont indiquées également entre parenthèses les codes ISO 3166-2 correspondants (toujours à deux chiffres) :
Chaouia-Ouardigha (09) ;
Doukhala-Abda (10) ;
Fès-Boulemane (05) ;
Gharb-Chrarda-Beni Hssen (02) ;
Grand Casablanca (08) ;
Guelmim-Es Smara (14) (inclut une partie du Sahara occidental, la province d’Es Smara) ;
Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra (15) (inclut une partie du Sahara occidental) ;
Marrakech-Tensift-Al Haouz (11) ;
Meknès-Tafilalet (06) ;
L'Oriental (04) ;
Oued Ed-Dahab-Lagouira (16) (situé au Sahara occidental) ;
Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (07) ;
Sous-Massa-Drâa (13) ;
Tadla-Azilal (12) ;
Tanger-Tétouan (01) ;
Taza-Al Hoceima-Taounate (03).
Villes principales
Vue sur Marrakech 1ere ville touristique du Royaume
Vue du ciel sur Casablanca capitale économique du Royaume
Agadir 1ere destination balnéaire du Royaume avec vue sur la corniche
Vue sur la vieille Médina de Fés capitale spirituelle du Royaume
Vue sur Rabat capitale administrative du Royaume
Laâyoune, plus grande ville du Sahara occidental, capitale revendiquée des provinces sahariennes du Maroc
Article détaillé : Liste de villes du Maroc.
La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays et la plus grand ville du Maroc est Casablanca.
Liste des villes ayant plus de 60 000 habitants en 200438Ville Divers Population (2004)
Casablanca Capitale économique
1ère métropole du Maroc et du Maghreb
Chef-lieu du Grand Casablanca 3 111 997
Rabat-salé Capitale du royaume
Chef-lieu du Rabat-Salé-Zemmour-Zaër
Ville impériale 1 622 860
Fès Chef-lieu du Fès-Boulemane
Capitale spirituelle
Ville impériale 946 815
Meknès Chef-lieu du Meknès-Tafilalet
Ville impériale
Capitale de l'agriculture 876 152
Marrakech Chef-lieu du Marrakech-Tensift-Al Haouz
Ville impériale
1ère ville touristique du royaume 823 154
Tanger Chef-lieu du Tanger-Tétouan
2ème ville économique
le plus grand port de commerce 669 685
Agadir Chef-lieu du Souss-Massa-Drâa
2ème ville touristique
le plus grand port de Pêche 742 130
Oujda Chef-lieu de l'Oriental
Capitale du Rai Marocain
Berceau de la Musique Aarfa
Ancêtre Alaouï et Reggada 614 053
Kénitra Chef-lieu du Gharb-Chrarda-Beni Hssen
Base aérienne américaine 581 543
Tetouan 437 773
Safi Chef-lieu du Doukhala-Abda
Important port d'exportation de sardines 394 856
Mohammedia Principal port pétrolier du pays 296 815
Laâyoune Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra 290 148
Beni Mellal Chef-lieu du Tadla-Azilal 232 691
Khouribga Capitale du phosphate 210 082
El Jadida 203 863
Taza Chef-lieu Taza-Al Hoceima-Taounate
Corridor de Taza reliant l'est à l'ouest marocain, entre l'Atlas et le Rif 196 210
Nador 2ème centre bancaire et premier pôle sidérurgique du pays 195 508
Settat Chef-lieu Chaouia-Ouardigha 144 188
Ksar el-Kébir 114 439
Larache 113 142
Khémisset 110 751
Guelmim Chef-lieu Guelmim-Es Smara 123 149
Berrechid 102 767
Berkane Capitale des Clémentines marocaines 92 000
Dakhla Chef-lieu de l'Oued Ed-Dahab - Lagouira 82 832
Taourirt 80 024
Essaouira 72 911
Ouarzazate Le Hollywood marocain 78 481
Villes du Sahara occidental contrôlées par le Maroc (provinces du Sud)39:
Laâyoune : 190 148 habitants ;
Dakhla : 72 832 habitants ;
Boujdour : 42 878 habitants ;
Smara : 43 561 habitants.
Économie
Quartier des affaires de Casablanca
Articles détaillés : Économie du Maroc et Liste d'entreprises marocaines.
La Maroc est la cinquième puissance économique d’Afrique. Il est la deuxième puissance économique maghrébine après l'Algérie. Le taux de croissance du Maroc était en 2008 d'environ 6,5 %.Indicateur En 2006 En 2007 En 2008
Produit intérieur brut en milliards de dollars US 65,64 74,41 85.21
Croissance du PIB (prix constants) 7,8 % 2,7 % 6,5 %*
PIB par habitant en dollars US 2.151* 2.422* 2.901*
Taux d'inflation 3,3 % 2 % 3,9 %*
Sources : FMI - World Economic Outlook Database40
(*) Donnée estimée (1) Banque mondiale
PIB par région
Gare de Marrakech
Centre des affaires de RabatRang Régions La part du PIB total PIB régionalisé(milliard $)/équivalent
1 Grand Casablanca 18.8% 16,709 Bahreïn
2 Sous-Massa-Drâa 12.2% 10.843 Sénégal
3 Rabat-Salé-Zemmour-Zaër 9.8% 8.710 Cambodge
4 Marrakech-Tensift-Al Haouz 8.2% 7.288 Macédoine
5 Tanger-Tétouan 7.4% 6.577 Mali
6 L'Oriental 7.1% 6.310 Malte
7 Gharb-Chrarda-Beni Hssen 6.9% 6.132 Haïti
8 Doukhala-Abda 5.4% 4.799 Nicaragua
9 Chaouia-Ouardigha 5.2% 4.621 Guinée
10 Meknès-Tafilalet 4.9% 4.355 Moldavie
11 Fès-Boulemane 4.2% 3.732 Mongolie
12 Tadla-Azilal 4.2% 3.732 Tadjikistan
13 Provinces du Sud 3.0% 2.666 Mauritanie
14 Taza-Al Hoceima-Taounate 2.7% 2.399 Togo
DEPF41
Atouts et points forts
Le Maroc dispose d'un produit intérieur brut fort au regard de la moyenne africaine. Celui-ci avoisinait en 2008 les 85,2 milliards de dollars, soit 9 % du PIB global du continent. Le Maroc est en outre appelé à consolider ce point, compte tenu de la croissance d'une moyenne de 8 % annuelle depuis l'accession au trône du souverain Mohammed VI en 1999. Cette croissance demeure néanmoins variable et volatile car tributaire des résultats des campagnes agricoles courantes. C'est toutefois cette caractéristique qui permettra sans doute au Maroc de bénéficier d'une croissance importante en 2009 au vu des singulières précipitations s'étant abattu sur le royaume durant l'hiver 2008/2009.
Le prometteur port de Tanger Med
La proximité du Maroc avec le continent européen a bénéficié à l'économie nationale dans la mesure où cette dernière a très largement profité des nombreuses délocalisations effectuées par les entreprises européennes. Depuis le début des années 2000, le Maroc a mis en place une politique fiscale attractive en matière d'offshoring, à tel point que l'OCDE plaçait en 2008 le royaume en troisième position dans la progression des emplois créés par le secteur de l’offshoring, derrière l’Estonie et la Chine42. L'exemple le plus typique en la matière est celui des centres d'appel. On peut aussi évoquer l'exemple aéronautique. Le Maroc a toujours su profiter de sa façade maritime double. Néanmoins, la construction du port de Tanger Med en 2004 a indéniablement constitué un tournant en termes de politique maritime. Construit entre la ville de Tanger et l'enclave espagnole de Ceuta, au niveau de l'embouchure de l'Oued Rmel, le port se situe à 15 km de l'Espagne continentale. En 2012 ce complexe portuaire devrait pouvoir traiter 8 millions de conteneurs, ce qui ferait de lui le plus grand port africain en termes de transport de marchandises. La zone franche adjacente devrait entre autres abriter la nouvelle usine Renault.
Malgré les récentes contre-performances consécutives à la crise financière de 2008, la Bourse de Casablanca consolide son statut de deuxième place boursière africaine derrière celle de Johannesburg et devant celle du Caire.
Chômage
Le taux de chômage au Maroc est principalement estimatif, il varie entre 9 % selon les chiffres officiels (HCP, ministère du travail) et 15 % selon des sondages indépendants. L’absence d’une prime de chômage et d’un organisme recueillant le nombre de chômeurs à une date précise ne permet pas un recensement du nombre de chômeurs effectifs. Faut-il encore préciser que les données communiquées par les sources officielles ne tiennent pas compte de la notion du sous-emploi qui touche un pourcentage important des travailleurs dans les secteurs de l’agriculture, la pêche maritime, le bâtiment, les travaux publics et le tourisme, personnes qui ne travaillent pas d’une façon permanente et stable. L’économie dite non structurée échappant à la fiscalité empêche des centaines de milliers de travailleurs d’avoir leur sécurité sociale et leur système de retraite comme c’est le cas des travailleurs dans les petites entreprises familiales ou personnelles, des gardiens de voitures, les femmes de ménages, les concierges, les vendeurs ambulants, les vendeurs sur trottoir, le commerce illégal des produits de contrebande et de cigarettes, la mendicité, le transport clandestin…). Il en est de même du travail de milliers d’enfants moins de 15 ans dans des ateliers exerçant dans les secteurs de l’artisanat, de la menuiserie, de la mécanique, de la peinture, de l’alimentation et caetera. Aussi, un nombre indéfini de « petites bonnes » poussées par leurs familles pauvres à travailler dans les ménages à moins de 500 Dirhams (50 euros) par mois, exploitées 24/24 et 7/7 et démunies de toute protection sociale. La CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) ne couvre que 3.5 millions d’affiliés sur une force de travail d’environ 12 millions de personnes en âge de travail.
La situation de l’emploi a souffert pendant les années 1970-80 d’événements internes et externes bouleversants : l’augmentation des naissances des familles marocaines, l’avènement des chocs pétroliers, la baisse de la parité du Dirham, le plan d’ajustement structurel... autant d’événements qui ont touché les équilibres financiers de l’État et par conséquent la baisse des dépenses d’investissement et de promotion de l’emploi. Les émeutes sociales des années 1981, 1984 et 1990 n’étaient pas en marge de cet ensemble d’événements successifs.
L’Europe, vue sa proximité, a constitué depuis les années 1970 une soupape pour l’absorption de la pression sociale et démographique marocaine. Plus de 3 millions de marocains, 10 % de la population, y vivent et travaillent, soit théoriquement une moyenne de 100000 personnes expatriées par an sur un période de 30 ans. Le marché de l’emploi au Maroc subit un désordre dans la répartition des revenus et un manque de contrôle de l’État, l’écart entre le salaire minimum garanti par l’État (2000 Dirhams : 200 Euros) et celui du ministre (70000 Dirhams : 7000 Euros) est exorbitant, soit 37 fois le salaire minimum. Le syndicalisme est légalisé par la constitution, mais ne joue pas un rôle important dans l’amélioration des conditions des travailleurs[réf. nécessaire]. Ses interventions sont souvent théâtrales et marquées par le caractère de chantage et de supercherie[réf. nécessaire]. La gestion aléatoire et répressive du dossier des diplômés chômeurs pendant plus de dix ans prouve l’existence d’une mauvaise gestion et un manque de visibilité du ministère de tutelle[réf. nécessaire]. Depuis l’alternance politique en 1997, l’économie marocaine s’est ouverte progressivement avec le démantèlement des droits de douanes, les privatisations, la réforme du secteur bancaire, la réforme du code de travail, la création de zones industrielles, la promotion fiscale, les grands chantiers de travaux publics et d’infrastructures… donnant ainsi un certain dynamisme au marché de l’emploi. Depuis le début du millénaire, la situation de l’emploi a connu une nette amélioration par rapport aux années 1990, mais l’offre de l’emploi n’arrive pas à couvrir toutes les catégories des demandeurs d’emploi, et ne touche pas certaines régions pauvres du royaume. La mise en place récente des agences nationales pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) ainsi que l’instauration d’une assurance maladie obligatoire (AMO) couvrant les affiliés de la CNSS et leurs familles, viennent renforcer les efforts de l’État entrepris pour l’amélioration de ce constat.
Le chanvre
Le phénomène de trafic de drogue au Maroc est d’autant plus inquiétant que le royaume est le plus grand producteur mondial de cannabis. Selon le Rapport mondial sur les drogues 2004 de l'ONU, sa culture représentait 0,57 % du PIB national en 200243.
Le chiffre le plus étonnant est celui du chiffre d’affaires du marché du haschisch qui est évalué à 10 milliards d’euros. Aussi, 88 % du kif en circulation en Europe provient du Maroc ainsi il serait le premier pays exportateur de drogue au monde[réf. nécessaire].
Le chanvre consommé en Europe est issu à hauteur de 88 % 44 de la région du Rif, une région montagneuse située dans le nord du Maroc, aux portes de l'Europe.
Le chanvre serait cultivé dans le Rif depuis le VIIe siècle, soit depuis plus d'un millénaire45.
Le kif est un mélange de cannabis et de tabac brun finement haché, et typiquement fumé avec une longue pipe à petit foyer appelée sibsi.
Tourisme
Jamea el Fna de Marrakech
Corniche d'Agadir
Oasis de Figuig
Le Maroc a accueilli en 2008 un total de 8 millions de touristes, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, générant quelque 115 milliards de dirhams de recettes (+16%), selon le ministère du tourisme marocain qui a publié comme dessus, des statistiques et des chiffres officiels pour l'année 200846 :
Les principaux indicateurs touristiques en 2008:
Arrivées aux postes frontières : 7 878 639 de touristes
Nuitées dans les établissements classés : 16 461 517 nuitées
Capacité d'hébergement (en lits) : 152 936 lits
Taux d'occupation des chambres : 45 pour cent
Recettes voyages (en Dirham MOR) : 56 598 Milliards MAD
La ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2008, la ville possédait une capacité d’hébergement équivalente à 44 394 lits devant Agadir avec 28 605 lits et Casablanca avec 12 762 lits. Le Maroc est actuellement le 2e pays le plus touristique d'Afrique.
Et voici la capacité d'hébergement classée (en termes de lits) en 2008:47
Marrakech : 44 394 lits
Agadir : 28 605 lits
Casablanca : 12 762 lits
Tanger : 7 431 lits
Fès : 7 224 lits
Ouarzazate : 7 006 lits
Rabat : 4 812 lits
Tétouan : 4 359 lits
Meknès : 3 139 lits
Essaouira : 3 322 lits
Autres : 29 882 lits
Total :152 936 lits
Villes impériales du Maroc
Riad du Maroc
Artisanat marocain
Transport
Autoroute cotiére au nord du Maroc
Article détaillé : Transport au Maroc.
Le Maroc comptait en 2007 68 550 kilomètres de routes dont 69 % étaient goudronnées. Le réseau routier est généralement considéré comme de qualité satisfaisante et l'un des meilleurs d'Afrique. Le PNRR2 (Programme national de routes rurales) envisage la construction de 15 500 kilomètres de routes rurales supplémentaires à l'horizon 2015 afin de faire passer le taux de désenclavement rural de 54 % à 80 % à cette même échéance48. Toutefois, 22 % des localités demeurent injoignables en véhicule et 35 % sont difficiles d'accès49.
La consolidation du réseau autoroutier est considérée comme une priorité nationale. Avec 915 km effectivement praticables, il est déjà un des plus dense en Afrique. À l'horizon 2015, il devrait compter 1 804 km et desservir les villes d'Agadir (en 2010) et Oujda (en 2011), respectivement 6e et 7e ville du pays.
Gare de Train de Casablanca Port
Le développement des infrastructures routières au Maroc devrait aussi passer par le renforcement du réseau de voies express, alternatives intéressantes aux autoroutes puisque moins coûteuses. Le réseau qui ne comporte à l'heure actuelle que 333 km de voies en service devrait être étendu à plus de 960 km d'ici 2012, permettant ainsi de relier des villes telles que Tiznit, Essaouira, Ouarzazate (via Taroudant à l'horizon 2015) ou encore Nador (avant que cette dernière ne soit reliée par Autoroute et chemin de fer à Taourirt).
A contrario, le chemin de fer a longtemps pâti au Maroc du manque de volontarisme de la part des pouvoirs publics. L’ONCF, entreprise publique chargée de l’exploitation du réseau ferroviaire marocain semble cependant avoir repris son destin en main. Les infrastructures actuelles (2 120 km au total dont 1 022 km de ligne électrifiées et 600 km en double voie, le reste étant en voie simple) devraient être augmentées de deux lignes de TGV :
la Ligne Atlantique reliant les villes de Tanger et d'Agadir via Kénitra, Rabat, Casablanca, et Marrakech et ce à l’horizon 2030 (Tanger - Marrakech sera effectif d’ici la fin 2015)
la Ligne Maghrébine reliant les villes de Rabat et Oujda en desservant l’axe Fès - Meknès (à l’horizon 2030).
Ces lignes sont financées à hauteur de 30% par l'Etat Marocain et à 50% par des crédits français50 Outre ces projets structurants, l’ONCF a procédé à l’achat de nouvelles rames et envisage de relier des villes telles que Nador et Beni Mellal.
Le transport aérien marocain a connu un véritable boom. Le Maroc compte désormais 25 aéroports et l’aéroport Mohammed V était en 2008 le 3e aéroport africain en termes de trafic.
Aéroport Mohamed V de Casablanca
Le trafic international a bondi en 2007 de plus de 17 %, ce qui représentait une des plus fortes progressions à l’échelle internationale. La Compagnie aérienne nationale, la Royal Air Maroc est à l’heure actuelle la deuxième Compagnie aérienne africaine derrière South African Airways.
En marge du groupe Royal Air Maroc, le Maroc compte trois compagnies aériennes privées que sont Jet4you (propriété à 66 % de la Royal Air Maroc et à 34 % groupe TUI) ,Air Arabia Maroc (anciennement Regional Airlines).
Liste des autoroutes du Maroc
Les projets autoroutiers
Opérateurs de télécommunications
IAM
Meditel
Wana (Inwi)
Télécommunications
En 2009 la téléphonie mobile l'emporte largement sur la téléphonie fixe qui reste réservé à une minorité (9,7 %). Le nombre d'abonnés à internet est encore faible mais en forte progression (+44% en 2008)51 :
A fin juin 2010:
Téléphonie mobile : :27,8 millions abonnés (taux de pénétration de 88,47%.)52
Téléphonie fixe : 3,682 millions dont 2,425 en mobilité restreinte (taux de pénétration de 11,69%.)53
Internet : :1,499 millions En part de marché IAM détient 53,83%, Wana (Inwi) 30,96% et Meditel 15,03%.La répartition des abonnés par mode d’accès donne l’avantage à l’accès Internet 3G qui représente 67,72% du parc global Internet suivi de l’ADSL avec 32,03%.54
Approvisionnement en eau potable et assainissement
Article détaillé : Eau potable et assainissement au Maroc.
L'accès à l'eau potable et, dans une moindre mesure, à l'assainissement (évacuation des excrétas) a augmenté de manière importante depuis 1990. La distribution d'eau potable est déléguée à des opérateurs privés dans plusieurs villes su pays notamment Casablanca, Mohammédia, Rabat, Salé, Témara, Bouznika, Tanger, Tétouan..., tandis qu'elle est encore assurée par des régies municipales dans 13 autres villes et par l'Office national de l'eau potable (ONEP) dans 500 communes intermédiaires et rurales. L'ONEP assure également la production d'eau qui est revendue aux régies et opérateurs privés ainsi que l'assainissement dans une soixantaine de communes.
Politique
Articles détaillés : Politique du Maroc et Liste des partis politiques au Maroc.
Le roi Mohammed VI
Le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Sa constitution est celle proclamée en décembre 1962 par Hassan II.
Elle a été modifiée et enrichie à 4 reprises en 1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points.
En effet, l’essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement.
Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la chambre des représentants composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la chambre des conseillers qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans.
La justice est le troisième pouvoir. Ce pouvoir en forte mutation depuis quelques années, grâce à la création de nouvelles juridictions spécialisées (tribunaux administratifs, tribunaux de commerce).
Droit des femmes
Articles connexes : Droits de l'homme au Maroc et Moudawana.
Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des réformes sur la condition de la femme ont été accomplies. Suite aux luttes du mouvement féminin et du mouvement démocratique et malgré la farouche résistance opposée par le mouvement intégriste et les conservateurs. Le roi Mohammed VI a joué un rôle d’arbitre en sa qualité de commandeur des croyants qui lui est conféré par la constitution marocaine. Il constitua une commission consultative royale qu’il a chargé de répondre aux attentes des militantes féminines qui avaient dénoncé toutes les injustices endurées par les femmes marocaines. Après des concertations avec toutes les parties concernées qui ont duré près de trente mois, c’est le roi qui a tranché en présentant devant le parlement, le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté, amendé et adopté à l’unanimité par toutes les forces représentées au parlement en janvier 2004.
Le nouveau code de la famille est fondé sur l’égalité entre les sexes et abolit la tutelle exercée sur les femmes. La notion de « chef de famille » est abolie et remplacée par la co-responsabilité entre les époux.
Le mariage d’une jeune femme n'était possible qu'en présence de son père en tant que tuteur, seules les filles ayant perdu leur père pouvaient se marier sans tutelle : désormais, une femme peut se marier en toute liberté que son père soit vivant ou décédé. L’âge légal de mariage pour la jeune femme a été revu à la hausse : il est maintenant de dix-huit ans pour les filles et les garçons au lieu de quinze ans auparavant pour les filles. Enfin, et cela représente une grande avancée, la femme mariée a le droit d’obtenir le divorce de son mari sans être obligée comme c’était le cas auparavant de fournir des preuves et des témoignages pour justifier les raisons de sa demande.
En 2006, un nouveau chapitre ajouté au code de la Famille, rend possible pour la mère marocaine de transmettre la nationalité marocaine de plein droit et automatiquement à ses enfants nés de père étranger, dans le cadre d'un mariage.
Le mariage de la marocaine musulmane n’est légal qu'avec un époux musulman, et un marocain musulman ne peut se marier avec une non-musulmane, sauf si sa religion est monothéiste.
Les marocains de confession juive sont soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain55.
En 2007, le pays compte un taux d’analphabétisme à l’échelle nationale de 45,3 % http://hdrstats.undp.org/2008/countries/country_fact_sheets/cty_fs_MAR.html56 plus élevé chez les femmes et en milieu rural. Le taux d’activité s’élève à 86,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes57.
Organisations internationales et régionales
Le Maroc est membre fondateur :
de l’Organisation de l'unité africaine (OUA devenue Union africaine) mais s’en est retiré en 1984 pour protester contre l’admission de la "République arabe sahraouie démocratique"58 ;
du comité Al Qods dont la présidence est assurée par le roi marocain.
À l'échelle régionale, le Maroc est également membre de l'Union du Maghreb Arabe, qui réunit au sein d'une même entité régionale les pays du Maghreb tel qu'on le conçoit traditionnellement (Maroc, Algérie et Tunisie) ainsi que la Libye et la Mauritanie. Fondée à Marrakech en 1989, l'Union du Maghreb arabe a dû revoir au fil des années ses ambitions à la baisse au vu des dissensions persistantes qui existent entre les deux principales puissances régionales, à savoir le Royaume du Maroc et l'Algérie. Le siège actuel de l'organisation se trouve à Rabat.
Le Maroc est également membre de l'Union pour la Méditerranée fondée à Paris le 13 juillet 2008. Le royaume a en outre fait savoir dans un premier temps qu'il comptait abriter le siège de l'UPM. Rabat (ou Tanger pour certains) en donc en lice aux côtés de La Valette, Marseille, Barcelone et Tunis.
Le Maroc fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l’Organisation des Nations unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale du commerce et entretient des liens étroits avec L'Organisation de coopération et de développement économiques et l'OTAN
Rangs internationaux
L’indice de développement humain du Maroc en 2008(0,706, catégorie « moyen ») le classe à la 127e place.
Standard & Poor's (S&P) a revu à la hausse la cote financière du Maroc en haussant la note de sa dette de BB à BB+ en 2005, et depuis le 23 mars 2010, Standard & Poor's a rehaussé la note du Maroc du crédit souverain de la dette à long terme en devises de « BB+ » à « BBB- » et de la dette en monnaie locale à long terme de « BBB » à « BBB+ » avec des perspectives stables. Attribuant ainsi au Maroc la note « Investment grade »59, alors que Fitch Ratings a attribué le 19 avril 2007 l’Investment grade au Royaume du Maroc. Selon cette agence, la cote attribuée au Maroc reflète les progrès remarquables accomplis aussi bien sur le plan politique, économique que social au cours des dernières années, ce qui s’est traduit par des améliorations sensibles du niveau de vie.
Défis du Maroc du XXIe siècle
Intégrité territoriale
Espace géographique communément revendiqué par les tenants de la thèse du Grand Maroc au vu de la carte de l'Empire du Maroc avant la colonisation Franco-Espagnole
Articles détaillés : Histoire du Sahara occidental, La Marche Verte et frontière entre l'Algérie et le Maroc.
Les différends territoriaux entre le Maroc et deux de ses voisins, l’Algérie et l’Espagne, sont nombreux et sont le résultat direct de la décolonisation franco-espagnole.
Le Maroc revendique et contrôle majoritairement le Sahara occidental, mais sa souveraineté sur ce territoire n'est pas reconnue internationalement. Il y est confronté à un mouvement indépendantiste, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie.
Certains pays soutiennent les revendications du Maroc, d'autres celles du Polisario (mouvement séparatiste d'obédience marxiste[réf. nécessaire]), cependant la plupart ne prennent pas parti60,61,62.
Le Maroc réclame toutes les positions espagnoles ou Plazas de soberanía sur ses côtes nord : Ceuta, Melilla, îles Chafarinas, l’île Alborán et l'îlot Leila63.
La frontière entre l'Algérie et le Maroc, dont le tracé a été fixé en 1972 par une convention64 (ratifiée en 1992 seulement par le Maroc) reste un sujet de disputes65 [réf. nécessaire]; la frontière terrestre reste fermée à tout trafic depuis 199466.
Terrorisme
Le Maroc est confronté depuis plusieurs années au terrorisme, malgré une présence accrue des autorités sur le terrain de la lutte anti-terroriste : l’une des principales cellules islamistes est le Groupe islamique des combattants marocains (GICM). Les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 morts67 et une centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux islamistes marocains ont été condamnés à mort67 par le tribunal anti-terroriste de Salé pour « préparation d'actes terroristes au Maroc ».
En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi Moumen et trois autres dans le quartier El Farah le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors de la deuxième explosion, un a succombé à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital, l’autre a eu des blessures moins lourdes et a survécu68.
Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s’est fait exploser devant le Centre américain de langue, alors qu’un autre s'est fait exploser quelques secondes après à une centaine de mètres de lui. Ces explosions n’ont fait aucun mort sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi dans la journée à arrêter le chef de la cellule terroriste ainsi que son adjoint, et a pu localiser leur laboratoire où ils fabriquaient les explosifs69.
Les attentats de 2007 ont été perpétrés à l'aide d'explosifs artisanaux de très faible puissance. Aucun lien entre ces derniers attentats et le terrorisme islamique international n'a pu être établi de façon certaine, contrairement aux attentats de 2003.
Démographie
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Populations données en milliers d’habitants.
Article détaillé : Démographie du Maroc.
Le Maroc compte environ 31 millions d'habitants. Le pays a connu tout au long du XXe siècle une forte croissance démographique qui a multiplié par 6 sa population depuis 1912. Durant la même période la proportion de citadins a augmenté constamment atteignant 55 % en 2005 : le pays compte aujourd'hui une trentaine de villes de plus de 100 000 habitants (alors qu'il n'en existait aucune un siècle auparavant ; trois agglomérations comptent plus d'un million d'habitants : Casablanca, Rabat-Salé et Fès70.
Le Maroc est un des premiers pays d'Afrique après la Tunisie et l'Algérie à avoir entamé sa transition démographique : l'indice de fécondité synthétique a chuté de 7,2 à 2,5 entre 1962 et 2004.70.
Évolution démographiqueAnnée 1912 1936 1952 1960 1971 1982 1994 2004
Population totale 5 7 9,1 11,6 15,4 20,4 26,1 29,9
Population urbaine 0,4 1,4 2,4 3,4 5,4 8,7 13,4 16,5
Pourcentage 8 % 20 % 26 % 29 % 35 % 43 % 51 % 55 %
Source 200570
La plupart des Marocains sont berbères et musulmans sunnites de rite malékite. De récentes études montrent cependant que si dans leur majorité les Marocains sont de souche amazigh71, aujourd’hui les berbérophones sont estimés à environ 40 %72 de la population. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du VIIe siècle mais l’installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.
La comparaison de l’apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l’arabisation et l’islamisation73. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l’expulsion des Andalous et des Morisques d'Espagne, ce qui amplifia le processus d’arabisation notamment dans le nord du pays.
Enfin la traite des Noirs, commencée au VIIIe siècle, ne s’acheva qu’avec la colonisation au XXe siècle et contribua de manière non négligeable[réf. nécessaire] au métissage de la population. Après la création de l’État d’Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd’hui il reste environ 3 000 juifs au Maroc74.
La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des Français et des Espagnols, principal vecteur du développement du Maroc. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.
Quelques statistiques sur la démographie du Maroc :
population : 34 957 175 habitants75 :
population citadine : 19 463 634 soit 55,1 % de la population totale,
population rurale : 15 428 074 ruraux ;
densité : 47,51 hab./km² ;
espérance de vie moyenne : 71,22 ans (en 2007)76
espérance de vie des hommes : 70,88 ans (en 2007) ;
espérance de vie des femmes : 74,67 ans (en 2007) ;
taux de croissance de la population : 1,528 % (en 2007) ;
taux de natalité : 29,64 ‰ (en 2007)77 ;
taux de mortalité : 3,54 ‰ (en 2007) ;
taux de mortalité infantile : 21,85 ‰ (en 2007) ;
taux de fécondité synthétique : 2,5 enfants/femme en (2008) ;
taux de migration : - 0,82 ‰ (en 2007).
Religion
Mosquée Hassan II de Casablanca
Articles détaillés : Religion au Maroc et Juifs du Maroc.
La religion la plus représentée est l’islam, qui regroupe 98,7 % des croyants. Le judaïsme et le christianisme (ce dernier reste principalement représenté par les résidents européens) suivent avec respectivement 0,2 % et 1,1 %78. Le Maroc est aussi le pays arabe ayant le plus de juifs, on en comptait environ 280 000, aujourd'hui environ 1 000 000 de juifs d'origine et de souche marocaine vivent en Israël.
Langues
Arabe
La langue officielle du Maroc est l’arabe3, ou arabe littéral.
Darija
Le dialecte arabe du Maroc est la darija ou arabe marocain, langue maternelle des Marocains arabophones (environ 60 % de la population72), couramment parlée dans la rue et la vie quotidienne et pratiquée également par les berbérophones dans leur grande majorité.
Tamazight (berbère)
Signalisation bilingue à Nador, en tifinagh, apparue le 29 avril 2003
Environ 40 %72 de la population parle le berbère ou tamazight. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes79, le rifain au nord, le chleuh ou tachelhit au sud et le tamazight tout court (ou braber) au centre du pays80.
Le tamazight n'est pas reconnu comme langue officielle, cependant le 17 octobre 2001 le roi Mohammed VI a créé l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM)81, régi par le dahir royal no 1-01-299 et qui a pour vocation de donner avis « sur les mesures de nature à sauvegarder et à promouvoir la langue et la culture amazighes dans toutes ses formes et expressions ».
Français et autres langues
Le français, bien qu'il ne soit pas langue officielle, reste la langue de travail de beaucoup de ministères marocains et est la langue officieuse des domaines comme l'économie, les études supérieures scientifiques et techniques, entre autres. Il est enseigné dans les écoles primaires, collèges et lycées, dans toutes les universités et dans les écoles supérieures. De plus, un phénomène nouveau semble prendre forme, à savoir que nombre de marocains en milieu urbain élèvent leurs enfants en français afin de leur donner un atout pour leur vie professionnelle.82
L'espagnol reste pratiqué dans le nord du pays et dans le Sahara, du fait de l'ancienne présence espagnole. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd’hui, mais l’apprentissage de l’anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes Marocains en plus de l’italien et de l’allemand.
Éducation
École Mohammadia d'ingénieurs, Rabat
Article détaillé : Éducation au Maroc.
L'école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l'État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont à l'école. Le taux d'analphabétisation dans le pays est de 37 %. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants et deux universités payantes (Alakhawayn et Université internationale de Rabat). Le Maroc compte aussi un grand nombre de grandes écoles telles que l'École Mohammadia d'ingénieurs, l'Institut national de statistique et d'économie appliquée, l'École nationale d'industrie minérale, l'École Hassania des travaux publics, l'ISCAE, les ENCG,….
Émigration
Article détaillé : diaspora marocaine.
Immigration
Il existe au Maroc une importante communauté algérienne issue notamment des vagues d'exil datant de la période coloniale (ces vagues concernent aussi la Tunisie). Le Maroc accueillait, également, en 2007 une communauté d'expatriés Français de l'ordre de 120 644 individus83. Enfin, les divers protocoles d'accords culturels signés avec de nombreux pays africains et portant notamment sur l'octroi de bourses d'étude ont permis au Maroc d'accueillir en 2007 une communauté de 9500 étudiants subsahariens (chiffre représentant 70 % de l'ensemble de la communauté estudiantine étrangère)84.
Armée et police
Les différents corps d'autorité ayant un pouvoir de police sont la Direction générale de sûreté nationale (DGSN — police urbaine à statut civil), la gendarmerie royale (police rurale à statut militaire), les forces auxiliaires (garde nationale et territoriale — rurale, urbaine, aux frontières — à statut militaire), la DAG Direction des affaires générales (police préfectorale et provinciale, avec contrôle administratif et territorial par les moqqademns, chioukhs, caïds, préfets, walis), la Douane (police fiscale), la protection civile marocaine (sapeurs-pompiers de protection), la brigade des eaux et forêts (police des eaux et forêts).
Dans ces différents corps, seules la protection civile, la DAG, et la Brigade des eaux forêts ne sont pas armés. Certains corps sont régis comme paramilitaires (Gendarmerie royale, forces auxiliaires, protection civile).
La fonction d'autorité est attribuée à tous ces différents corps. La fonction de police est attribuée à la DGSN, la Gendarmerie royale, les F.A, et la D.A.G. Quant à la fonction militaire de défense , elle est attribuée aux F.A.R, aux F.A, et à la Gendarmerie.
Les armées marocaines se composent de :
Une armée régulière (F.A.R. : Forces armées royales) professionnelle de 256 000 hommes dépendant de l'administration de la défense nationale (ADN)
Une garde nationale nommée Forces auxiliaires (FA) de 45 000 militaires (qui dépendent du ministère de l'intérieur)
Une réserve de 250 000 militaires réservistes.
Soit 301 000 militaires professionnels et 250 000 militaires réservistes, au total environ 550 000 soldats.
Selon ces chiffres, en nombre de soldats l'armée marocaine est la deuxième armée d'Afrique derrière l'armée égyptienne, et la 21e armée au monde (juste derrière la France).
Forces armées royales
Les Forces armées royales (FAR) sont un ensemble de 5 armes dépendant de l'administration de la défense nationale. Le roi du Maroc porte le titre de « chef suprême et chef d’état-major général des Forces armées royales ». Les Forces armées royales ont été créées le 14 mars 1956, à la fin du régime du Protectorat (la Marine royale a seulement été fondée en 1960[2]).
Elles ont combattu lors de la guerre des sables en 1963, puis sur le front du Golan en 1973 (voir Guerre du Kippour#Contribution d'autres pays), contribué à sauver le régime zaïrois en 1977 lors des guerres du Shaba, se sont illustrées lors des affrontements avec le Polisario pour le contrôle du Sahara occidental, elles surveillent le mur marocain et ont participé en 1991 à la guerre du golfe. Elles sont également intervenues en Somalie en 1993 et au Kosovo en 1999.
Le 14 juillet 1999, les Forces armées royales ont défilé sur les Champs-Élysées représentées par la garde royale marocaine, ce qui était alors exceptionnel pour une armée non française, à l'invitation du président de la République française de l'époque (Jacques Chirac)[3].
Aujourd'hui, elles participent aux missions de paix (MONUC, ONUCI, EUFOR, KFOR...) Elle est très bien entrainé et aussi considérée parmi l'une des meilleures armées africaines. De nombreux généraux mais aussi officiers et sous-officiers africains sont formés à l'école militaire de Rabat où l'ancien souverain Hassan II été formé.
Composition
Les FAR sont des armées régulières et comprennent 5 armes (325 000 soldats de métier) avec :
L'Armée royale ou l'armée de terre. 175 000 hommes
La Marine royale. 42 000 hommes
Les Forces aériennes royales. 13 000 hommes
La Garde royale marocaine de 5 000 hommes
La Gendarmerie royale de 23 000 hommes
Les FAR disposent aussi d'une réserve de 250 000 militaires réservistes.
Les FAR correspondent ainsi à 256 000 militaires professionnels et 250 000 militaires réservistes, soit au total 514 000 soldats.
Garde royale
Article détaillé : Garde royale marocaine.
La Garde royale marocaine est un corps d'armée chargé de la sécurité du roi et des palais royaux. Il s'agit d'un force militaire d'élite assurant la sécurité du Roi et des installations royales (palais, ....).
Elle a aussi une fonction protocolaire. Elle est composée aujourd'hui de plus de 5000 hommes entre quatre bataillons d'infanterie et services, et deux Groupes d'escadrons à cheval.
La Garde Royale puise ses origines dans la prestigieuse garde noire qui fut créée en 1088 par l'Emir almoravide Youssef Ibn Tachfine pour assurer sa protection. Elle doit ce nom de garde noire à l'origine de ses troupes, traditionnellement recrutées aux confins méridionaux des territoires du sultan, dans la région du fleuve Sénégal et sur l'ancien territoire de l'Empire songhaï du Mali, appelé alors Soudan marocain, ainsi qu'en Guinée.
Gendarmerie royale
Article détaillé : Gendarmerie royale marocaine.
À l'indépendance du Maroc, la gendarmerie royale marocaine fut créée par le décret-loi (Dahir) du 29 avril 1957 et prit la relève de la légion de gendarmerie française du Maroc. Elle se compose aujourd'hui de 23.000 hommes. Le décret-loi reprend très largement le décret organique français du 20 mai 1903 et prolonge ainsi l'organisation, les principes d'action et les missions de l'ex-légion dissoute. Depuis octobre 1999, la gendarmerie royale est membre de l'association des polices à statut militaire (FIEP).
La gendarmerie fait partie intégrante de l'A.D.N. (Administration de la Défense Nationale), notamment en sa qualité de Police Militaire Judiciaire. Il s'agit d'une armée dans l'armée, tant cette gendarmerie concentre des pouvoirs et moyens (financiers et militaires) très importants (Gendarmerie marine, gendarmerie de l'air, gendarmerie de terre, gendarmerie de police administrative, gendarmerie de police judiciaire, gendarmerie de police militaire judiciaire, gendarmerie mobile, gendarmerie d'intervention (GIGR), gendarmerie de sécurité royale, et la fameuse élite de gendarmerie qui constitue le corps de la GARDE ROYALE). Ainsi l'on voit que la gendarmerie royale est l'élite des forces armées marocaines.
Elle est rattachée pour emploi au Roi, chef suprême et chef de l'état-major général des forces armées royales et pour administration et gestion au secrétariat général pour l'administration de la défense nationale qui reçoit délégation du Premier ministre. Elle a assure d'ailleurs la sécurité du souverain. Elle relève également :
du ministre de la justice pour l'exercice de la police judiciaire,
du ministre de l'intérieur pour l'exercice de la police administrative.
Les principes d'action sur le service de la gendarmerie royale marocaine sont contenus dans le Dahir du 14 La gendarmerie royale assure des missions de police judiciaire (à la campagne), administrative, militaire (en temps de paix ou en temps de guerre), de service d'ordre, de maintient d'ordre...
Armée de terre de la gendarmerie marocaine
Armée de l'air de la gendarmerie marocaine
Marine de la gendarmerie marocaine
Forces auxiliaires marocaines
Les Forces auxiliaires marocaines (anciens Makhzens auxiliaires), sont des forces paramilitaires qui « concourent avec les autres forces de police » et que l'on retrouve auprès des différents corps d'autorité du Maroc. Les agents des F.A. sont nommés Mkhaznis. Ils apportent renforts et soutien auprès des Forces armées royales, de la gendarmerie, de la police, de la brigade des eaux et forêts, de la Douane, de la Direction des affaires générales (DAG), et participent à la sûreté des palais royaux et à la sécurité du roi. Ils sont ainsi partout et surnommés « les yeux et oreilles du système » — du Makhzen — du fait qu'ils sont présent dans n'importe quel site, territoire, service, lieu ou établissement public (sites touristiques, mairies, annexes d'arrondissements, hôpitaux, préfectures, casernes de pompiers, casernes des F.A.R, commissariats de police, villages ruraux, communes urbaines, centres-villes, souks, douars, quartiers, postes frontières, mur de défense au Sahara, etc, etc....).
Elles ont un statut militaire, mais dépendent du ministère de l'intérieur marocain, et non pas de l'administration de la défense nationale (ADN). Cependant, même si elles dépendent théoriquement du ministère de l'intérieur, elles fonctionnent concrètement à part. Le service des F.A fonctionne sous forme d'Inspection générale (I.G.F.A Inspection générale des forces auxiliaires) et séparée en deux zones (zone nord : de Tanger à bouznika, et zone sud : de Bouznika à Lagouira). Les missions des F.A vont de la surveillance aux interventions (incendies, émeutes, guerres, ...). Les F.A disposent aussi d'un service autonome de Renseignement.
Les forces auxiliaires se composent de 45 000 hommes et sont divisées en deux parties :
le Makhzen administratif (police de sécurité publique) postée devant ou à l'intérieur des bâtiments publics (mairies, ministères, administrations, gares, aéroports, ...), dans les souks, musées, et monuments touristiques,
le Makhzen mobile (police mobile d'intervention) composé d'unités d'intervention rapide, qui vivent en famille dans les casernes et qui se déplacent constamment en groupes.
Les F.A sont l'une des 6 armes du Royaume du Maroc à côté de la Gendarmerie, l'aviation, la marine, l'armée de terre, et la garde royale. Comme armement, les forces auxiliaires possèdent des MAS 36, des AK-47, des MAG et des véhicules blindés UR 416, Panhard AML 60. Les F.A (agents du Makhzen) sont une véritable armée, qui fonctionne en temps de paix comme des policiers (Mkhaznis) au service des institutions de l'État (Makhzen).
La Sûreté Nationale
La Sûreté Nationale est un corps d'autorité et de police nationale à statut civil, agissant dans les communes urbaines et dépendant du ministère de l'intérieur. Avec près de 60 000 policiers, la sûreté nationale est divisée en plusieurs services :
la S.P : Sécurité Publique
les R.G : Renseignements Généraux (renseignement)
la P.J : Police Judiciaire
la DGST (ou DST) : Direction de surveillance du Territoire (renseignement)
les CMI : Compagnies Mobiles d'Intervention
la police scientifique
la DSR : Direction de Sécurité Royale
L'importance des services et attributions (surveillance, renseignements, contre espionnage, police judiciaire, sécurité royale) de la Sûreté Nationale font d'elle un puissant corps d'autorité, à statut civil mais rival à la Gendarmerie Royale.
Services secrets marocains
Sous la tutelle du ministère de l'intérieur
Renseignements Généraux marocains (RG)
Service autonome de renseignement des Forces Auxiliaires Marocaines (F.A)
Direction générale de la surveillance du territoire (DGST)
Direction Génénale des Affaires Intérieures (DGAI)
Sous la tutelle du ministère de la défense
Direction générale des études et de la documentation(DGED)
2ème Bureau (2B)
5ème Bureau (5B)
Service de Renseignement de la Gendarmerie Royale Marocaine
Culture
Medersa Bou Inana à Fés
Article détaillé : Culture du Maroc.
Même si la grande majorité de sa population est musulmane, le Maroc se veut un pays multiculturel de par son contact notamment avec les Phéniciens, les Romains, les Byzantins, les Vandales, les Arabes, les Français et les Espagnols85,86,87
L'état civil marocain n'autorise pas de nombreux prénoms que des parents marocains souhaitent donner à leurs enfants pour des raisons de « rupture avec l'identité marocaine »88. Alors que cette mesure concernait surtout les prénoms berbères, elle « est de plus en plus élargie aux appellations d’origine arabe, liés à l'islam ou parfois inspirés des célébrités de cinéma88. »
Artisanat
Gare de Marrakech construite selon l'artisanat marocain
Article détaillé : Artisanat marocain.
La région est très réputée par ses tapis de campagne, ses paniers et ses différents autres objets de grande utilité. Le tissage de tapis modernes et la broderie sont très prospères surtout dans les complexes artisanaux. D'autres objets de grande utilité sont fabriqués par les artisans de la région, tels que les tajines, les jarres, etc.
Caftan marocain
Article détaillé : Caftan marocain.
Les caftans du Maroc sont originaires de l'Andalousie mauresque (Al Andalus) où les élites arabo-musulmanes de l'Empire omeyyade (dont Zyriab, le père de la musique arabo-andalouse) ont apporté à partir du IXe siècle des caftans empruntés aux Perses. Entre le IXe et le XVe siècle, les émirats arabo-andalous (composés de peuples d'origines variées) ont progressivement donné aux caftans leurs touches civilisationnelles. Rappelons que l'Andalousie mauresque s'est construite en opposition ou en concurrence vis-à-vis de l'Empire Ommeyyade de Damas de même que l'Empire des Idrissides de Fez (branche Omeyyade du Maroc) vis-à-vis de l'Empire Abasside de Bagdad. Cette divergence va se traduire entre autres sur les tenues vestimentaires.
Fantasia
La célèbre fantasia marocaine
Article détaillé : Fantasia (Maghreb).
Au vu des diverses archives actuelles, il est clair que cette tradition est bien inscrite dans le patrimoine séculaire équestre marocain .
Au Maroc, pays fortement agricole et resté longtemps tribal (et cela même après l'indépendance en 1956 du pays), cette démonstration va perdurer en devenant une tradition tribale, rurale et religieuse : les tribus guerrières rurales l'associeront , avec la collaboration active de la population, aux Moussem (fête des semailles, de la moisson) et à la fête d'un saint de la tribu (ou reconnu par la tribu) et cela de façon annuelle et séculaire. La fête des saints a été instaurée au XVe siècle par les Mérinides 89
Autres lectures
Articles détaillés : Culture du Maroc et Fêtes et jours fériés au Maroc.
Articles détaillés : Langues berbères, Berbères, Zénètes, Berghouata, Sanhadja, Masmouda, Gnaoua et Peuples de la vallée du Draâ.
Médias
Articles détaillés : Média au Maroc et Censure de l'Internet au Maroc.
Le premier journal à apparaître au Maroc était un hebdomadaire anglophone appelé « Maghreb Al Aksa », en 1877. De telles publications n'étaient généralement pas disponibles dans les villes marocaines jusqu'en 1908.
Pendant le protectorat français, à partir de 1920, commença l'apparition des publications françaises comme « L'Écho du Maroc » et « La Vigie Marocaine ». Elle fut suivie par le lancement d'un groupe de presse appelé Mas, qui publia « Farmhouse » ainsi que les quotidiens « Le Petit marocain » et « L'Écho du Maroc », bien que ces derniers continuèrent à s'adresser principalement aux étrangers.
Ensuite, les nationalistes marocains tels que Mohamed Hassan El Ouazzani commencèrent leur propres publications. En 1933, ce dernier fonda « L'action du peuple », un hebdomadaire francophone. Plus tard, Abdelkhalek Torrès et Mohamed Bennouna, à Tétouan, publièrent en arabe, respectivement deux publications : « Al Salam » et « Al-Hayat ». Ces journaux donnèrent aux nationalistes une plateforme pour exprimer leurs revendications indépendantistes vis-à-vis de la France et de l'Espagne. De plus en plus de journaux étrangers furent publiés au Maroc.
Plus tard, le Maroc édita un code de la presse le 15 novembre 195890.
De nos jours
Le gouvernement marocain dispose de nombreux moyens audiovisuels comme la radio et la télévision marocaine. L'agence de presse marocaine, Maghreb Arabe Presse et un quotidien en langue arabe Al-Anbaa sont des organes officiels du gouvernement. Des organes semi-officiels sont les suivants : le quotidien Assahra Al Maghribia, le quotidien de langue française Le Matin du Sahara et du Maghreb.
Les marocains ont à leur disposition environ 2 000 publications locales ou étrangères.
Chaînes et radios
Articles détaillés : Audiovisuel au Maroc et Radio au Maroc.
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Presse
Article détaillé : Presse au Maroc.
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Gastronomie
Patisseries marocaines
Article détaillé : Cuisine marocaine.
La cuisine marocaine traditionnelle est extrêmement riche et variée, elle a une bonne place dans le classement international. Le couscous et le tajine,très connus sont considérés comme des plats traditionnels ordinaires dans cette région. Ils sont préparés à base de viande de mouton ou poisson et de légumes variés. Durant les fêtes, on mange d'autres plats typiquement marocains et plus raffinés : les pastillas (prononcé bastela), le tajine de viande au miel, aux pruneaux et amandes, le méchoui ...
Musique
Article détaillé : Musique marocaine.
La musique au Maroc est très diversifiée et se compose de quatre grands groupes ou familles de musique : la musique berbère (amazigh), la musique africaine, la musique internationale, la musique hassanie des régions du sud et la musique arabe.
Chaque groupe est lui-même constitué de sous-groupes. Ainsi la musique arabe au Maroc est-elle constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Algérie, Égypte, Liban, Syrie, etc.), la musique arabe du terroir (populaire) propre à chaque région du Maroc, généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique « classique » arabo-andalouse, elle-même composée de sous-groupes de Fès, Rabat, Tétouan, Oujda (gharnati) et le berceau de la Musique Aarfa qui est la source de plusieurs musiques comme Reggada, Allaoui, nâari.Il y a aussi le Raï de la région d’Oujda trouvant sa source à proximité de la frontière algérienne (Oran, Tlemcen, Saïda).
La musique amazigh (berbère) est, elle aussi, divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhite, tarifite, etc. Cette musique est aussi divisée en « moderne » et « traditionnelle ».
La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.
Enfin il existe une nouvelle génération de jeunes, qui crée une musique qui synthétise l’esprit marocain aux influences venues du monde entier (blues, rock, metal, reggae, rap marocain, etc.). Un des évènements les plus importants de cette scène « underground », est le Boulevard des Jeunes Musiciens qui a lieu tous les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel.
Cinéma
Article détaillé : Cinéma marocain.
Le cinéma marocain regroupe à la fois les films, téléfilms et les productions cinématographiques produites au Maroc.
À l'opposé d'autres cinémas d'Europe ou du Maghreb, l'État marocain a longtemps laissé son cinéma trouver par lui-même les moyens nécessaires à sa survie et son épanouissement national et international, créant ainsi un déséquilibre entre cinéma commercial (souvent médiocre) et cinéma esthétisant à public essentiellement élitiste. Le Protectorat français du Maroc (1912-1956) avait établi une commission de censure ayant survécu à l'indépendance. Cet organisme de règlementation s’est occupé jusqu'aux années soixante-dix surtout de contrôler la distribution des films étrangers en raison d'une production nationale encore faible comparée à celle des pays francophones voisins91. De ce fait, le Maroc a laissé le champ libre à d'autres cinémas concurrents qui se sont affirmés aisément auprès du public marocain ; aujourd'hui il doit lui faire face avec plusieurs années de retard. Il en est de même pour d'autres secteurs artistiques tel que la musique par exemple.
Récemment, la politique culturelle du pays a changé (en particulier sous l'impulsion du Festival international du film de Marrakech)et le Maroc vient de se doter d'une toute neuve industrie du film (voir ci-dessous). À ce jour, le cinéma marocain progresse et les nombreuses perspectives d'évolution semblent prometteuses ; le cinéma marocain est de plus en plus sélectionné et/ou primé dans des festivals arabes, africains et occidentaux, ce qui encourage de plus en plus de jeunes à se lancer dans une carrière dans le 7e Art (voir ci-dessous défis et atouts du cinéma marocain). Ce progrès sert également de référence au cinéma africain moribond.
Littérature
Article détaillé : Littérature marocaine.
Sport
Article détaillé : Sport au Maroc.
Le Maroc s’illustre dans de nombreux sports au niveau continental et mondial et constitue la locomotive du développement du sport du continent africain et du monde arabe. À titre d’exemple, l’augmentation à cinq du nombre de pays africains à représenter l’Afrique au mondial du football grâce aux bonnes prestations que le Maroc a réalisées ces 3 dernières décennies dans le football et également dans d'autres compétitions internationales telles que l’athlétisme, la motomarine, le taekwondo, la boxe thaïe, etc. Voici quelques sportifs et équipes ayant marqué le sport marocain :
L'athlétisme :
Hicham El Guerrouj est double médaillé d’or des Jeux olympiques de 2004 sur 1 500 m et 5 000 m et détenteur du record du monde du 1 500 m en 3'26"00.
Said Aouita a réussi à battre les records du monde du 1 500 m et du 5 000 m en 1985. Il détient encore le record olympique sur 5 000 m en 12'58"39.
Nawal El Moutawakel, la première femme arabe et africaine à se hisser à ce niveau de compétition et par la même occasion casser tous les tabous dans les pays émergents.
Khalid Skah, Nezha Bidouane, Hasna Benhassi et Jaouad Gharib se sont aussi illustrés dans des courses de fond ou de demi-fond.
Le football, le sport national par excellence :
La sélection nationale s’est qualifiée pour les coupes du monde de football de 1970, de 1986 et s’est qualifiée aux huitièmes de finales et devient le premier pays arabe et africain à atteindre ce stade de compétition, puis 1994 et enfin celle de 1998. Elle a gagné la Coupe d'Afrique des nations de football 1976 en tant que premier pays maghrébin et a fini finaliste de l’édition de 2004.
L’équipe de football juniors a été classée 4e au dernier mondial organisé aux Pays-Bas
L’équipe olympique de football s'est qualifiée plus de six fois aux Jeux olympiques
Le Raja de Casablanca qui a été le premier club arabe et africain à se qualifier à la coupe du monde des clubs, le Wydad de Casablanca, les FAR de Rabat et le KACM de Marrakech, ont gagné à plusieurs reprises des compétitions continentales et régionales tels que la Ligue des Champions de la CAF et arabes, la Coupe de la CAF (anciennement Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe), la Supercoupe d'Afrique, la Coupe afro-asiatique de football (abandonnée après la création du Coupe du monde des clubs)
Le tennis :
Younès El Aynaoui est quart de finaliste de l'Open d'Australie en 2000 et 2003 puis à l'US Open en 2002, 2003. Son meilleur classement est de 1er mondial pendant une semaine, après sa victoire au tournoi de Doha.
Hicham Arazi a été classé 22e meilleur joueur mondial le 5 novembre 2001 tandis que Karim Alami a été 25e le 15 mai 2000.
Les sports de combat :
Mustapha Lakhsem est un des plus grands champions du monde au kickboxing et full-contact et il est 8 fois champion du monde.
Badr Hari (né le 8 décembre 1984) est un Kickboxeur marocain de K-1
Said Aouita, athlète marocain, ancien détenteur des records du monde du 1 500 m, 2 000 m, 3 000 m et 5 000 m.
Nawal El Moutawakel, 1re femme arabe, africaine et musulmane à remporter une médaille d'or aux Jeux olympiques.
Hicham El Guerrouj, double champion olympique et quadruple champion du monde.
Hicham Arazi, tennisman marocain, surnommé le péon des courts.
Younès El Aynaoui, tennisman marocain, classé 14e mondialement en 2003.
Badr Hari, kickboxeur marocain de K-1.
Marouane Chamakh, Footballeur marocain d'Arsenal.
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Monuments et lieux remarquables Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Le mausolée de Mohammed V
La mosquée Hassan II
Les tours Twin Center à Casablanca
La Kasbah des Oudaïa
La tour Hassan
Bab Bou Jeloud à Fès
Palais royal à Tétouan
Bab Mansour el Aleuj
Jamaa El Fna
Porte d'Anfa à Casablanca
Bab Agnou à Marrakech
La Ménara
Parc de la Ligue arabe à Casablanca
La mosquée Koutoubia
Vallée de l’Imlil
Rues d’Asilah
Rues de Chefchaouen
Paysage à proximité de Ouarzazate
Les cascades d’Ouzoud
Médina d’El Jadida
Vol en montgolfière à Marrakech
Marina de salé
Codes
Le Maroc a pour codes :
CN, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs ;
GM, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports ;
MA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 ;
MA, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;
MAR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;
MAR, selon la liste des codes pays du CIO ;
MAR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3 ;
MO, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2.
Notes et références
↑ http://incubator.wikimedia.org/wiki/Wp/shi/Am%E1%B9%9B%E1%B9%9Buk wikipedia tachelḥit
↑ http://incubator.wikimedia.org/wiki/Wp/rif/Am%E1%B9%9B%E1%B9%9Buk
↑ a et b « Le Royaume du Maroc, État musulman souverain, dont la langue officielle est l’arabe, constitue une partie du Grand Maghreb Arabe. » comme l’indique la Constitution marocaine [archive]. Autres langues : arabe marocain ou darija (langue couramment parlée) ; berbère ou tamazight — ⵜⴰⵎⴰⵥⵉⵖⵜ en tifinagh ; français (certaines administrations, matières enseignées, et dans les affaires) ; espagnol dans la zone nord du pays.
↑ L'horloge de la population du Haut Commissariat au Plan (HCP) [archive]
↑ http://hdrstats.undp.org/2008/countries/country_fact_sheets/cty_fs_MAR.html [archive]
↑ Résultats du dernier recensement au Maroc [archive] (2004)
↑ http://www.rfi.fr/actufr/articles/106/article_73438.asp [archive]
↑ http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=113309 [archive]
↑ http://www.bladi.net/le-maroc-designe-au-nombre-des-allies-majeurs-des-usa.html [archive]
↑ http://www.universalis.fr/corpus2-encyclopedie/117/0/Z030018/encyclopedie/MOUVEMENT_ALMORAVIDE.htm [archive]
↑ http://membres.multimania.fr/tawizaneghmis/Tawiza66/Boughanem.htm [archive]
↑ Méditerranée N°4, 1986, p. 21 ff, M.B. Lagdim Soussi: "Les rapports de Marrakech avec le monde rural dans le domaine de l'artisanat"
↑ ainsi nommé car c'est le pays le plus occidental du monde arabe
↑ Ensemble des pays occidentaux du monde arabe, par opposition au Machrek.
↑ http://books.google.fr/books?id=QTg65S8luoEC&printsec=frontcover&dq=Maroc++Par+Samuel+Pickens,+Fran%C3%A7oise+Peuriot,+Philippe+Ploquin&lr=&as_brr=3#v=onepage&q=&f=false [archive]
↑ Raynal, J-P. et Texier, J-P. (1989) - « Découverte d'Acheuléen ancien dans la carrière Thomas 1 à Casablanca et prolème de l'ancienneté de la présence humaine au Maroc », Compte Rendu de l'Académie des Sciences, Paris, t. 308, série II, pp. 1743-1749.
↑ Wrinn, P.J. et Rink, W.J. (2003) - « ESR dating of tooth enamel from Aterian levels at Mugharet el ‘Aliya (Tangier, Morocco) », Journal of Archaeological Science, 30, pp. 123-133.
↑ Debénath, A., Raynal, J-P., Roche, J., Texier, P-J. et Ferembach, D. (1986) - « Stratigraphie, habitat, typologie et devenir de l'Atérien marocain : données récentes », L'Anthropologie, t. 90, n° 2, pp. 233-246.
↑ Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale De Ibn Khaldūn, William MacGuckin [archive]
↑ a et b Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
↑ Histoire des berbères, Ibn Khaldoun
↑ Voir La Berbérie et L'Islam et la France par Eugène Guernier, tome 1, édition de l'union française, 1950
↑ Ministère du Habous et des affaires islamiques, Maroc [archive]
↑ Ibn Khaldoun, Histoire des berbères
↑ http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_860/html_860/quand.html [archive]
↑ http://fr.encarta.msn.com/encnet/refpages/RefArticle.aspx?refid=761588662 [archive]
↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, édition Berti, Alger, 2003, p 1181
↑ arabe : as-saʿadiūn, السعديون, Les Saadiens
↑ Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Ed. P.U.F., (ISBN 978-2130-545361), p. 715, article Saadiens et Dynastie des Hasanides [archive] Les Sa`dides
↑ [1] [archive]
↑ [2] [archive]
↑ [3] [archive]
↑ http://www.linternaute.com/histoire/pays/evenement/36765/1/a/53136/la_conference_d_algesiras.shtml [archive]
↑ Source : Morocco, CIA World Factbook, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/mo.html [archive], consulté le 29 janvier 2008
↑ Texte de la convention de 1972 : http://untreaty.un.org/unts/144078_158780/1/6/10334.pdf [archive]
↑ http://www.lesannuaires.com/mesure-distance.htm [archive]
↑ Conformément à l’article 100 de la Constitution
↑ Les villes les plus grandes avec des statistiques de la population du Maroc [archive] sur World Gazetteer
↑ Les villes les plus grandes avec des statistiques de la population du Sahara occidental [archive] sur World Gazetteer
↑
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